Un avant-goût des JO à Québec

Marie-Philip Poulin espère que la tenue d'un match... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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Marie-Philip Poulin espère que la tenue d'un match préolympique entre le Canada et les États-Unis à Québec «donnera la piqûre» aux jeunes hockeyeuses de la région, comme ces représentantes des Citadelles de Québec, et les fera rêver d'endosser à leur tour un jour le chandail unifolié.

Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) La rencontre qui opposera Équipe Canada aux Américaines le dimanche 22 octobre, à Québec, sera la première d'une série de six matchs préparatoires entre les deux formations et une occasion unique de voir les deux grandes rivales à l'oeuvre dans la capitale, un peu plus de trois mois avant les Jeux de PyeongChang.

Initiative du comité organisateur du Championnat national féminin des moins de 18 ans, la rencontre mettant aux prises les meilleures hockeyeuses au monde sera présentée au Centre Vidéotron, en amont du tournoi U18 qui, lui, se déroulera du 1er au 5 novembre, au Pavillon de la jeunesse.

Il s'agira pour la formation canadienne, qui évoluera dans un circuit midget AAA de l'Alberta cet automne, d'un match étalon qui permettra à la directrice générale Melody Davidson et l'entraîneuse-chef Laura Schuler de mesurer la cohésion de la sélection en vue de la Coupe des quatre nations, puis des Jeux olympiques. 

«À chaque match où l'on joue contre les États-Unis, c'est une bonne occasion de voir où l'on est rendues en tant qu'équipe. Et ça va être notre premier match en tant qu'équipe, contre les États-Unis, le 22 octobre. Alors, ça devrait être très excitant de voir où l'on en sera dans notre préparation», a estimé la coprésidente d'honneur du Championnat canadien féminin des moins des 18 ans et capitaine d'Équipe Canada, Marie-Philip Poulin.

Membre du comité organisateur, l'entraîneur-chef des Titans des Limoilou Pascal Dufresne est pour sa part impatient d'assister à cette rencontre, qui mettra aux prises deux formations présentant des alignements quasi finaux. «Équipe Canada a centralisé 28 joueuses et ils vont en amener 23. On a une gardienne de but de la région, Ann-Renée Desbiens, qui est assurée de faire l'équipe. Ce sont des matchs qui vont décider de l'alignement final, puisque l'équipe va être annoncée à la fin décembre. Ces matchs-là comportent donc un enjeu majeur. Ce sera vraiment impressionnant à voir.

«On parle de l'équipe canadienne, mais l'équipe américaine, c'est quelque chose aussi! Des joueuses de haut niveau, hyper rapides», a noté le pilote, qui espère attirer de 10 000 à 12 000 amateurs pour cette rencontre.

«Belle pression»

En Corée du Sud, Équipe Canada tentera de décrocher une cinquième médaille d'or consécutive contre une formation américaine qui lui a ravi les trois derniers Mondiaux. «On le sait qu'il faut élever notre jeu d'un cran», a noté Poulin. «C'est à notre tour de le faire pour toutes les pionnières qui ont fait partie de ce programme-là et qui se sont défoncées pour remporter ces médailles-là. Il y a une pression, mais je pense que c'est une belle pression.»

La Beaucevilloise pourra toutefois, et pour une rare fois avec Équipe Canada, compter sur l'appui de toute sa famille, voire de sa Beauce natale tout entière! «C'est quand même excitant, pour être honnête, d'avoir la famille et les amis. D'habitude, je joue à Montréal ou Boston. C'est cinq heures de route. Mes parents sont là, mais ma grand-mère, mes oncles, mes tantes, mes cousins, mes cousines, n'y sont pas. De pouvoir avoir les gens derrière moi, la ville de Québec, les petites hockeyeuses de la région, c'est excitant.

«Et c'est un pas de plus pour le hockey féminin qui est en train de grandir [...], pour donner la piqûre aux jeunes joueuses de faire partie d'Équipe Canada, pour leur permettre de rêver», a poursuivi Poulin, qui s'attend, avec la gardienne de but Ann-Renée Desbiens (La Malbaie) à jouer les interprètes pour ses coéquipières anglophones, pendant leur séjour à Québec.

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Deux semaines de hockey féminin à Québec

Pascal Dufresne, entraîneur-chef des Titans de Limoilou... (Le Soleil, Patrice Laroche) - image 5.0

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Pascal Dufresne, entraîneur-chef des Titans de Limoilou

Le Soleil, Patrice Laroche

Pendant deux semaines en octobre et novembre, la ville de Québec sera hockey féminin. En plus de la tenue du match préolympique entre le Canada et les États-Unis le 22 octobre et du Championnat canadien féminin des moins de 18 ans, du 1er au 5 novembre, les amateurs de la région pourront voir des formations collégiales et universitaires québécoises de haut niveau.

Souhaitant mettre sur pied un événement global, le comité organisateur a bonifié ces deux semaines de hockey féminin avec, dans un premier temps, la présentation du match des étoiles du circuit collégial, qui affronteront l'Équipe du Québec, à l'Arpidrome de Charlesbourg, la fin de semaine des 28 et 29 octobre.

«Le même week-end, il y aura un programme double avec les Titans de Limoilou et un match universitaire entre Concordia et l'Université de Montréal, où l'on retrouvera un nombre combiné de 13 filles qui sont passées par les Titans de Limoilou et qui vont revenir ici jouer un match à Québec», a raconté l'entraîneur-chef limoulois, Pascal Dufresne.

À ces matchs s'ajoutera ensuite un colloque organisé spécifiquement pour les entraîneurs en hockey féminin. «On trouvait ça important d'avoir des retombées pour le hockey féminin. Le championnat canadien des moins de 18 ans sert à la sélection de l'équipe nationale des moins de 18 ans qui représente le Canada au Championnat du monde. Alors c'est un événement important pour nous.»

«Croissance grand V»

Dufresne affirme que le hockey féminin connaît présentement une «croissance grand V» dans la région de Québec. «Moi, je le vois juste avec mon équipe de Limoilou. Voilà 10 ans, on prenait toutes les filles qui se présentaient au camp de sélection. Aujourd'hui, on en retranche une trentaine par année! Il y a une structure de hockey féminin présentement dans la région de Québec. C'est fou comment ç'a grandi!» s'est-il enthousiasmé.

Il s'attend que cette croissance s'accélère encore davantage dans la mouvance des Jeux olympiques. «Une année olympique, les inscriptions au hockey féminin double dans la région. Tout le monde veut l'essayer. Et on encourage ça avec des événements communautaires, comme "Première présence", qui passe des équipements de hockey aux jeunes files pour pouvoir l'essayer. Mais c'est sûr qu'après, surtout avec les Olympiques en février, on va avoir une bonne dose d'inscriptions», prédit-il.

Preuve que les efforts de développement commencent à porter fruit, deux représentantes des Titans, Élizabeth Giguère et Gabrielle David, ont participé au Championnat canadien féminin des moins de 18 ans l'année dernière. Et leur coéquipière Florence Lessard a espoir de décrocher un poste au sein de l'Équipe du Québec, cette année. «En ayant été invitée au camp d'Équipe Canada, j'ai plus de chances de faire l'Équipe du Québec, mais ce n'est pas encore assuré. Je vais travailler le plus que je peux pour faire l'équipe», a raconté l'attaquante.

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JO : les projecteurs sur les filles

Dans l'éventualité de l'absence des joueurs de la LNH aux JO, les hockeyeuses recevront toute la lumière des projecteurs en Corée du Sud, croit l'entraîneur-chef des Titans de Limoilou, Pascal Dufresne. «Ça va devenir l'événement phare des Jeux olympiques en sport collectif si les joueurs de la Ligue nationale ne sont pas là. Ce sont elles que le Canada va appuyer», a-t-il prédit. Marie-Philip Poulin estime pour sa part que c'est toute la délégation canadienne qui bénéficiera de l'absence des professionnels de la LNH, même si elle préférerait voir les meilleurs joueurs au monde s'exécuter à PyeongChang. «D'un côté, on veut toujours que les athlètes soient là, mais pour nous, c'est sûr que ça va être un plus. Peut-être qu'on va avoir plus de gens derrière nous, qu'on va avoir plus le spotlight sur nous. [...] Je pense que tous les sports vont avoir un petit peu plus de lumière sans les joueurs de la LNH», a jugé la double médaillée d'or et capitaine d'Équipe Canada.

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En vitesse...

Danielle Goyette sera intronisée au Temple de la... (Archives La Presse canadienne, Jeff McIntosh) - image 8.0

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Danielle Goyette sera intronisée au Temple de la renommée du hockey.

Archives La Presse canadienne, Jeff McIntosh

L'intronisation de Danielle Goyette constitue un honneur mérité, selon Marie-Philip Poulin, qui a eu la pilote des Dinos de Calgary comme entraîneuse adjointe, lors des JO de Sotchi. «C'est la première, mais je pense que ce ne sera pas la dernière Québécoise à entrer au Temple de la renommée. [...] Je suis vraiment honorée d'avoir joué pour elle»... En plus d'apporter une aide logistique aux organisateurs du match préparatoire Canada-États-Unis, les Remparts de Québec sont partenaires de l'événement. L'organisation junior a notamment inclus des billets pour la rencontre préolympique dans les abonnements de saison de son équipe... Les billets pour le match préparatoire entre le Canada et les États-Unis seront offerts en prévente aux coûts de 25 $ (adultes) et 20 $ (16 ans et moins) aux membres de Première place, à partir de 10h, et aux abonnés de saison des Remparts, à partir de 13h, vendredi. La vente générale s'effectuera à compter du 4 juillet, à midi.




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