Une saison wunderbar pour Draisaitl

Surnommé le «Gretzky allemand», Leon Draisaitl pourrait bien... (La Presse canadienne, Jason Franson)

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Surnommé le «Gretzky allemand», Leon Draisaitl pourrait bien devenir le pointeur le plus prolifique de son pays d'origine.

La Presse canadienne, Jason Franson

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La Presse Canadienne
Edmonton

À son arrivée en Amérique du Nord, Leon Draisaitl ne pouvait tout simplement pas se passer de la Ligue nationale de hockey.

Adolescent allemand vivant dans la petite ville de Prince Albert, en Saskatchewan, où il évoluait pour le club de la Ligue de l'Ouest, Draisaitl dit avoir regardé plus de matchs de la LNH que sa logeuse Carole Ring n'ait jamais vus. Et elle accueille des joueurs de hockey depuis des dizaines d'années. «Je suis certain qu'il y a certains soirs où elle devait souhaiter regarder autre chose, mais ça ne passait pas pour moi», se rappelle-t-il en riant.

Bien que Connor McDavid lui fasse parfois ombrage, Draisaitl est déjà une étoile à part entière au sein des Oilers d'Edmonton. L'attaquant de 21 ans fait partie des 20 meilleurs marqueurs du circuit en vertu de ses 17 buts et 42 points en 49 matchs. Il abaissera bientôt les statistiques - 19 buts et 51 points - amassées à sa première campagne.

L'Allemagne a produit moins de 20 joueurs établis dans la LNH, mais le hockey a toujours fait partie de l'ADN de Draisaitl. Son père, Peter, a longtemps évolué au centre et s'est ensuite recyclé comme entraîneur. C'est lui qui a aidé à développer le sens du jeu de Leon.

Maniaque de la LNH

«Il semble toujours trouver les mots justes pour moi, que ce soit pour m'encourager ou me donner un tuyau», a déclaré le jeune Draisaitl, qui parle à son père après chaque rencontre. «Idem pour le reste de ma famille, y compris ma soeur, qui a passé plusieurs heures dans les arénas froids et minables de l'Allemagne. Je ne serais pas rendu où je suis sans eux.»

Draisaitl est un mordu de la LNH. Avant d'y accéder, il étudiait ses joueurs - particulièrement l'ex-Red Wing Pavel Datsyuk et le capitaine des Kings Anze Kopitar - de très près. Il regarde toujours un match quand il se retrouve chez lui, une tradition qui remonte à son séjour au sein des Raiders de Prince Albert.

Les Raiders se sont servis du deuxième choix au total au repêchage international de la Ligue canadienne de hockey pour sélectionner Draisaitl en 2012. Leur directeur général de l'époque, Bruno Campese, n'était toutefois pas certain de pouvoir compter sur le centre au physique imposant.

De leur côté, les Draisaitl n'étaient pas très entichés de Prince Albert. Peter Draisaitl n'était pas convaincu qu'il s'agissait du meilleur endroit pour son fils.

Campese, maintenant un dépisteur pour les Golden Knights de Vegas, s'est donc rendu à Cologne pour expliquer pendant deux jours et demi pourquoi Prince Albert était le meilleur tremplin vers la LNH et le premier tour du repêchage.

Pour Draisaitl, qui avait l'option de jouer pour un club professionnel en Europe, cette visite de Campese a pesé lourd. «La meilleure chose qui soit arrivée à Leon est qu'il soit venu jouer dans la LCH», a déclaré Bruce Hamilton, le propriétaire, président et directeur général des Rockets de Kelowna, dernier arrêt de Draisaitl dans la Ligue de l'Ouest. «Il n'aurait jamais atteint son niveau actuel en jouant en Europe, je vous le garantis.»

Le «Gretzky allemand»

Passeur hors pair, Draisaitl semble vouer à piloter son propre trio à longue échéance pour les Oilers. Mais depuis le début de décembre, McDavid et lui ont été exceptionnels. Les deux ont d'ailleurs amassé 25 points en 25 matchs au cours de cette séquence, la septième meilleure de la ligue avant les rencontres de mardi.

Avec 102 points en 158 matchs, Draisaitl a d'excellentes chances de surpasser les 487 points en carrière de Marco Sturm, meilleur pointeur allemand de l'histoire du circuit Bettman. Il pourrait aussi aspirer à rejoindre Walt Tkaczuk, qui possède la double-nationale canado-germanique (678 points en 945 matchs). 

Celui que l'on surnommait le «Gretzky allemand» avant son arrivée dans la LNH a déjà passé une année sans jouer au hockey afin de tenter sa chance au soccer, sport no 1 en Allemagne. Ça n'a pas duré. «J'imagine que j'ai toujours eu un faible pour le hockey.»

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