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Hitchcock travaille main dans la main avec son successeur chez les Blues

Mike Yeo vit une situation pour le moins... (La Presse canadienne, Liam Richards)

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Mike Yeo vit une situation pour le moins particulière chez les Blues de St. Louis. Embauché comme adjoint de Ken Hitchcock, il sait déjà que ce dernier partira à la fin de la présente campagne. Il sait également que c'est lui qui succédera au vétéran entraîneur-chef la saison prochaine.

La Presse canadienne, Liam Richards

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La Presse

(St. Louis) Il n'y a pas si longtemps, le poste de Ken Hitchcock chez les Blues de St. Louis semblait fragilisé par des fins de saison en queue de poisson. Mais après une récolte de 107 points l'an dernier et une présence en finale d'association, Hitchcock s'est donné les moyens de partir selon ses propres termes. Ainsi, il a signé une nouvelle entente d'un an avec les Blues, et il a été convenu qu'il serait de retour à la barre de l'équipe pour une dernière saison.

«Je ne coacherai plus après cette saison-là, c'est terminé», avait-il lancé après l'élimination des Blues aux mains des Sharks de San Jose.

Mais, comme quoi Hitchcock est autant partie prenante de l'évolution des Blues que peut l'être le directeur général Doug Armstrong, les deux hommes ont eu l'étonnante idée d'embaucher un entraîneur qui agirait à titre d'adjoint cette saison et qui prendrait le relais comme entraîneur-chef la saison prochaine.

Ils ont jeté leur dévolu sur Mike Yeo, qui avait été congédié par le Wild du Minnesota en février dernier. Mike Yeo qui, à l'âge de 37 ans, avait été préféré à... Hitchcock pour diriger le Wild il y a cinq ans! «Je ne suis pas sûr que quelqu'un ait déjà vu ça», a lancé le centre Paul Stastny, lundi, à propos de cette façon de faire atypique.

Or, ça démontre dans quel esprit de continuité les Blues cherchent à passer le témoin. Ken Hitchcock valorise le legs et la transmission de connaissances, et il est heureux de pouvoir faire pour Yeo ce que Bob Gainey a fait pour lui chez les Stars de Dallas dans les années 90.

«J'ai été chanceux, j'ai travaillé six ans avec Bob. J'ai appris d'un homme qui avait été coach. Il tenait un journal de bord et, chaque jour, je le recevais sur mon bureau : ce qui ressortait d'un match, d'un entraînement, etc. Il m'a tout appris de la façon de penser des joueurs, du concept d'équipe et du niveau d'énergie. Je ne serais pas dans la Ligue nationale n'eût été de lui. Il a fait d'un coach des ligues mineures un entraîneur de la LNH.»

Malgré son jeune âge, Yeo a déjà un bon bagage d'expérience dans le circuit. Il a accepté le défi des Blues parce que, d'une part, il souscrivait à leur façon de jouer et, d'autre part, il y voyait une excellente occasion d'apprentissage.

Adjoint avant tout

«Mon travail cette année est de m'assurer que je suis un bon adjoint à Ken Hitchcock, a précisé Yeo. Je pense avoir fait de bonnes choses en tant qu'entraîneur-chef et d'avoir quelques idées solides, sauf que ce que j'ai devant moi, c'est la chance d'apprendre. Si je me présente ici en essayant seulement d'implanter mes idées, je n'en apprendrai pas de nouvelles.»

Hitchcock veut bien partager ses connaissances avec Yeo, mais il ne fait rien qui soit en prévision du moment où Yeo aura pris les commandes. Car c'est une grosse année pour les Blues, et Hitchcock n'a d'yeux que pour cette saison.

«Mike doit rentrer chez lui le soir et prendre des notes mais pour le moment, il est un très bon adjoint pour moi. Son boulot est de bien me faire paraître et il le fait très bien!»

Ce que les Blues ont fait là est unique, admet Mike Yeo. «C'est unique pour Ken, pour moi et pour les joueurs. Mais il n'y a aucune confusion en termes de communication parce que mon message n'est que le prolongement du message de Ken.

«Lui et moi avons passé beaucoup de temps ensemble avant que j'accepte le poste et c'était très encourageant de constater que nous avions une vision semblable du hockey. On voyait beaucoup les mêmes choses. Cela dit, nous sommes deux personnes, et je n'essaierai pas d'être Ken Hitchcock. J'apprends beaucoup de choses - et, à coup sûr, il y a des choses que je ferai différemment -, mais c'est bien de pouvoir le regarder prendre des décisions et de pouvoir voir ensuite quel impact elles ont sur notre équipe.»

Perron plus mature et plus complet

David Perron a récemment connu une séquence de... (AP, Billy Hurst) - image 3.0

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David Perron a récemment connu une séquence de huit matchs avec au moins un point (3 buts et 11 points).

AP, Billy Hurst

David Perron en est à un deuxième séjour en carrière avec les Blues de St. Louis, l'organisation qui l'avait repêché en 2007. Le joueur qu'ils ont rapatrié est beaucoup plus complet qu'autrefois, si bien que Perron écoule désormais les pénalités, en plus de jouer à quatre contre quatre et en avantage numérique et d'affronter les meilleurs trios adverses. «Ça arrive souvent que je suis sur la glace durant la dernière minute de jeu, peu importe qui mène, précise-t-il. C'est le fun d'avoir toutes ces responsabilités-là.» Le déclic semble s'être fait la saison dernière alors qu'il évoluait avec les Ducks d'Anaheim. Visiblement, le fait d'évoluer au sein d'une équipe plus lourde et plus à même d'imposer sa présence en zone offensive sourit à Perron. Ce dernier a récemment connu une séquence de huit matchs avec au moins un point (3 buts et 11 points). 

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