Coupe Vanier: la mission de Frédéric Plesius

Frédéric Plesius a remporté le Trophée des présidents... (La Presse Canadienne)

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Frédéric Plesius a remporté le Trophée des présidents remis au meilleur joueur défensif de la ligue universitaire canadienne lors du gala tenu jeudi, à Toronto.

La Presse Canadienne

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(Toronto) Dès le moment où Frédéric Plesius a pris la décision de se prévaloir de sa dernière saison d'admissibilité avec le Rouge et Or, il n'avait qu'un objectif en tête. Atterré par la défaite des siens lors de la finale nationale 2011, le joueur défensif de l'année au football du Sport interuniversitaire canadien s'était donné comme mission de ramener la Coupe Vanier à Québec.

Pourtant, à quelques heures du match ultime l'an dernier, rien ne laissait présager un retour dans l'uniforme de l'Université Laval. Même que le costaud numéro 3 avait clairement indiqué qu'il voulait tourner la page.

«À moins qu'il n'arrive quelque chose d'extraordinaire dans mon cheminement, je ne reviens pas. Je me sens prêt à passer à autre chose. J'ai tout investi pour arriver où je suis aujourd'hui. Il me reste un gros match à jouer et à gagner. Et pour l'instant, c'est ma seule préoccupation. Mais après, je m'attaque à un autre niveau de jeu», avait-il confié à l'auteur de ces lignes dans un hôtel de Vancouver.

Plesius a souri lorsque je lui ai rappelé ses propos. «Il s'est effectivement produit quelque chose d'extraordinaire : nous avons perdu», a-t-il confié. «Je me souviens d'avoir été voir Glen [Constantin] et de lui avoir dit que je ne voulais pas que mon stage universitaire finisse comme ça. Dès ce moment, je savais que je reviendrais. J'ai gardé ma promesse avec Glen et me voici. Je veux terminer en gagnant. Je veux terminer avec la Coupe Vanier à bout de bras.»

Il s'en est cependant produit, des choses dans la vie de Plesius entre le botté gagnant de Tyler Crapigna des Marauders en novembre dernier et le début de la présente campagne. Sélectionné 10e au total par les Tiger-Cats de Hamilton lors de la séance de repêchage de la Ligue canadienne de football, il s'est ensuite déniché une invitation au minicamp des Eagles de Philadelphie (NFL). Malheureusement, les choses n'ont pas tourné en sa faveur aux États-Unis, où il n'a jamais eu la chance de se faire valoir.

«J'ai été contacté sur le tard par les gens des Eagles, qui avaient déjà quatre ou cinq gars dans leur mire à ma position. L'expérience ne fut pas aussi plaisante que souhaité. Mais je ne suis pas du genre à me décourager. J'aurai d'autres chances.»

Désabusé, il a mis toutes son énergie à se préparer pour sa dernière saison universitaire. Il n'était donc pas question qu'il participe au camp d'entraînement des Ti-Cats. Ces derniers n'étaient pas très contents, mais ils conservent quand même ses droits et pour eux, ce n'est que partie remise. Plesius, de son côté, ne laisse pas tomber son désir d'évoluer un jour dans la NFL.

Chef d'orchestre de la défensive

Plesius ne se gêne pas pour dire que son couronnement jeudi soir comme meilleur joueur défensif de toute la ligue universitaire canadienne pourrait militer en sa faveur auprès des dépisteurs du circuit Goodell. «En tout cas, ça ne nuira pas», a-t-il dit en mettant ses grosses pattes sur le Trophée des présidents, devenant par le fait même le premier athlète de l'histoire du Rouge et Or à le recevoir. «Je suis fier et flatté, mais l'objectif principal demeure la Coupe Vanier.»

C'est tout à l'honneur de Plesius d'être ainsi honoré. Surtout qu'en début de saison, il a été muté du poste de secondeur extérieur à celui de secondeur intérieur. Une grosse adaptation pour celui qui s'amusait à accumuler de ronflantes statistiques en venant de l'extérieur.

«Mon rôle a changé, mais j'étais prêt à ça. C'est bon d'être polyvalent. Maintenant, c'est moi qui dirige la défensive sur le terrain. De grosses responsabilités, mais c'est doublement motivant.» Chef d'orchestre d'une défensive qui est une fois de plus parmi les meilleures au pays, Plesius joue le rôle de quart-arrière sur son côté du terrain. Et le voilà confronté au meilleur quart-arrière offensif de la SIC, Kyle Quinlan des Marauders de McMaster, qui a taillé le Rouge et Or en pièces lors du match ultime il y a un an.

«Ça va être notre quatrième affrontement contre eux en deux ans. On les a vus aussi souvent que les clubs de notre conférence. Nous commençons à trouver des clés pour les contrer. Nous avons identifié de bonnes clés pour contrer Quinlan.»

Cette fois-ci, c'est vrai que ce sera son dernier match dans l'uniforme du Rouge et Or. Et il se considère en meilleure position qu'au même moment l'an dernier. Il a continué de grandir sur le terrain. Et dans quelques mois, il aura en poche son diplôme en sciences de la consommation, spécialisation marketing. Frédéric Plesius a tout son avenir devant lui. Et il est drôlement bien équipé pour y faire face. Peu importe ce qui se produit au Rogers Center ce soir.

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