Des étoiles sur la glace et dans les yeux

Des hockeyeuses de 6 à 16 ans participent... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Des hockeyeuses de 6 à 16 ans participent cette fin de semaine au camp estival de l'ancienne capitaine de l'équipe nationale, Caroline Ouellette, qui se tient à Saint-Augustin.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) À première vue, rien ne distingue ce camp de hockey estival d'un autre. Fait aussi froid en sandales dans l'aréna. Mais un casque rose ici, longue tresse là. Rosalie, Andréa, Noémie ou Bella collé au-dessus de leur grille. Et des coachs avec 10 médailles olympiques.

De la quarantaine de hockeyeuses âgées de 6 à 16 ans qui participent au camp de Caroline Ouellette à Saint-Augustin, cette fin de semaine, on est venu d'aussi loin qu'Edmundston.

Quand même plus près de Québec que de Bouctouche, également au Nouveau-Brunswick et où Ouellette et son équipe s'arrêteront fin août. Montréal et Paradise, à Terre-Neuve, font aussi partie de la tournée présente dans la capitale pour une deuxième année.

Sur la glace, l'ancienne capitaine de l'équipe canadienne de hockey féminin et détentrice de quatre médailles d'or olympiques s'entoure d'adjointes de choix.

Marie-Philip Poulin est aussi présente pour donner quelques... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve) - image 2.0

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Marie-Philip Poulin est aussi présente pour donner quelques conseils aux jeunes joueuses.

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«Je vois les petites filles avec le gros sourire. Juste de les voir sourire, de voir leurs yeux éblouis, tu sais déjà que tu as un impact dans leur vie», a commenté Marie-Philip Poulin, samedi, entre deux séances d'exercice.

Poulin est considérée par plusieurs comme la meilleure joueuse au monde, auteure du but victorieux lors des deux derniers Jeux olympiques. L'Américaine Julie Chu, patronne de l'équipe de hockey féminin de l'Université Concordia à Montréal, revendique comme joueuse trois médailles d'argent olympique et une de bronze. À trois, Poulin, Ouellette et Chu comptent 28 médailles de Championnat du monde, dont 12 d'or.

«Un des aspects dont je suis la plus fière, c'est de pouvoir offrir des modèles de réussite aux jeunes filles», souligne Ouellette, retraitée de la scène internationale, mais encore active la saison dernière avec les Canadiennes de Montréal, au sein du circuit semi-professionnel canadien.

«Marie-Philip et Julie ont gagné la Coupe Clarkson cette année [avec les Canadiennes] et ont des médailles olympiques, mais elles ont aussi complété l'université. On veut enseigner des techniques et des trucs aux jeunes filles, mais on veut également partager avec elles tout ce qu'il y a autour du hockey féminin. Et on espère qu'elles vont tomber en amour avec le sport comme ç'a été le cas pour nous.»

Un «courageux»

Poulin s'engage dans la même voie. «Ça me donne la motivation de pouvoir être leur modèle et de les aider pas seulement au hockey, mais dans leur vie, comme personne, indique-t-elle. Moi, des filles comme Caro, Charline [Labonté] et Kim [St-Pierre] m'ont aidée dans ma carrière. Être maintenant rendue là me motive encore plus à vouloir m'améliorer et jouer au hockey pour que ces filles-là, un jour, se rendent aussi loin à leur tour.»

Parmi les Charlotte, Emma et Zoé... un Zack! Le seul «courageux» à Québec, comme l'appelle Ouellette, petit bonhomme dont la maman est entraîneuse en saison. Ouellette accepte dorénavant les garçons d'âge novice et atome dans ses camps, question de ne plus briser de petits coeurs qui, souvent, restaient de toute façon dans les gradins pour regarder la soeur.

Le camp a de plus un volet adulte, avec 18 participants à Québec.

***

Retour aux Pee-wee espéré

Caroline Ouellette espère de tout coeur mener pour une troisième année une équipe entièrement composée de joueuses au Tournoi international de hockey de pee-wee de Québec, en février prochain. «J'ai vécu de belles grandes choses dans ma carrière, mais ç'a été vraiment un des moments forts. De revenir au Centre Vidéotron pour la finale et de sentir l'énergie de la foule...» se remémore celle dont la sélection provinciale féminine a atteint l'ultime rencontre de la catégorie internationale B après trois victoires, l'hiver dernier. Anciennes membres de cette formation, Rose-Marie Brochu (2016) et Abygail Martel (2017) l'aident aujourd'hui dans ses camps d'été. «Tu vois maintenant que les jeunes filles atome ou pee-wee espèrent être sélectionnées pour Québec. C'était l'un des objectifs en créant cette équipe-là», affirme-t-elle, se disant «reconnaissante envers les organisateurs du tournoi d'avoir eu cette ouverture d'esprit», en 2016.

***

Retraite et Jeux olympiques

Sans parler de retraite complète, Caroline Ouellette avoue être «plus vers la fin». Avec 31 points en 22 matchs réguliers et un quatrième titre de la Coupe Clarkson la saison dernière avec les Canadiennes de Montréal, l'attaquante d'alors 37 ans, elle en a maintenant 38, est encore capable. Mais sa transition de joueuse à entraîneuse est déjà bien amorcée. Elle occupait le poste de troisième adjointe avec Équipe Canada au dernier Championnat du monde et sera du camp d'entraînement d'août, à Calgary. Un voyage à Pyeongchang l'hiver prochain, pour les Jeux olympiques, n'est pas exclu. «J'adore le coaching, mais il n'y a rien comme jouer. La chose la plus extraordinaire pour un athlète est d'aller aux Jeux olympiques et représenter le Canada au hockey, c'est dur à battre. Alors quand les Jeux vont commencer, c'est sûr que j'aurai un pincement au coeur», confie celle qui a quitté l'équipe canadienne comme joueuse en 2015.




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