Un printemps fructueux pour les Suédois

Mattias Ekholm, Viktor Arvidsson et Filip Forsberg, trois... (Archives AP, David Banks)

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Mattias Ekholm, Viktor Arvidsson et Filip Forsberg, trois des six Suédois des Predators de Nashville. Longtemps dénigrés pour leur manque de combativité, les joueurs de ce pays ont prouvé au fil des ans qu'ils pouvaient affronter les rigueurs de la LNH.

Archives AP, David Banks

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Associated Press
Nashville

Le printemps 2017 dans la LNH et les succès des Predators permettent aux joueurs suédois de bomber le torse, eux qui ont longtemps été dénigrés pour leur manque de combativité et leur incapacité à affronter les rigueurs de la LNH.

En tout, les Predators comptent six Suédois au sein de leur équipe, qui s'apprête à vivre une participation à la finale de la Coupe Stanley pour la première fois de ses 19 ans d'histoire. «Je dois admettre que nous n'avons pas nécessairement tout essayé pour les réclamer, mais je me dis que nous devrions peut-être», mentionne David Poile, le directeur général de l'équipe depuis leurs premiers jours.

Filip Forsberg vit un printemps de rêve avec Nashville, ayant établi des marques d'équipe avec huit buts et 15 points depuis le début des séries. Il a aussi égalé un record d'équipe avec au moins un point dans sept matchs de suite.

Son coéquipier Pontus Aberg a marqué le filet victorieux lors du cinquième match de la finale de l'Ouest, pendant que le défenseur Mattias Ekholm a freiné les meilleurs trios adverses tout au long des présentes séries. Viktor Arvidsson totalise 10 points et son ratio défensif de + 13 lui confère le deuxième rang dans la LNH, à égalité avec Rickard Rakell (Anaheim), derrière Forsberg (+ 17).

Pas seulement les Predators

Les Predators ne sont pas la seule organisation à tourner leur regard vers la Suède. Chez les finalistes de l'Est, on retrace trois joueurs réguliers à Ottawa (Erik Karlsson, Viktor Stalberg et Fredrik Claesson) et deux à Pittsburgh (Patric Hornqvist, un ancien des Predators, et Carl Hagelin). En fait, 79 joueurs et 10 gardiens de but originaires de la Suède ont joué dans la LNH pendant la saison régulière. Et 40 ont participé à au moins une partie éliminatoire.

À cause du décalage horaire, fait remarquer Rakell (Ducks), il lui était difficile de regarder des matchs de la LNH lorsqu'il était jeune. Il en avait la chance lorsque les vedettes du hockey participaient à des tournois en Europe.

L'attaquant de 24 ans a commencé à regarder des parties de la LNH pendant sa carrière junior et il avait un favori. «J'ai grandi dans la même ville d'où vient Mats Sundin, et il était pas mal important», relate-t-il en parlant de celui qui a connu une étincelante carrière de 18 saisons dans la LNH. «Il est l'un de ceux que j'admirais et dont je regardais les faits saillants par vidéo.»

Hagelin a rappelé jeudi qu'il était particulièrement agréable, en ce moment, d'être un hockeyeur suédois. Il a fait remarquer que son pays a remporté le Mondial dimanche en battant le Canada 2-1 en tirs de barrage.

«Aujourd'hui, il semble que la Suède compte deux ou trois joueurs dans chaque formation de la LNH. Entre compatriotes, on essaie de suivre les progrès de chacun en saison régulière, mais en séries éliminatoires, l'amitié est mise de côté. Pendant les séries, vous jouez pour gagner.»

L'attaquant des Penguins estime que le tiers de la Suède a regardé le Mondial. Et grâce à Internet et aux médias sociaux, il est beaucoup plus simple, de nos jours, de suivre les parties de la LNH.

Son coéquipier et compatriote Oskar Sundqvist, qui n'a pas encore joué pour les Penguins en séries cette année, le confirme. «J'ai plein d'amis qui passent la nuit debout pour regarder des matchs. Je pense que ça grandit jour après jour en Suède. Ça devient de plus en plus gros.»

***

Hommage à Salming et Hammarstrom

Randy Carlyle, l'entraîneur-chef des Ducks d'Anaheim, a constaté que la Suède, un petit pays de moins de 10 millions d'habitants est devenu une puissance du hockey. Coéquipier de Borje Salming et d'Inge Hammarstrom en 1976 avec les Maple Leafs de Toronto, il a par ailleurs vu l'abus dont ils ont fait l'objet. «C'était une époque un peu plus arriérée et archaïque du hockey. Mais ça prouve à quel point le sport a grandi et qu'il est devenu un jeu de calibre international. Et ces joueurs font partie de l'élite mondiale. Quand vous regardez leur contribution et le nombre de Suédois dans la LNH aujourd'hui, c'est un hommage à ces deux joueurs.»




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