Desharnais: le bébé avant le contrat

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David Desharnais et Philippe Boucher étaient samedi au tournoi de golf au profit de la Fondation au nom de l'entraîneur-chef des Remparts de Québec.

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(Saint-Gilles) Joueur autonome depuis l'élimination des Oilers d'Edmonton en deuxième ronde des séries de la LNH, c'est beaucoup plus l'arrivée prochaine d'un bébé dans l'équipe familiale qui occupe les pensées de David Desharnais. Pour ce qui est de savoir où il jouera, l'automne prochain, bien des choses peuvent survenir d'ici là.

Desharnais participait, samedi, à la «Classique des étoiles», un tournoi de golf qu'il parraine avec Antoine Vermette et Philippe Boucher au profit de la Fondation au nom de l'entraîneur-chef des Remparts de Québec. Le joueur de Laurier-Station est dans l'attente de la naissance d'un enfant qui pourrait aussi coïncider avec l'obtention d'un prochain contrat.

«Il s'agit du principe de l'offre et de la demande. S'il y a beaucoup d'offres, tu prends ce qu'il y a, sinon, il faut travailler pour en avoir. J'ai fait ce que j'avais à faire sur la glace, il n'y a rien que je puisse contrôler pour l'instant et ce n'est qu'à partir du 25 juin qu'on peut parler à des équipes. Présentement, j'ai d'autres préoccupations, et quand mon agent va m'appeler, je vais commencer à y penser», disait-il en point de presse au club de golf Lotbinière.

Échangé aux Oliers d'Edmonton le 28 février (en retour du défenseur Brandon Davidson) après huit saisons dans l'uniforme du Canadien, Desharnais est libre comme l'air. Mais comme son rôle a changé depuis qu'il pivotait les deux premiers trios du Canadien, voilà quelques saisons, il doit prendre son mal en patience.

«Je ne suis plus pas dans la même situation qu'il y a trois ou quatre ans, quand j'étais peut-être plus un joueur de premier plan. Les équipes me voient plus comme un centre de troisième ou quatrième ligne, alors parfois, ça prend un peu plus de temps. Je ne suis pas stressé avec ça», soulignait l'auteur de 81 buts et 254 points en 453 matchs dans la LNH.

Pas stressé, mais aussi à l'aise avec cette étiquette. Après son passage à Montréal, le joueur de 30 ans s'est retrouvé à Edmonton, où l'avenir appartient à la jeunesse.

«La Ligue est de plus en plus jeune, les rôles changent. J'étais très content d'être premier ou deuxième [centre] à Montréal, je pense être encore capable de le faire, mais en même temps, ça ne me dérange pas d'être trois ou quatre dans une bonne équipe.»

Pas prêt pour l'Europe

Avec une vue de recul, il a perçu son échange par le Canadien d'un bon oeil. «J'étais juste content de voir autre chose que Montréal. Le Canadien était ma première [et seule] équipe, ç'a été le fun de comparer, de découvrir un autre style de jeu, une mentalité différente, j'ai adoré ça. [Conor] McDavid est excitant à voir, il peut marquer des buts n'importe quand.»

Desharnais ignore si les Oilers retiendront ses services, mais il pense avoir gagné des points pendant son séjour dans l'ouest du pays. «Je ne suis pas leur priorité, ils ont le repêchage d'expansion à préparer, des joueurs à signer, et je suis peut-être en bas dans leur charte. Lorsqu'ils seront rendus à mon nom, ils vont me le dire... Mon but en prolongation [cinquième match contre San Jose en première ronde] m'a peut-être donné un peu de visibilité, je suis content d'avoir vécu cette aventure avec les Oilers.»

L'attaquant de 5'7" n'envisage pas encore un transfert en Europe, où son style conviendrait bien. «Ça fait toujours partie des options, mais à 30 ans, je pense avoir encore deux ou trois bonnes saisons dans la LNH, et je suis confiant que ça va arriver.»

***

Un souhait pour P.K.

Après avoir vécu la frénésie des séries à Edmonton, David Desharnais observe de loin celle qui sévit à Nashville, où son ancien coéquipier P.K. Subban participe à la finale avec les Predators. «On ne souhaite jamais de mal à personne, on veut toujours que les gars qu'on connaît puissent remporter la Coupe Stanley, et je lui souhaite.»

Desharnais n'est pas surpris de la présence de Nashville en finale, une première pour cette ville. Selon lui, le rendez-vous n'est plus seulement l'apanage des champions de divisions ou d'associations. À preuve, les Predators ont obtenu le deuxième laissez-passer de leur conférence pour accéder à la danse du printemps. «Dans le hockey d'aujourd'hui, tout peut arriver dès que tu fais les séries, c'est ce qui fait la beauté des choses.»

***

Passage salutaire dans la LAH pour Samuel Morin

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Samuel Morin espère décrocher un poste régulier à Philadelphie la saison prochaine.

Le Soleil, Yan Doublet

Son premier match dans la LNH étant déjà en banque, le défenseur Samuel Morin est prêt à passer à la seconde étape de sa carrière professionnelle : obtenir un poste régulier avec les Flyers de Philadelphie. «Je ne suis pas loin, il s'agit d'un gros été d'entraînement pour moi et je vais être prêt. On ne sait pas ce qui va arriver avec le repêchage et les agents libres, mais présentement, je sens qu'il y a des postes disponibles avec les Flyers. On va voir, tout est une question d'être à la bonne place au bon moment», indiquait le grand défenseur de 21 ans de Pintendre.

Morin participait aussi à la Classique des étoiles, samedi au club de golf de Lotbinière, où l'on retrouvait plusieurs joueurs des Remparts, dont leur récent premier choix Pierrick Dubé. Il était l'un des deux joueurs ayant disputé un match dans la LNH, cette saison. «Pour moi, c'est un rêve qui s'est réalisé, c'était tellement le fun», raconte Morin.

«Lorsqu'ils m'ont rappelé, on était en pleine course des séries dans la Ligue américaine, ils m'avaient dit que ce n'était que pour un match. Ils n'ont pas eu de blessés de la saison en défensive, je savais que c'était pour seulement un match, c'était comme un bonbon. J'ai joué mon match, j'étais physique et je dérangeais. J'ai même eu des chances de marquer», raconte le défenseur de 6'6", qui avait notamment été impressionné... par le buffet.

Morin estime s'être amélioré pendant ses deux dernières saisons passées avec les Phantoms de Lehigh Valley dans la LAH. Il y a découvert le style qu'il devra pratiquer pour jouer dans la LNH. «Mon passage dans la Ligue américain me fait du bien, j'ai compris quel était mon rôle. Dans le junior, je jouais en avantage numérique, et là, je ne le suis plus. Je suis un défenseur défensif, et dans mon rôle, je sais que je suis le meilleur et je veux continuer comme ça. Je sens que je suis apprécié dans l'organisation, ils sont vraiment très patients avec leurs jeunes.»




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