La revanche des Canucks

Champions du calendrier pour la deuxième saison de... (Photo La Presse Canadienne)

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Champions du calendrier pour la deuxième saison de suite, les Canucks pourront compter sur l'avantage de la patinoire jusqu'au bout de leur route.

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Kevin Johnston
Le Soleil

(Québec) Cette fois sera la bonne pour les Canucks de Vancouver. Battus en sept matchs par les Bruins de Boston en finale de la Coupe Stanley le printemps dernier, les protégés d'Alain Vigneault ont apporté des correctifs à leur alignement et surtout à leur style de jeu. Ils sont champions du calendrier régulier pour la deuxième saison de suite; et l'avantage de la patinoire leur apportera l'élan nécessaire pour finalement boire le champagne dans le grand bol argenté.

Les séries éliminatoires de la Ligue nationale de hockey prennent leur envol demain après une saison marquée une fois de plus par l'équilibre entre les forces en présence. Si au Québec l'attention sera portée sur ce qui se passe à l'extérieur de la patinoire dans le dossier du possible retour des Nordiques chez nous et dans le dossier du remue-ménage dans le département hockey du Canadien à Montréal, il n'en demeure pas moins que les deux prochains mois seront fertiles en émotions entre les bandes.

Nous aurons évidemment à l'oeil le parcours des Coyotes de Phoenix parce que dès que leur campagne va prendre fin, nous saurons finalement s'ils déménagent en nos murs ou s'ils demeurent dans le désert. Une attente qui risque de traîner en longueur parce la bande de Dave Tippett a vraiment des chances de faire suer les Blackhawks de Chicago. Les prouesses du gardien Mike Smith ne suffiront cependant pas et les Hawks devraient passer le premier tour. Tout en rapatriant leur as Jonathan Toews dans l'alignement en cours de route.

Revenons à nos champions de l'Ouest. Opposés aux Kings de Los Angeles en première ronde, les Canucks auront fort à faire pour déjouer le gardien Jonathan Quick. Mais si Roberto Luongo fait taire ses dénigreurs et si les Canucks dictent la cadence comme ils ont appris à le faire cet hiver, ils passeront à la prochaine ronde. La profondeur aura raison de la muraille. Évidemment, le retour souhaité de Daniel Sedin, un autre qui a du mal à se remettre d'une commotion cérébrale, sera un facteur. Le seul mystère qu'il me reste à élucider, c'est pourquoi tant de gens détestent les Canucks. Je ne peux croire que c'est Maxim Lapierre qui cause tout le boucan, même s'il est loin d'être commode. J'imagine que c'est plus de la jalousie qu'autre chose.

Délaissons l'autre bout du continent quelques instants pour nous attarder aux confrontations dans l'Est. Des quatre, c'est la chicane de la Pennsylvanie qui sera sous les projecteurs, alors que les Penguins et les Flyers vont s'en donner à coeur joie l'un contre l'autre. Oui, ça va être émotif. Oui, ça va chiquer de la guenille. Mais la force de frappe de la troupe de Pittsburgh sera tout simplement trop forte pour Philadelphie. Tu peux battre un club comptant Evgeni Malkin et Sidney Crosby dans ses rangs de temps à autre, mais jamais dans une série de quatre matchs. Il n'y a que les Canucks qui vont y arriver à la mi-juin.

Les champions en titre, les Bruins de Boston, n'auront aucune difficulté à maîtriser les Capitals de Washington, mais il leur manque un petit quelque chose pour espérer défendre leur titre. On en traitera plus en profondeur avant le deuxième tour. New Jersey et Martin Brodeur ont des choses à se faire pardonner et ils vaincront les coriaces Panthers de la Floride, qui en ont donné pas mal plus que prévu. Quant aux Rangers, ils ne feront que passer sur le dos des Sénateurs d'Ottawa, qui arrivent en séries sur la pente descendante. C'est dans la prochaine ronde que les New-Yorkais vont voir leur baloune dégonflée.

De retour dans l'Ouest, les Blues de St. Louis et leur magicien d'entraîneur chef Ken Hitchcock vont s'amuser avec les Sharks de San Jose, une équipe qui devra retourner sur la planche à dessins au cours des prochaines années. Il aurait été plus intéressant de voir un club comme Dallas, Calgary ou même le Colorado se frotter aux Blues, mais toutes ces équipes se sont effondrées dans le dernier droit.

Régularité à Detroit

Ce qui nous amène à l'autre série, outre celle des Penguins et des Flyers, qui devrait nous donner le plus de faits saillants de fin de soirée. Un club de 104 points, Nashville, contre un club de 102 points, Detroit, ça promet. Les vieux Red Wings, synonymes de régularité, contre des Predators qui portent leur nom à merveille.

Deux bons entraîneurs, deux organisations de premier plan et beaucoup de talent sur la patinoire. Les Preds ont le physique de l'emploi et ils ont déjà avisé la planète hockey qu'ils avaient l'intention de brasser les Wings. Ces derniers en ont cependant vu d'autres. Ce qui ne les empêchera pas de prendre la direction des terrains de golf bien avant qu'ils le souhaiteraient. Nashville possède cette profondeur à toutes les positions. Et les Red Wings m'ont semblé fatigués au cours des deux derniers mois du calendrier régulier. Tous s'entendent pour dire que Pavel Datsyuk est dans une classe à part. Mais les Predators ont beaucoup de munitions pour le contrer. Dont leur excellent gardien Pekka Rinne. Et si jamais Datsyuk s'éclate, les attaquants de Nashville répliqueront avec la bouche de leurs canons. Ou avec leurs crocs acérés, si vous préférez.

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