Les Titans sacrées championnes!

Les Titans de Limoilou avaient toutes les armes... (fournie par les Titans de Limoilou)

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Les Titans de Limoilou avaient toutes les armes pour performer cette année. L'équipe étoilée, arrivée à maturité, avait été préparée depuis plusieurs années.

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(Québec) Les Titans du Cégep de Limoilou ont disputé une série finale à la hauteur d'une campagne exceptionnelle, en division 1 du circuit collégial de hockey féminin, en balayant la série deux de trois contre les Blues de Dawson - la seule équipe qui les avait défaites cette saison -, pour s'emparer d'une cinquième bannière provinciale en six ans, vendredi.

Ayant conclu leur saison avec une fiche reluisante de 52-2, les filles de Pascal Dufresne ont bouclé la boucle en ne faisant qu'une bouchée de leurs adversaires de Dawson, qu'elles ont défaites par la marque de 8-2, à l'Arpidrome, le 8 avril, et de 4-2, au Centre des Loisirs de Westmount, vendredi.

«C'est une année extraordinaire, cette année. Tout ce qu'on a fait, on l'a gagné. Les tournois, la saison, les séries. C'était une équipe de rêve! Dans toutes mes années de coaching, je n'avais jamais vécu ça, de dominer aussi outrageusement le hockey féminin partout, que ce soit même lors de tournois aux États-Unis ou en Ontario. On a tout remporté», a constaté Dufresne, pas peu fier de sa troupe.

L'entraîneur attribue le succès de sa formation à son équilibre et son expérience, mais surtout à sa puissance offensive, qui a donné des maux de tête à bien des défensives adverses!

«J'avais huit finissantes. L'équipe était à maturité. C'était une vieille équipe, qu'on avait préparée depuis plusieurs années. On avait surtout aussi une super joueuse, Élizabeth Giguère, une attaquante vraiment dominante, qui a été première marqueuse de la ligue, qui a été nommée joueuse par excellence de la ligue. Dans le hockey féminin, il ne se marque pas beaucoup de buts, alors ça fait vraiment une grosse différence», a noté le pilote, qui comptait également sur «deux excellentes gardiennes de but et de bons défenseurs».

Redoutables

Malgré le roulement de personnel, les Titans s'annoncent tout aussi redoutables en vue de la prochaine saison, ce qui n'est pas pour déplaire au pilote.

«Ça va être une équipe plus jeune, mais j'ai l'impression qu'elle va être encore excellente, parce que la base était déjà bonne. Je ne suis pas inquiet pour l'avenir. On a encore une excellente gardienne, Marie-Pier Coulombe, qui reste encore une année avec nous, et une autre attaquante de talent, Gabrielle David, qui était à son année de recrue, cette année. Elle a fait l'équipe nationale des moins de 18 ans, elle va être une joueuse d'impact dans l'équipe et va offrir une bonne relève offensive. Ce ne sera pas une reconstruction totale», a estimé Dufresne.

Il faut dire que les succès sur la glace des dernières années rejaillissent sur le programme, qui s'est fait une réputation enviable auprès des joueuses et attire les meilleures de partout en province.

«Notre fierté, c'est cette notoriété qu'on a acquise. On est rendus la destination où les meilleures joueuses veulent jouer. Elles savent qu'elles vont venir ici et qu'elles vont se développer sur le plan hockey. Le placement de nos joueuses dans le circuit universitaire est extraordinaire aussi. Quatre-vingts pour cent de nos joueuses reçoivent des offres pour jouer universitaire, que ce soit au Canada ou aux États-Unis», raconte encore l'entraîneur, ajoutant «qu'après les championnats, il s'agit de notre plus grande récompense, comme responsables du programme».

En préparation pour les moins de 18 ans

En plus de son travail auprès des Titans, Pascal Dufresne participe à l'organisation du Championnat mondial de hockey féminin des moins de 18 ans, qui aura lieu au Pavillon de la jeunesse, du 1er au 5 novembre 2017. En parallèle, l'entraîneur des Titans travaille à faire venir à Québec la tournée préolympique des équipes nationales du Canada et des États-Unis, pour un match, au Centre Vidéotron, à la fin octobre.

À quelques mois des Jeux de Pyeongchang, cette rencontre donnerait une belle visibilité au hockey féminin dans une région qui produit beaucoup de joueuses, mais a toujours autant de difficultés à en placer sur l'équipe nationale senior.

«C'est une incompréhension totale de notre part. On ne sait pas ce qui se passe. J'ai espoir qu'un jour on voit des anciennes de Limoilou là, mais effectivement, c'est très difficile. Même au niveau des moins de 18 ans, cette année, il n'y avait que trois Québécoises sur l'équipe. L'Ontario a le plein contrôle sur le hockey féminin. Présentement, c'est eux qui ont la cote...» a-t-il laissé entendre. L'entraîneur estime que plusieurs facteurs contribuent à la faible représentation québécoise sur l'équipe nationale, dont les décideurs en place, la visibilité des joueuses d'ici et leur niveau de compétition, dans une province «où on n'a pas un assez grand volume de joueuses pour créer de la parité dans de véritables ligues d'élite».

«Mais on ne peut pas reprocher à Hockey Canada de ne pas faire ses devoirs. Ils sont présents. Moi, je les vois souvent. Ils viennent voir notre programme. Ils viennent nous voir jouer, nous voir pratiquer. Il y a quand même beaucoup de filles de Limoilou qui sont passées par là, mais la dernière marche, quand arrive l'équipe senior, est pas mal plus dure à monter....» a laissé entendre Dufresne, qui espère que quelques-unes de ses joueuses auront la chance de défendre les couleurs du Canada à la maison, en novembre. 




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