Manon Rhéaume: une passion à partager

L'ex-gardienne de but Manon Rhéaume joue un rôle... (La Presse canadienne, Paul Chiasson)

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L'ex-gardienne de but Manon Rhéaume joue un rôle actif avec Little Caesars, une organisation de hockey mineur associée aux Red Wings de Detroit, notamment en dirigeant la formation des filles de 12 ans et moins.

La Presse canadienne, Paul Chiasson

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Michel Lamarche
La Presse Canadienne
Montréal

Un quart de siècle après avoir écrit l'histoire en devenant la première femme à garder les buts lors d'un match du calendrier régulier de la LHJMQ, Manon Rhéaume n'a rien perdu de sa passion pour le hockey. Et elle prend les moyens pour la transmettre aux générations suivantes.

«Quand j'ai réalisé que mon histoire avait eu un impact véritable sur les jeunes filles, j'ai voulu m'impliquer, prendre mon expérience et la partager d'une autre façon avec elles», explique Rhéaume, que La Presse canadienne a rencontrée chez elle en banlieue de Detroit.

«Aujourd'hui, je suis capable de diriger une équipe de jeunes filles et d'aider un programme de hockey. J'ai toujours été passionnée de hockey, j'ai passé ma vie dans les arénas et j'ai joué au niveau professionnel. D'avoir la chance de gagner ma vie dans le sport que j'aime, je ne peux pas demander mieux.»

Le quotidien de la native de Lac-Beauport lui permet de redonner au sport qui l'a menée à deux médailles d'or aux Mondiaux féminins, en 1992 et en 1994, et une d'argent aux Jeux olympiques de Nagano, les premiers à présenter cette discipline en 1998.

Elle redonne en partie grâce à une fondation qui porte son nom et qui offre depuis 2008 des bourses d'études aux filles de moins de 19 ans afin de réaliser leurs objectifs sportifs. Elle le fait aussi en jouant un rôle actif avec Little Caesars, une organisation de hockey mineur associée aux Red Wings de Detroit.

Parmi ses fonctions, elle agit à titre de gérante du volet féminin et dirige la formation des filles de 12 ans et moins. Bien sûr, on la verra sur la patinoire lors de cliniques réservées aux gardiennes de but.

Elle est aussi censée collaborer avec le comité organisateur des Mondiaux féminins de 2017, qui seront présentés à Plymouth, à moins de 10 kilomètres de chez elle.

Heureuse derrière le banc

De tous ces rôles, c'est celui d'entraîneuse qui semble la stimuler le plus. «Quand j'arrive à l'aréna et que je suis derrière le banc, j'ai toujours le sourire. J'aime ça, c'est là où je me sens bien parce que je sais que j'aide des jeunes, que je fais partie de leur progression. Si je peux leur apporter quelque chose de positif, c'est satisfaisant.»

Et tout indique que Rhéaume atteint son objectif car ses joueuses l'adorent. Leurs parents aussi.

L'un d'eux, Tim Bryant, franchit au moins trois fois par semaine la distance aller-retour de 805 km entre Traverse City et Southfield pour permettre à sa fille Sydney de porter les couleurs du Little Caesars. «La structure du hockey féminin n'est pas très bonne à Traverse City. Mais il y a aussi le fait que Manon organise les meilleurs entraînements qui soient.»

«Ce que j'aime avec Manon, c'est que ce n'est pas une question de victoire à tout prix. Elle veut que nous ayons du plaisir», mentionne de son côté Cassie Hall, une attaquante qui rêve aux Jeux olympiques et à une carrière au hockey universitaire.

 Pour l'instant, Rhéaume compte demeurer avec les 12 ans et moins, où elle peut se concentrer sur les éléments de base du hockey. «Je suis nouvelle avec cette organisation, et nous voulons changer l'image du hockey en général que la victoire passe avant tout. Il faut être là pour développer les jeunes, surtout les filles car elles ne jouent pas au hockey pour se rendre dans la Ligue nationale.

«À cet âge, ce n'est pas nécessaire de leur apprendre un système ou comment jouer en avantage numérique. C'est plus important de leur enseigner comment patiner, tirer au but, passer la rondelle, et comment réagir après une défaite ou un mauvais match. Et c'est prouvé qu'après l'âge de 12 ans, il devient plus difficile de se débarrasser de mauvaises habitudes.»

Pionnière du hockey féminin

En participant à un match de la saison régulière de la LHJMQ en 1991, puis à une rencontre préparatoire dans la LNH en 1992, Manon Rhéaume a fortement contribué à faire progresser le hockey féminin, affirme Danièle Sauvageau. «Ç'a été un moment très important dans l'histoire du hockey féminin, un moment très positif, même si beaucoup disaient qu'il s'agissait d'un stunt de marketing. C'est une porte qu'elle a ouverte qui ne pouvait plus se refermer.

«Pour moi, Manon était une ambassadrice», ajoute Sauvageau, qui a participé à six Jeux olympiques comme entraîneure, directrice générale et conseillère de l'équipe nationale. «Elle ouvrait des portes, faisait jaser à cause de ses actions. Elle faisait émerger la réflexion. Sans ces moments, nous n'aurions pas ce que nous avons aujourd'hui. Le nom de Manon Rhéaume est connu sur la planète au niveau du hockey féminin.»

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