Makarov rejoint Larionov

Claude Giroux des Flyers de Philadelphie et Leo... (La Presse canadienne, Nathan Denette)

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Claude Giroux des Flyers de Philadelphie et Leo Komarov des Maple Leafs de Toronto ont pris part à une mise au jeu protocolaire en compagnie des nouveaux intronisés au Temple de la renommée du hockey à Toronto, vendredi. Rogatien Vachon, Kalli Quinn pour son père Pat, Eric Lindros et Sergei Makarov deviendront officiellement des immortels lundi.

La Presse canadienne, Nathan Denette

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(Québec) Ensemble, ils ont fait les beaux jours de la formation de l'Armée rouge, au début des années 80. Lundi, le légendaire hockeyeur russe Igor Larionov accueillera finalement son ancien ailier droit, Sergei Makarov, au Temple de la renommée du hockey, à Toronto.

Intronisé en 2008, Larionov est heureux de voir son coéquipier de près de 10 ans, Sergei Makarov, le rejoindre finalement au panthéon. En compagnie de l'ailier gauche Vladimir Krutov, ils ont formé la célèbre ligne KLM, qui a fasciné le monde du hockey à son émergence sur la scène internationale.

Auteur de 322 buts et de 388 passes en 519 matchs dans la Ligue soviétique de 1978 à 1989, Makarov était demeuré productif après son passage dans la LNH, cumulant 134 buts et 250 passes en 424 matchs avec les Flames, les Sharks et les Stars, entre 1989 et 1997. Sur le plan international, il a notamment remporté deux médailles d'or olympiques, huit médailles d'or au Championnat du monde, deux médailles d'or au Championnat mondial junior et une Coupe Canada.

«J'ai joué tellement d'années avec Sergei Makarov, huit ans dans la Ligue soviétique et deux ans à San Jose. C'est une longue tranche de vie à jouer avec le même gars. C'était tellement un grand joueur de hockey, un grand coéquipier, qui avait des habiletés incroyables, une détermination hors du commun à être le meilleur. Il cherchait constamment une manière de s'améliorer. C'est ce que je retiens le plus de Sergei Makarov», a raconté Larionov, l'un des 14 membres du comité de sélection du Temple de la renommée, qui accueillera, outre Makarov, Pat Quinn, Eric Lindros et Rogatien Vachon, lundi.

Quand il se rappelle l'époque de l'Armée rouge, Larionov, qui est aujourd'hui agent de joueurs, compare le jeu de la ligne KLM à une sorte d'expérience mystique.

«On nous ajoutait Krutov et, soudainement, le jeu s'élevait à un autre niveau. Il n'y avait pas de limite à ce qu'on pouvait accomplir. On sautait sur la glace ensemble et on pensait en unité. On traversait les obstacles ensemble et on gagnait les matchs ensemble. Ça a été une expérience inoubliable que de jouer avec Sergei Makarov», a-t-il poursuivi.

«Ç'a été phénoménal»

Plus qu'un simple trio, la ligne KLM était en fait une unité de cinq, complétée par les défenseurs Vyacheslav Fetisov et Alexei Kasatonov. Elle avait reçu le surnom d'«unité verte», en raison de la couleur de ses chandails. «Ç'a été phénoménal, toute cette décennie à jouer au hockey avec eux», convient Larionov.

Si bien qu'il s'étonne qu'il ait fallu près de 20 ans après la fin de sa carrière pour que Makarov accède finalement au Temple de la renommée.

«En même temps, il y a tellement de joueurs! Ce n'est pas un travail facile que d'être sur ce comité. Cela dit, quand on regarde les accomplissements de Makarov, c'est tout simplement incroyable. J'ai donc très hâte à lundi, parce que je suis celui qui va lui présenter sa plaque. C'est un bel accomplissement pour Sergei, mais aussi pour le hockey soviétique et le hockey russe. Il mérite amplement d'entrer au Temple de la renommée comme un membre de la fameuse ligne KLM», a soutenu l'ancienne gloire des Canucks, des Sharks et des Red Wings.

Larionov se réjouit également de l'intronisation de Pat Quinn, à titre posthume. L'ancien joueur, entraîneur-chef et directeur général est celui qui avait offert à Larionov son premier contrat dans la LNH, avec les Canucks de Vancouver.

«Pat, c'est un homme très respecté, autant par sa contribution comme directeur général que comme entraîneur. C'était un gentleman. C'était tellement un bon homme, avec une bonne famille. C'est lui qui m'a fait venir à Vancouver, qui m'a donné cette opportunité, qui a fait du Canada ma deuxième maison. Je lui dois beaucoup.»

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