«Il a été le plus fiable toute la saison et, en plus, c'est le gars qui possède le bras le plus en caoutchouc dans l'enclos», disait Scalabrini à propos du releveur canadien qui n'a jamais cessé de l'épater au cours du calendrier régulier.
Le costaud droitier a conservé une fiche de 6-0 et une moyenne de points mérités de 1,53 en 31 présences sur le monticule. Contre lui, les frappeurs adverses n'ont affiché qu'une moyenne de ,227. Plusieurs estiment qu'il a été la recrue ayant eu le plus d'impact dans l'équipe en 2011.
«Il a été notre releveur le plus régulier, il a répondu dans toutes les situations. Si je dois l'utiliser à tous les matchs, en finale, je vais le faire sans aucune crainte», ajoutait le gérant, qui a permis à Duda de compléter son sauvetage de deux manches lors du dernier match de la demi-finale contre Brockton, et ce, même s'il venait d'accorder un circuit pour réduire l'écart à 3-2.
Le principal intéressé ne demande pas mieux que d'être utilisé le plus souvent possible. «Comme releveur, on veut lancer tous les jours, je prends soin de mon bras pour cela. Je vais répondre à l'appel, peu importe quand Pat m'utilisera. Nous sommes en finale, tout ce qui compte, c'est la victoire», expliquait celui dont le contrat a été acheté par les Capitales après la dissolution des Seals de Victoria, dans la ligue Golden.
Le natif de Surrey, en Colombie-Britannique, a adoré son séjour à Québec. «J'ai passé un bel été avec les Capitales, mais ce n'est pas fini, on doit conclure cela de la bonne manière», indiquait-il.
L'embarras du choix
Duda ne devrait cependant pas être le seul releveur à voir de l'action parce que le gérant avait l'intention de jouer aux échecs avec son homologue dans les dernières manches, selon les frappeurs qui se présenteront au bâton.
«J'ai deux releveurs gauchers [Dexter Bobo et Jean-François Ricard] et plusieurs droitiers. Si je le veux, je peux me servir d'un gaucher contre un seul frappeur. Je peux même le faire deux fois par match», soulignait Scalabrini.
Il citait en exemple le premier-but Kris Sanchez, des Jackals, qui n'a frappé que pour ,143 contre les gauchers en 2011, ne réussissant même pas un coup sûr de plus d'un but. «La preuve qu'il en arrache, c'est qu'il n'a même pas joué dans le troisième match contre le gaucher de Pittsfield. Si l'occasion se présentait, c'est sûr qu'on songerait fortement à lui envoyer un gaucher dans les pattes. À l'inverse, un vétéran comme [D'Angelo] Jimenez est meilleur contre les gauchers, alors...»