LNH: curiosité et passion plutôt que frustration

Le commissaire de la LNH, Gary Bettman, et... (Photo archives PC)

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Le commissaire de la LNH, Gary Bettman, et le directeur exécutif de l'Association des joueurs, Donald Fehr, ont rencontré les médias dimanche matin.

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<p>Kevin Johnston</p>

(Québec) Enfin! Après 113 jours à analyser le comportement on ne peut plus imprévisible de Gary Bettman et de Donald Fehr, nous allons finalement pouvoir commencer à analyser les forces et les faiblesses des 30 équipes de la Ligue nationale de hockey qui vont sauter sur leurs patinoires respectives d'ici la fin de la semaine.

Une fois l'entente de principe entérinée, ce sera le retour au boulot pour les centaines de joueurs qui piaffent d'impatience à entreprendre leurs minicamps d'entraînement. Et pour la grande majorité des amateurs des bons marchés de hockey, la curiosité et la passion auront le dessus sur la frustration. Il y a certes de ces originaux qui parlent de boycottage, mais le mouvement sera très marginal. Et il ne durera pas bien longtemps. On va vite commencer à discuter du gros défenseur qu'il nous manque à la ligne bleue ou de l'attaquant chèrement payé qui ne produit pas.

Ça ne date pas d'hier, mais rappelons-nous la reprise des activités à la suite du conflit de 1994-1995. À l'époque, les Nordiques venaient d'effectuer un virage à 180 degrés. Nouvelle direction, nouvel entraîneur, plusieurs nouveaux joueurs en Forsberg, Clark, Deadmarsh, Thibault et compagnie. Les amateurs avaient hâte de voir ce qui se produirait sur la patinoire, et ils étaient survoltés lors de la reprise des activités en janvier. La seule déception après la demi-saison de rêve, c'est que le club ait pris la poudre d'escampette pour le Colorado après des séries en deçà des espérances.

À Montréal, les inconditionnels de la Sainte-Flanelle, d'éternels rêveurs, se demandaient quel effet les nouveaux hommes de hockey Bergevin, Therrien, Mellanby, Lapointe, Brisebois, Gallant, Jodoin et Daigneault auraient sur ce qui se trame sur la patinoire. Un vent de changement de philosophie qu'ils espèrent bien voir transposé sur la surface glacée. C'est pourquoi le Centre Bell sera plein à craquer lors de la relance des activités. Tout comme les autres amphithéâtres canadiens, ainsi que ceux, entre autres, de New York, Philadelphie, Boston, Chicago et Minneapolis-Saint Paul.

Là où Bettman et ses acolytes devront se retrousser les manches, c'est dans les marchés plus à risque où le hockey avait déjà de la difficulté à percer parmi les autres sports majeurs. L'indifférence déjà présente s'est accentuée en raison de l'absence de visibilité. Probablement que plusieurs gens de là-bas n'étaient même pas au courant que lock-out il y avait. Et que penser de l'état d'esprit des trop peu nombreux amateurs de Columbus, en Ohio, à qui on avait promis le Match des étoiles 2013, dont la présentation a tout simplement été annulée en raison du lock-out. La santé déjà précaire des Blue Jackets n'a certes pas pris du mieux.

Demi-victoire pour Bettman

Heureusement que ce sont les marchés canadiens et les gros centres américains qui font vivre la LNH. Des marchés gagnés d'avance qui ne souffriront pas du conflit de travail qui, en fin de compte, aurait dû être réglé bien avant dimanche si on tient compte de la teneur de l'entente. Disons que messieurs Bettman et Fehr et leur pléiade de conseillers se sont entêtés pour arriver à peu près au même point où ils étaient à la mi-décembre lorsqu'ils se sont claqué la porte au nez. Bettman sort gagnant par quelques longueurs de ce malheureux épisode, mais le conflit lui aura personnellement causé un tort irréparable. Son règne de 20 ans à la tête de la LNH tire à sa fin. Oui, il a toujours un petit groupe d'influents propriétaires derrière lui. Mais il s'en est mis plusieurs autres à dos.

On va certainement lui attribuer cette demi-victoire entachée sur l'Association des joueurs de la LNH. Le partage des revenus a été ramené à 50-50, la durée de la convention collective sera de 10 ans (minimum de huit ans si désiré), la durée maximale des contrats ramenée à sept ans (huit ans si le joueur signe un contrat avec son club d'origine), le plafond salarial sera sous la barre des 65 millions $ et le plancher fixé à 44 millions $. Les clubs pourront cependant dépenser jusqu'à 72 millions $ sans être pénalisés, question d'aider ceux qui ont été trop généreux sous l'ancienne convention. Croyez-le ou pas, mais 16 équipes doivent déjà plus de 60 millions $ à leurs athlètes.

Beaucoup de chiffres, beaucoup de bla-bla, mais rien de révolutionnaire, si ce n'est que la fameuse loterie pour obtenir le premier choix de la séance de repêchage sera dorénavant ouverte aux 14 clubs exclus des séries. Finie la domination des Oilers d'Edmonton à ce chapitre.

Revenons cependant à la bonne nouvelle du jour pour monsieur et madame Tout-le-monde. Le meilleur hockey au monde va bientôt reprendre et, rapidement, le conflit va être oublié. Si l'on se fie à la saison 1994-1995, ça va être intense et divertissant. Les clubs ne pourront se permettre un passage à vide, aussi court soit-il. Ce sera la pédale au plancher dès le départ, rien d'autre.

La question à poser maintenant : est-ce que le Canadien va faire les séries? Mais ça, on a le temps de s'en reparler.

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