50 ans sans Coupe pour les Blues

Les Blues de St. Louis sont une des... (Archives La Presse)

Agrandir

Les Blues de St. Louis sont une des cinq équipes de l'expansion de 1967 à fêter leurs 50 ans. Dans ce match du 30 décembre 1969 entre les Blues et le Canadien au Forum de Montréal, on reconnait, de gauche à droite, Jacques Lemaire, le gardien Glenn Hall, Jean-Guy Talbot, Al Arbour (sans casque), Christian Bordeleau et Yvan Cournoyer (12).

Archives La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Montréal) En plus du centenaire de la LNH, cinq équipes de l'expansion de 1967 fêtent leurs 50 ans. Parmi elles, seuls les Blues de St. Louis - les visiteurs au Centre Bell samedi soir - n'ont jamais gagné la Coupe Stanley. Sauf qu'ils ont réussi quelque chose à quoi les futurs Golden Knights de Vegas ne pourront même pas aspirer : atteindre la finale à leurs trois premières années d'existence.

Pour la saison 1967-1968, la Ligue avait regroupé les six nouvelles formations au sein de la division Ouest. Les rencontres face aux six équipes originales étaient réduites au minimum et la structure des séries faisait en sorte qu'une équipe d'expansion était assurée d'atteindre la finale.

«Les équipes de l'Ouest étaient de forces égales», souligne Scotty Bowman, dont le premier passage derrière un banc de la LNH a été à St. Louis. «La première année, les Flyers de Philadelphie avaient fini premiers de la section avec 73 points, et les Penguins de Pittsburgh, qui avaient terminé cinquièmes avec 67 points, avaient été exclus des séries. Nous avions obtenu notre place en séries dans la dernière semaine de la saison.»

Bowman n'avait pas de vedette du calibre de celles qu'il allait ensuite diriger à Montréal. Le gardien Glenn Hall était son meilleur joueur et le jeune entraîneur avait déployé devant lui un système défensif très étanche. Le capitaine Al Arbour était un élément-clé à la ligne bleue.

«Les six équipes originales n'avaient rien laissé aux nouvelles équipes. Que des vieux joueurs qu'elles croyaient finis et des jeunes qu'elles ne pensaient pas assez bons pour jouer», explique Hall, l'ancienne gloire des Blackhawks de Chicago que les Blues avaient convaincue de ne pas prendre sa retraite.

«Pour la plupart d'entre nous, c'était le zénith de notre carrière», admet Terry Crisp, qui a amorcé à St. Louis une carrière de plus de neuf saisons. «Chacun de nous voulait s'établir dans la LNH et ensuite atteindre la finale de la Coupe Stanley. Et voilà que nous y étions.»

L'empreinte du Canadien

En plus d'un vieux gardien vedette, cette équipe incongrue avait l'empreinte du Tricolore. À leurs premières saisons, quelques anciennes gloires du CH ont mis la main à la pâte pour contribuer à leurs succès.

«Dickie Moore, en particulier, était un coéquipier extraordinaire. Scotty Bowman et le dg Lynn Patrick étaient allés chercher plusieurs anciens du Canadien et leur contribution à notre vestiaire et notre approche aux matchs a été énorme», se souvient Hall, qui à compter de sa deuxième saison a partagé le filet avec Jacques Plante, une autre légende du Tricolore.

Moore, qui avait pris sa retraite deux fois plutôt qu'une et qui s'occupait de son entreprise de location à Montréal, a reçu un appel des Blues à l'été 1967 pour effectuer un retour après deux ans d'inactivité. Sa contribution a été modeste en saison - cinq buts et huit points en 27 matchs -, mais son chant du cygne a été spectaculaire en séries, alors qu'il a mené les Blues avec sept buts et 14 points en 18 matchs.

Et puis, il y a Doug Harvey. À 42 ans, le meilleur défenseur de son époque n'était plus l'ombre de lui-même alors qu'il était joueur-entraîneur à Kansas City. Lorsque le club-école des Blues s'est fait éliminer en séries, Bowman lui a lancé un appel à l'aide. Les Blues allaient disputer un septième match face aux Flyers de Philadelphie et ils avaient cruellement besoin d'aide en défense.

«J'ai des frissons juste à y penser», se souvient Crisp. «Doug Harvey était fini, il était à Kansas City et ne jouait plus. Et il est sorti de nulle part pour nous aider à remporter le septième match contre les Flyers. Il a joué ce match-là sur une chaise berçante et il a tout contrôlé!»

Jumelé à Al Arbour, Harvey a joué plus de 40 minutes, et les Blues ont passé au tour suivant en vertu d'une victoire de 3-1. Aux yeux de Bowman, cette performance de Harvey est l'un des faits saillants de sa carrière d'entraîneur.

Quand Bobby Orr a volé

L'attrait de la nouveauté? Pas trop pour les gens de St. Louis. Ils n'étaient que 5000 ou 6000 spectateurs lors des premiers matchs des Blues, et de nombreux billets gratuits étaient distribués. «Le fait de nous rendre en finale de la Coupe Stanley dès notre première saison nous a aidés parce qu'à compter de la saison suivante, nous avons fait salle comble régulièrement», raconte Bowman.

En trois participations à la finale, les Blues ont été balayés par le Canadien (1968 et 1969) et par les Bruins de Boston (1970). «En trois ans, nous n'avons pas remporté un seul match de finale, mais on a quand même forcé les Bruins à la prolongation», note Hall. «Je me demande ce qu'ils pouvaient bien se dire dans le vestiaire. Ça leur a pris le fameux but de Bobby Orr...»

Les Blues n'ont plus jamais atteint la finale de la Coupe Stanley par la suite. Bowman, en brouille avec le propriétaire, est allé diriger le Canadien où il a pu soulever le trophée à cinq reprises. Hall y avait touché avec les Hawks en 1961. Al Arbour l'a remporté quatre fois en tant qu'entraîneur-chef des Islanders de New York, Terry Crisp, en tant que coach des Flames de Calgary...

Mais les fans de St. Louis, eux, attendent toujours.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer