Nazem Kadri a gagné en maturité

À son arrivée dans la LNH, la personnalité... (La Presse canadienne, Nathan Denette)

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À son arrivée dans la LNH, la personnalité insouciante et la confiance inébranlable en ses moyens de Nazem Kadri avaient fait de lui un favori des partisans des Maple Leafs. Toutefois, son manque de volonté en défensive soulevait l'ire de ses entraîneurs.

La Presse canadienne, Nathan Denette

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La Presse Canadienne
Toronto

Nazem Kadri croyait que son premier but en séries éliminatoires de la Coupe Stanley avait propulsé les Maple Leafs de Toronto au deuxième tour. C'était plutôt le début d'un long parcours parsemé d'obstacles à Toronto.

Après le filet de Kadri qui donnait les devants 4-1 aux Maple Leafs en troisième période du match numéro 7 de la série de premier tour en 2013, les Bruins de Boston ont inscrit quatre buts sans riposte. Depuis ce temps, les Leafs ont changé de visage à maintes reprises, tout comme Kadri.

L'attaquant âgé de 26 ans brille en séries ce printemps, ce qui n'était pas le cas il y a quelques années alors qu'il était étiqueté comme un joueur talentueux, mais sans éthique de travail. «J'ai souvent affronté les Maple Leafs et, sans rien enlever à "Naz", nous ne portions pas tellement attention à lui», a reconnu l'entraîneur-chef Mike Babcock, avant le début de la série contre les Capitals de Washington.

Tout ce que James van Riemsdyk connaissait de Kadri avant qu'il ne s'amène à Toronto provenait des médias: un jeune joueur confiant qui «dit constamment des choses étranges, du moins c'est ce que je pensais».

Hargneux et talentueux, mais...

Sa personnalité insouciante et sa confiance inébranlable en ses moyens ont contribué à en faire un favori du public dans un marché à la recherche de héros. Il a du talent également. Il possède de bonnes mains, est hargneux et n'a pas peur de se mesurer à des adversaires plus imposants que lui. Mais aux yeux des Leafs, il lui manquait certains attributs pour connaître du succès.

Sa forme physique a fait les manchettes à l'automne 2012. Âgé alors de 21 ans, il s'était présenté au camp des Marlies de Toronto dans un état pitoyable et il avait été vertement critiqué par l'entraîneur-chef Dallas Eakins.

Kadri a atteint la LNH quelques mois plus tard et a connu instantanément beaucoup de succès (18 buts, 44 points en 48 parties), mais il a suscité l'ire de l'entraîneur-chef de l'époque, Randy Carlyle, pour son insouciance en possession de la rondelle et son manque de volonté en défensive. Les réprimandes de ses patrons ont culminé avec la sortie publique du président de l'équipe Brendan Shanahan en 2015, et la suspension qu'il lui avait imposée pour ses nombreux écarts de conduite à l'extérieur de la patinoire.

Shanahan avait à l'époque déclaré que Kadri, qui s'était présenté en retard à une réunion d'équipe, devait prendre de la maturité et lui avait offert une dernière chance de se faire valoir en lui présentant une entente d'un an l'été suivant. Le message n'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd. À peine un an plus tard, Kadri a conclu un pacte de six saisons d'une valeur de 27 millions $US.

«Il a fait du chemin depuis le temps», a confié son coéquipier de longue date Jake Gardiner. Kadri reconnaît lui-même qu'il est plus mature et mieux préparé à affronter les hauts et les bas d'une carrière dans la LNH.

«Je ne m'inquiète plus d'être sur la plus grande scène au monde. En fin de compte, je crois que le fait de jouer dans un marché comme celui de Toronto te prépare davantage au hockey des séries.»




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