Équipe Québec Féminin: le défi du manque de temps

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Abygail Martel (à gauche), de L'Ancienne-Lorette, est une des deux joueuses de la grande région de Québec qui s'alignent pour Équipe Québec Féminin.

Le Soleil, Pascal Ratthé

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(Québec) Au tournoi pee-wee, en général, les équipes sont formées depuis plusieurs mois. Les joueurs se connaissent, les entraîneurs ont depuis longtemps détecté les forces et les faiblesses de chacun. Les 19 joueuses d'Équipe Québec Féminin et leurs entraîneures, elles, sont réunies depuis... mardi.

Avant leur premier match du tournoi, jeudi (19h15) contre les Harfangs de Beauport, les filles n'auront eu que trois entraînements et un match hors-concours pour trouver la bonne recette. Un grand défi pour l'entraîneure-chef Caroline Ouellette et ses adjointes.

«Ça va être à nous, les entraîneures, de trouver quelles joueuses ont une belle chimie ensemble. C'est sûr qu'on n'a pas beaucoup de temps pour le faire», explique la grande vedette du hockey féminin, loin de se plaindre de la situation.

Si manque de cohésion il y a, ça n'a pas paru mercredi midi, aux Galeries de la Capitale. Les étoiles féminines ont pulvérisé l'Australie 9-1 dans une rencontre hors-concours. Les Ice Crocs sont toutefois inscrits dans l'Inter C, tandis que les filles évolueront dans l'Inter B.

L'an dernier, elles avaient fait sensation à leur premier match au Centre Vidéotron, malgré un revers de 2-0 contre les petits Rangers de New York de Mark Messier. Leur véritable moment de gloire est survenu trois jours plus tard, dans un aréna Marcel-Bédard bondé. Une victoire dramatique de 1-0 en prolongation contre les Voltigeurs de Drummondville. L'équipe avait toutefois perdu son match suivant à Beauport.

Une seule joueuse de retour

De cette formation, Noémie Rivest est la seule joueuse de retour. Ouellette décrit la défenseure comme une bonne leader. «Elle sait à quoi s'attendre. Elle est très calme sur la glace. Elle va nous aider dans la préparation des autres», explique l'entraîneure. La défenseure Maëlle Laplante (Lévis) et l'attaquante Abygail Martel (L'Ancienne-Lorette) sont les deux représentantes de la grande région de Québec.

L'équipe sera un peu moins imposante physiquement que l'an dernier, mais elle misera sur la vitesse, et sera très forte devant les filets et défensivement, croit Ouellette.

Quadruple médaillée d'or olympique, celle-ci sera accompagnée derrière le banc par un groupe tout étoiles. Ses coéquipières dans l'équipe nationale Marie-Philip Poulin, Kim St-Pierre et Catherine Ward seront ses adjointes, tout comme Valérie Bois et Camille Dumais, entraîneures d'Équipe Québec des moins de 18 ans.

Leur message aux joueuses : profitez du moment. «Je joue encore, et je sais comment la confiance en soi fait toute la différence. Je veux qu'elles jouent avec créativité, avec liberté», souligne Ouellette.

L'idole Gaston Gingras

Dans le dossier de presse de l'équipe, chaque joueuse nomme son idole. Neuf d'entre elles ont choisi l'une de leurs coachs, Marie-Philip Poulin (6) ou Caroline Ouellette (3). Plusieurs autres préfèrent une vedette de la LNH du moment, de Sidney Crosby à Carey Price. Dans les choix plus étonnants pour des filles de 12 ans se trouvent Guy Lafleur et Gaston Gingras...  Jean-Nicolas Patoine

Le baluchon d'Éric Lavigne

Après papa Éric, c'est au tour de Maël... (Le Soleil, Yan Doublet) - image 6.0

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Après papa Éric, c'est au tour de Maël Lavigne de tracer sa route sur la surface glacée. Mercredi, son équipe, le Cyclone du Séminaire Saint-François, l'a emporté 3-2 contre Shawinigan lors de la première journée du Tournoi international de hockey pee-wee de Québec.

Le Soleil, Yan Doublet

Choix de deuxième ronde des Capitals de Washington (25e au total) au repêchage de 1991, Éric Lavigne n'aura finalement disputé qu'un seul match dans la LNH. Une rencontre qui s'est terminée avec un pointage de 8-1 en faveur des Canucks de Vancouver sur les Kings de Wayne Gretzky, de Barry Melrose et, pour un soir seulement, de Lavigne.

Même si son rêve de jouer dans la LNH n'aura été que de très courte durée, le père de famille de trois enfants - trois jeunes joueurs de hockey - ne changerait pas grand-chose au parcours qui l'a mené jusqu'en Angleterre pour pratiquer son sport préféré jusqu'à l'âge de 35 ans.

«Je n'ai pas été épargné par les blessures au fil des ans et celle que j'ai subie à l'épaule à mon deuxième camp d'entraînement à Washington m'a empêché de signer un premier contrat professionnel avec les Capitals. Les médecins ont dit que mon épaule était finie, ce qui n'est pas rassurant pour un joueur qui aime jouer physique», raconte en souriant celui qui a pris part au Tournoi pee-wee au milieu des années 80.

Malgré tout, le défenseur a ensuite paraphé une entente de deux ans avec les Kings de Los Angeles, deux saisons passées avec Phoenix dans la Ligue internationale. «Les Kings m'ont rappelé pour un match présenté à Vancouver. Mon compagnon de chambre était le vétéran Charlie Huddy. Même si nous avions perdu 8-1, je m'étais bien tiré d'affaire et j'avais terminé le match avec un différentiel de seulement - 1.»

Lavigne a ensuite traîné son baluchon dans la Ligue américaine et jusqu'en Angleterre, où il a passé trois saisons avant de rentrer à la maison et terminer sa carrière dans la Ligue nord-américaine de hockey. «Je voulais tenter ma chance sur les grandes patinoires comme celles qu'on retrouve en Europe et j'ai bien aimé l'expérience. J'aurais joué là-bas quelques années de plus, mais il fallait bien que je revienne au Québec si je voulais fonder une famille et apprendre un métier qui allait me permettre de gagner ma vie pour les années à venir», confie-t-il en jetant un coup d'oeil sur la patinoire.

À 30 ans, il est retourné sur les bancs d'école, tout en disputant les dernières saisons de sa carrière avec Thetford, Saint-Georges, Québec et Sainte-Marie de Beauce. «À 35 ans, mon corps m'a fait comprendre que le temps était venu de mettre un terme à ma carrière», raconte sagement celui qui gagne maintenant sa vie comme électricien.

La relève

Mercredi, Lavigne trépignait à l'idée de voir son fils Maël, âgé de seulement 11 ans, donner ses premiers coups de patin sur la patinoire du Centre Vidéotron dans l'uniforme du Cyclone du Séminaire Saint-François. «Je lui ai téléphoné ce midi pour lui dire de profiter de l'expérience au maximum. À 11 ans, il a été retenu dans la classe Élites parce qu'il possède de bonnes mains et une bonne vision du jeu. Moi, ce sont plutôt mes épaules qui m'ont permis de jouer au hockey aussi longtemps», blague le paternel.

En arrière 2-0 à mi-chemin du duel les opposant aux Cataractes de Shawinigan, le Cyclone SSF est parvenu à remporter une dramatique victoire de 3-2 en prolongation quand Thomas Auger a profité d'une attaque en surnombre pour toucher la cible. Son coéquipier Simon-Olivier Fortin avait créé l'égalité avec 1,4 seconde à écouler à la troisième période avec un tir du poignet dans la partie inférieure du filet. 

Même s'il a été blanchi sur la feuille de pointage, Maël Lavigne était bien heureux du résultat du match. «On a gagné même si on perdait 2-0. Il n'y avait peut-être pas beaucoup de spectateurs dans les gradins, mais c'est vraiment impressionnant de jouer dans un endroit aussi grand», a raconté celui qui aimerait bien un jour suivre les traces de son joueur préféré dans la LNH, Connor McDavid. «Il est habile, rapide et possède une bonne vision du jeu.»

Au tournoi pee-wee, en général, les équipes sont... (Infographie Le Soleil) - image 7.0

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Infographie Le Soleil

En vitesse...

Julien Vignola et Jérémy Labrecque ont amassé deux points chacun dans la victoire de 2-0 des Rapides de Beauce-Nord sur les Gouverneurs de Sainte-Foy-Sillery (Inter C) lors du premier match du tournoi. Le jeu blanc a été crédité au gardien Dominic Leclerc... Pierre-Alex Dupuis a marqué une paire de buts pour mener les Éclaireurs de Lac-Etchemin à une victoire de 4-3 sur les Olympiques de Repentigny (Inter C). Mathieu Lefebvre et Jordan Côté ont marqué les deux autres buts des vainqueurs... William St-Pierre a réussi l'unique filet de l'Océanic de Rimouski qui s'est incliné 3-1 devant le Phoenix de Sherbrooke chez les Élites... Jérémi Miville, Zachary Nicolas et William Abraham ont amassé un but et une aide chacun pour conduire le Drakkar de Baie-Comeau à un gain de 4-1 sur les Voltigeurs de Drummondville dans un duel de la catégorie AA, qui regroupe seulement huit clubs cette année... Comme plusieurs écoles étaient fermées mercredi en raison de la tempête, quelques écoliers ont profité de cette journée de congé supplémentaire pour venir passer quelques heures au Centre Vidéotron.  François Ratté

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