Marchessault contre les mythes

Ignoré lors du repêchage de la Ligue nationale... (AP, Chris O'Meara)

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Ignoré lors du repêchage de la Ligue nationale de hockey, Jonathan Marchessault a eu sa première chance dans le circuit Bettman la saison dernière, avec le Lightning de Tampa Bay. Il avait 24 ans. Joueur autonome sans compensation, il a signé, cet été, un contrat avec les Panthers de la Floride.

AP, Chris O'Meara

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La Presse

(Montréal) L'histoire de Jonathan Marchessault, véritable moteur de l'attaque des Panthers de la Floride en ce début de saison, n'est pas anodine. Jamais repêché, il a dû attendre jusqu'à la saison dernière, à 24 ans, pour avoir une véritable première chance dans la LNH. Pourtant, dans la Ligue américaine, il a toujours produit à un rythme élevé (263 points en 306 matchs).

L'an passé, avec le Lightning de Tampa Bay, il a donc disputé 45 matchs, récoltant 18 points. Sa production était loin d'être vilaine pour un joueur employé à peine 12 minutes par match.

L'été venu, Marchessault est devenu joueur autonome sans compensation. Selon le Tampa Bay Times, le Lightning lui a offert un contrat similaire à celui qu'il a signé avec les Panthers de la Floride : deux ans, à un volet, ce qui lui garantit un salaire de la LNH même s'il est rétrogradé dans la Ligue américaine.

«Quand j'ai vu que les Panthers ne ramèneraient pas des joueurs qu'ils avaient obtenus à la date limite des transactions, j'ai vu qu'il y aurait de belles occasions ici», a raconté l'ancien des Remparts de Québec, mardi matin, au Centre Bell. «C'était une des équipes les plus intenses le 1er juillet. J'étais content de voir qu'ils étaient aussi intéressés à moi. Pour un joueur qui veut commencer dans la LNH, c'est juste ça que je veux, une équipe qui croit en moi.»

Victime de sa taille

Le salaire annuel de Marchessault : 750 000 $, une véritable aubaine en ce début de saison. Avant les matchs de mardi, il comptait 14 points, ce qui le plaçait à égalité au 21e rang de la LNH. Au sein de son équipe, il était loin devant les neuf points de Vincent Trocheck, deuxième au classement de l'équipe.

Mais en termes de coût par point, il vient au premier rang de la LNH. On exclut du calcul les joueurs qui ont des contrats de recrue puisque, d'une part, ces joueurs sont admissibles à plusieurs bonis et, d'autre part, leurs salaires sont limités par la convention collective.

Dès qu'il est question de petits attaquants capables de produire, les mêmes exemples ressortent constamment. Dans l'ancienne génération, il y a eu Martin St-Louis, que Marchessault cite d'ailleurs comme une inspiration. Et dans la LNH d'aujourd'hui, Johnny Gaudreau est le nom qui revient souvent.

Cela dit, en ce début de saison, un nombre grandissant de joueurs de petite taille parviennent à se démarquer offensivement. Avant les matchs présentés mardi dans la LNH, 83 attaquants totalisaient 10 points ou plus jusqu'ici cette saison. De ce nombre, six mesurent 5'9'' ou moins : Marchessault, Gaudreau, Paul Byron, Brad Marchand, Mats Zuccarello et Cam Atkinson.

Six autres sont plus grands, mais pèsent 180 lb ou moins : Artemi Panarin, Mitch Marner, Travis Konecny, Nikolaj Ehlers, Patrick Kane et Nikita Kucherov.

C'est donc dire que 12 des 83 attaquants les plus productifs de la LNH peuvent être considérés comme étant de petit gabarit. Ces chiffres seront évidemment à revoir en fin de saison, quand le jeu va se resserrer et que certains ressentiront l'usure des matchs. Mais d'ici là, ces statistiques rappellent qu'il y a moyen d'être petit et productif dans la LNH.

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