Les Capitales n'auront eu besoin que de trois matchs pour achever leurs adversaires. Ils rentrent à Québec, aujourd'hui, dans l'attente de connaître le vainqueur de l'autre série. Si la tendance se maintient, la finale devrait commencer au New Jersey, mardi, puisque les Jackals mènent par 2-0 la demi-finale qui les oppose aux Colonials de Pittsfield.
Les Capitales participeront donc à leur quatrième finale de suite et à une sixième au cours des sept dernières saisons. Ils ont inscrit leur nom sur le trophée Arthur E. Ford à trois reprises, soit en 2006, en 2009 et en 2010.
«On retourne en finale, et ce que j'ai aimé après le match, ce fut la réaction des gars. Ils étaient heureux, mais personne ne sautait de joie. On s'est mis dans une position pour avoir la chance de gagner le championnat, c'est ce qu'on voulait», confiait le gérant Patrick Scalabrini.
Vendredi, les siens ont été productifs après deux retraits, créant l'égalité 1-1 en deuxième sur un double de Seth Henry et en prenant les devants 2-1 en quatrième sur un simple de Goefrey Tomlinson. Ils ont ajouté le point victorieux sur un mauvais lancer.
«On voulait faire des points rapidement pour qu'ils cessent d'y croire. La confiance est importante en séries, ça peut partir d'un bord à tout moment et on ne tenait pas à étirer cela à cinq matchs. Ce n'était pas important pour moi de les battre en trois, mais je pensais que ce serait plus difficile. On n'a donné que quatre points contre la meilleure attaque de la ligue. Je pense qu'on a gagné la série, ce n'est pas le Rox qui l'a perdue», résumait le gérant.
Mariotti égal à lui-même
Le partant John Mariotti a affiché son rythme habituel, limitant son nombre de lancers en forçant l'adversaire à frapper des roulants à l'avant-champ, la défensive alerte s'occupant du reste. Il n'a commis qu'une erreur, soit un mauvais lancer en première manche.
«Que l'on soit dans un match important ou dans les séries, il ne faut jamais changer sa façon de lancer. Si tu le fais, tu te mets dans le trouble. On savait que l'adversaire se battrait pour éviter l'élimination, mais on a fait ce qu'on avait à faire», disait le droitier.
Après le match, le gérant du Rox, Bill Buckner, s'est rendu dans le bureau de Scalabrini pour le féliciter. «Vous avez un très bon club. Nous avons essayé de faire ce qu'on pouvait, bonne chance en finale», lui a dit l'ancien des majeures, en lançant le même message aux joueurs avant de sortir du vestiaire.
NOTES : Le Rox a réservé un moment de silence en hommage aux victimes du 11 septembre 2001, un événement dont on souligne le 10e anniversaire en fin de semaine... Utilisé pendant deux manches, le releveur Jeff Duda a obtenu le sauvetage malgré un circuit accordé en neuvième... Il s'agissait d'une 11e victoire de suite pour les Capitales, si l'on tient compte de la fin de la saison régulière.