«C'est pour ça qu'il m'est aussi difficile de prendre ma retraite», blague le voltigeur de 34 ans, qui patrouille dans le champ centre de l'équipe québécoise sans interruption depuis son arrivée en ville, en 2004.
En fait, le numéro 16 n'a raté les séries qu'une seule fois avec les Capitales, soit en 2007. Selon lui, la recette du succès n'est pas seulement dans le rendement des joueurs sur le terrain, mais aussi dans les principes de recrutement qui guident les gérants depuis plusieurs années.
«Lorsqu'on y pense, une sixième finale en sept ans, c'est vraiment exceptionnel, et ce, peu importe la ligue dans laquelle tu évolues. Les Capitales ont eu la chance de profiter d'un visionnaire comme Michel [Laplante], et aujourd'hui, c'est au tour de Patrick [Scalabrini] d'avoir une approche semblable. Lorsqu'il recrute un joueur, ce n'est pas juste à cause de ses statistiques; chaque individu doit bien s'inclure dans le portrait global de l'équipe», expliquait le vétéran.
Bonne camaraderie
Tomlinson, c'est un peu la conscience tranquille du vestiaire, le joueur d'expérience qui fait son boulot sans dire un mot, le grand frère qui s'assure que tout le monde se respecte à l'intérieur de l'équipe.
«La camaraderie y est pour quelque chose dans nos succès. On sait comment se joue le baseball, mais en plus, on en retire un plaisir fou. Nous avons réussi à installer une tradition, à Québec, non pas seulement en termes de résultat, mais surtout au niveau de l'attitude. Ce n'est pas difficile pour un nouveau de se sentir à l'aise rapidement dans notre équipe, c'est un peu notre force», ajoutait celui qui aurait pu citer le Rox de Brockton en exemple, un club où chacun jouait pour soi.
L'ancien choix de quatrième ronde des Royals de Kansas en 1997 connaît des séries du tonnerre, en 2011. Il mène l'équipe pour le nombre de points produits avec cinq, à égalité avec le receveur Patrick D'Aoust. Il frappe aussi dans une moyenne de ,385, lui a qui bouclé la saison à ,242.
«Ce qui explique notre présence en finale, c'est qu'on a le meilleur personnel de lanceurs et la meilleure défensive de la ligue. Et tous et chacun, on travaille dans un but commun : gagner», estimait-il.
Le sage de 34 ans y allait d'une dernière démonstration de cette chaîne où tous les maillons sont importants : «Parfois, un joueur réalise un jeu brillant ou frappera un coup important qui nous permettra de l'emporter; le lendemain, quelqu'un commettra une erreur. Mais que l'on gagne ou que l'on perde, on le fait en équipe. Notre force, elle est là . À Brockton, ils avaient trois joueurs au sein de l'équipe d'étoiles de la ligue, nous n'en avions qu'un seul [Bryan Rembisz], mais nous avions une ambiance plus positive dans la chambre.»