Galchenyuk en nette progression

Grâce à ses 6 buts et à ses 12 passes... (La Presse, Bernard Brault)

Agrandir

Grâce à ses 6 buts et à ses 12 passes en 17 rencontres, Galchenyuk trône au sommet du classement des marqueurs du Canadien.

La Presse, Bernard Brault

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Michel Lamarche
La Presse Canadienne
Brossard

Ça semble maintenant officiel : les dirigeants d'Équipe Amérique du Nord se sont trompés au sujet d'Alex Galchenyuk lors de la Coupe du monde. Après une éclatante fin de campagne au moment où son équipe n'avait cependant plus d'enjeu véritable, il a repris là où il avait laissé.

Grâce à ses 6 buts et à ses 12 passes en 17 rencontres, Galchenyuk trône au sommet du classement des marqueurs du Canadien. Jeudi matin, il occupait même le sixième échelon dans la LNH, à égalité avec Patrick Kane (Chicago) et Vladimir Tarasenko (St. Louis), deux super-vedettes du circuit Bettman. Il n'accusait que trois points de retard sur les meneurs, Nikita Kucherov (Tampa Bay) et Mark Scheifele (Winnipeg), et se classait au quatrième rang parmi les attaquants de la LNH avec un ratio de + 12.

Dans le revers contre la Floride mardi, Galchenyuk a inscrit un point dans un sixième match consécutif, un sommet personnel. À ses 39 dernières rencontres, il a amassé 22 buts et 18 aides, une production qui équivaut à une récolte de 84 points, transposée sur une saison de 82 matchs.

«Je regarde sa courbe de progression, et on aime ce que l'on voit», a noté l'entraîneur-chef Michel Therrien. «On continue de travailler avec lui. Il est encore très jeune. Cette saison, c'est la première année que l'on envisageait de le mettre dans cette position parce qu'on a vu sa courbe de progression, et jusqu'à maintenant, il réagit très bien. Mais on est tous conscients qu'il a des choses à améliorer, ce qui est tout à fait normal.»

L'étincelle en février dernier

Le déblocage a commencé le 24 février 2016 lorsque Galchenyuk a inscrit deux buts, dont le filet victorieux, dans un gain surprise de 4-3 à Washington. Une semaine plus tard, il apprenait qu'il ne faisait pas partie de la première sélection d'Équipe Amérique du Nord. À compter de cette date, le jeune Américain a récolté 13 buts et 6 aides en 19 rencontres et connu cinq matchs de deux buts.

Malgré tout, Galchenyuk a de nouveau été laissé de côté lorsque le dg Peter Chiarelli a ajouté les sept joueurs manquant à sa formation. «Le seul moment où je me suis senti un peu frustré, c'est lors de la première sélection au milieu de la saison. J'ai fait ce que je devais faire pour démontrer que c'était une erreur et pour me prouver que je devrais faire partie de l'équipe. Le reste ne m'appartenait pas.»

Galchenyuk donne l'impression de vouloir continuer sur cette lancée, et il ne laisse rien au hasard. Plus tôt cette saison, on l'a vu se présenter lors de séances d'entraînement optionnelles. Jeudi midi, il a été l'un des derniers à quitter la patinoire.

«Je demeure très affamé et j'essaie d'être performant soir après soir. C'est à cela que je pense. Tous les joueurs dans la LNH travaillent fort, tous les joueurs possèdent un talent spécial et je dois m'assurer que j'améliore mes habiletés jour après jour. Je ne dois jamais être satisfait et je dois continuer de travailler.»

La disette de Plekanec lui pèse un peu

Même s'il est toujours efficace défensivement, Tomas Plekanec... (Photothèque Le Soleil) - image 3.0

Agrandir

Même s'il est toujours efficace défensivement, Tomas Plekanec est bien conscient qu'avec un salaire de 6 millions $, il doit en faire plus à l'attaque.

Photothèque Le Soleil

Tomas Plekanec n'a jamais été confondu avec un marqueur de premier plan, mais il a été un joueur 70 points en 2009-2010 et de 60 points, il y a deux ans à peine. C'est pourquoi la sécheresse offensive qu'il vit ces jours-ci commence à lui peser un peu.

«Il y a un seul but à ma fiche. Bien sûr que c'est un poids sur mes épaules», a-t-il reconnu jeudi avant de sauter dans l'avion à destination de Raleigh. «J'aimerais bien avoir cinq ou six buts à ma fiche. Est-ce que je pourrais avoir cinq ou six buts à ma fiche présentement? Probablement, mais je ne les ai pas, et c'est à moi de trouver une façon de convertir mes chances de marquer.»

Au moment où le Canadien se prépare à affronter les Hurricanes, vendredi en Caroline, le Tchèque de 34 ans a seulement un but et quatre aides au compteur et il n'a aucun point à ses quatre derniers matchs. Les plus méchants feront remarquer que son seul but s'est avéré un cadeau de la part du gardien Michael Neurvith (Philadelphie), le 5 novembre.

Dans le camp montréalais, on aime souvent rappeler l'efficacité de Plekanec dans les missions défensives, mais en cette ère de plafond salarial et de chiffres analysés sous tous les angles, un joueur dont le salaire a un impact de 6 millions $ sur la masse salariale doit souvent offrir plus que du jeu défensif. «C'est bon d'empêcher les meilleurs joueurs adverses de marquer, mais tu ne veux pas non plus rester à l'arrière sans rien faire en attaque», admet-il.

Tout va bien physiquement

Peut-il encore être un homme de 60 points? Plekanec hésite un peu. «Je ne sais pas si je peux atteindre ce chiffre. Ça dépend toujours du rôle qu'on te donne. Je ne joue plus vraiment en avantage numérique, et il y a plusieurs éléments qui sont nécessaires pour être en mesure de jouer avec ce petit extra au chapitre de la confiance. Mais ce n'est pas un drame. Nous avons une très bonne équipe, et mon rôle aide l'équipe à gagner. Je ne cherche pas à savoir si je vais récolter 40, 50 ou 60 points cette saison. J'essaie seulement de trouver une façon et d'obtenir plus de buts.»

C'est le bout le plus difficile selon Plekanec, qui jure que, physiquement, tout va très bien. C'est juste que, ces temps-ci, la rondelle ne roule pas du proverbial bon côté.

«Des fois, tout va directement dans le filet et des fois, il pourrait y avoir deux filets déserts côte à côte et je raterais la cible quand même. C'est comme ça. C'est drôle mais c'est frustrant, et ce n'est pas facile de passer à travers ça. Mais l'équipe joue bien et quand tu gagnes, ça se prend mieux.

«Une telle disette, si c'est parce que tu ne te sens pas bien physiquement ou que tu as du mal à patiner - et ce n'est pas mon cas -, c'est plus facile de s'en sortir, parce que tu peux te mettre à travailler plus fort. Tu peux aller au gym, sauter sur le vélo stationnaire ou aller courir. Mais je me sens bien physiquement. Il faut seulement que je m'en sorte, que je trouve une façon.»

Malgré tout ça, Plekanec garde le moral. «J'ai des occasions de marquer, mais on dirait que je ne suis pas capable d'atteindre quoi que ce soit présentement. La saison est encore jeune. Je ne lâche pas. Ça va finir par arriver...» La Presse

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer