Les champions de la ligue Can-Am ont pris les devants 2-0 dans cette demi-finale trois de cinq qui se transporte à Brockton, dès vendredi, et de la manière dont les choses se déroulent, tout indique qu'ils participeront à la finale pour une sixième fois au cours des sept dernières saisons.
Gélinas, qui est passé maître dans l'art de lancer de la sorte en séries, a blanchi l'adversaire sur quatre coups sûrs en huit manches, en plus de passer 10 rivaux dans la mitaine. Ses trois retraits au bâton consécutifs, dès la première manche, donnaient déjà une bonne indication du genre de soirée qu'il connaîtrait.
Et c'était sans compter sur la contribution de l'offensive. Les frappeurs québécois sont tombés à bras raccourcis sur le partant Julian Sampson, qui n'a même pas franchi la deuxième manche, concédant six points, dont trois sur un circuit de Sébastien Boucher. En troisième, Patrick D'Aoust y allait d'un second circuit en deux soirs, une claque de deux points.
Gélinas parfait en séries
Les Capitales ont ajouté l'insulte à l'injure avec un point en cinquième et deux autres en septième avant de voir les visiteurs inscrire leur seul en neuvième. Goefrey Tomlinson (2 en 4 et 2 pp) et Jeff Helps (2 en 5 et 2 pp) ont aussi contribué à écraser le Rox, dominé 21-2 depuis le début de la série.
«Dans les deux matchs, on a commencé fort et jamais ralenti. La performance de Karl était de toute beauté. C'était dominant et dans les dents!» précisait le gérant Patrick Scalabrini.
L'an passé, Gélinas avait été parfait en 16 manches dans les séries. Jeudi, même chose. «On dirait que l'adrénaline est plus présente dans les matchs importants. Même quand j'étais un enfant, j'ai toujours su relever mon jeu quand ça comptait et je l'ai fait encore. Ce fut un match parfait des Capitales de A à Z», racontait le gagnant.
Dans les gradins, à peu près tous les spectateurs se donnaient rendez-vous pour la finale. Chose certaine, les Capitales n'ont pas l'intention de prolonger l'agonie du Rox.
«Je ne paniquerai pas si Brockton y allait d'une grosse performance demain [vendredi], mais je ne veux pas les laisser revenir de l'arrière. Ils vont s'accrocher au restant d'oxygène qu'ils trouveront et utiliseront leurs petits manèges, mais on ne dérogera pas de notre plan de match. La mauvaise nouvelle pour eux, c'est qu'après avoir affronté Karl, ils devront se mesurer à John Mariotti», ajoutait le gérant.
En cinquième, l'arbitre a servi un avertissement aux deux équipes après que le lanceur du Rox a atteint un deuxième frappeur des Capitales, et ce, après un but volé de Bobby Wagner avec une avance de 8-0.
«Je trouve qu'ils ont un peu la peau sensible. Le monsieur à la moustache [Bill Buckner] s'est plaint, mais je trouve ça ironique que ça vienne du gérant qui dirige Chris Valencia...», indiquait Scalabrini, peu dérangé par la séquence.
NOTES : Scalabrini a respecté le dicton voulant qu'on ne change pas une formation gagnante puisqu'il a présenté le même alignement pour le second match... Le droitier John Mariotti (11-1), qui a rejoint l'équipe jeudi après un séjour à Toronto pour préparer sa rentrée à l'université, lancera le troisième match de la série, vendredi (19h) à Brockton.