Columbus pulvérise le Canadien

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Scott Hartnell (43) marque le sixième but des Blue Jackets. Al Montoya est devenu le premier gardien du Canadien à accorder 10 buts dans un match depuis André Racicot, le 13 décembre 1992, face aux Rangers de New York.

AFP, Kirk Irwin

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(Columbus) Il fallait bien que le Canadien finisse par perdre un match en temps réglementaire. Mais fallait-il vraiment que ce soit de cette manière?

Deux jours après avoir joué de façon «inacceptable» dans un gain de 3-0 malgré une domination de 42-21 au chapitre des tirs par les Canucks de Vancouver, le Canadien a été humilié 10-0 par les Blue Jackets de Columbus.  Le Canadien (9-1-1) avait accordé 14 buts lors de ses 10 premiers matchs cette saison.

«On le voyait venir comme une grosse balle courbe», a déclaré Michel Therrien, qui n'aurait pu recevoir pire cadeau de  ses joueurs pour son 53e anniversaire de naissance. «Tant que tu ne te brûles pas, il n'y a jamais de bonnes choses qui vont arriver.»

Al Montoya, qui n'avait jamais accordé plus de sept buts dans une rencontre, est devenu le premier gardien du Canadien à accorder 10 buts dans un match depuis André Racicot, le 13 décembre 1992 face aux Rangers de New York. Laissé à lui-même, il est demeuré dans le match et a repoussé 30 tirs.

«Ça a été une décision très difficile que de laisser Montoya dans le match», a noté Therrien. «C'est une décision qu'on a prise en équipe au courant de la deuxième période et Stéphane Waite est allé parler à Al entre la deuxième et la troisième pour lui expliquer la situation.»

Même le canon n'a pas réveillé le Tricolore

Même les coups de canon après chaque but des locaux n'ont pas suffi pour réveiller les joueurs du Canadien, qui n'ont jamais vraiment fait preuve de caractère. «Un cauchemar, c'est exactement ce que c'était», a reconnu Max Pacioretty. «C'est exactement le résultat qu'on méritait ce soir. Une chance qu'on joue demain [samedi], on pourra d'oublier ça rapidement. Mais c'est dur à avaler de se faire marquer autant de buts.» 

L'embarras rappelait la dégelée de 11-1 contre Detroit le 2 décembre 1995 lors du dernier match de Patrick Roy dans l'uniforme bleu-blanc-rouge. De fait, le CH n'avait jamais accordé 10 buts dans un match depuis cette date.

Nick Foligno, Cam Atkinson, Josh Anderson et Scott Hartnell ont inscrit deux buts chacun, tandis que Seth Jones et David Savard ont aussi touché la cible. Alexander Wennberg a récolté quatre aides tandis que Sergei Bobrovsky repoussait 30 lancers, aidant les Blue Jackets à signer la victoire la plus convaincante de l'histoire de l'équipe.

Seize patineurs des Blue Jackets ont récolté au moins un point dans la rencontre. Seuls les jeunes Lukas Sedlak et Ryan Murray sont restés bredouilles. Jamais dans son histoire Columbus n'avait marqué autant de buts dans un match.

«En plus de ce qu'on faisait bien, il n'y a pas grand-chose qui allait pour eux», a indiqué l'entraîneur-chef John Tortorella. «C'est une bonne équipe qui est bien coachée. Un entraîneur sait quand les choses commencent à s'effondrer pour son équipe. Je suis content d'avoir été du bon côté cette fois-ci car j'ai déjà été de l'autre côté.»  Avec La Presse canadienne

Gagner à la croisée des chemins

Après avoir quitté les Oilers d'Edmonton au terme... (AFP, Harry How) - image 3.0

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Après avoir quitté les Oilers d'Edmonton au terme de la saison 2013-2014, Sam Gagner est passé par les Coyotes de l'Arizona et les Flyers de Philadelphie avant d'aboutir avec les Blue Jackets de Columbus cette saison.

AFP, Harry How

Sam Gagner a vu sa carrière déraper après des années de stagnation à Edmonton. Il s'est mis à changer d'adresse et, à 27 ans seulement, il est déjà à la croisée des chemins. Il s'accroche à son poste à Columbus grâce à ses quatre points en sept matchs, avant celui contre le Canadien, vendredi soir.

«Il sait que c'est sa dernière chance et il s'est préparé en fonction de cela», a indiqué John Tortorella, l'entraîneur-chef des Blue Jackets. «Je l'ai retranché il y a deux semaines parce qu'il ne jouait pas bien et n'était pas suffisamment impliqué. Depuis, il a saisi sa chance, mais il doit continuer de le faire car d'autres cherchent à prendre sa place dans la formation.

«Il a fait de gros jeux pour nous jusqu'à maintenant et je suis derrière lui», a assuré Tortorella. «Il est constamment monté et descendu comme un siège de toilette depuis le début de sa carrière et je suis content qu'il nous ait montré son désir de jouer.»

Tortorella voit en Gagner un ailier bien plus qu'un joueur de centre, car il n'a plus à se soucier de certaines missions défensives. Et il a été surpris de voir la chimie qui opérait entre Scott Hartnell et Gagner. On leur a confié le centre recrue Lukas Sedlak, lui-même à l'aise avec les tâches défensives, et les Blue Jackets se retrouvent tout à coup avec un quatrième trio qui est à des lieues des matamores d'autrefois, ou même du trio chargé avant tout de remplir des missions défensives.

Cinq Blue Jackets à la Série mondiale

Gagner faisait partie du groupe de cinq joueurs des Blue Jackets ayant fait le trajet de deux heures vers Cleveland, mercredi, pour assister au septième match de la Série mondiale remporté 8-7 par les Cubs en 10e manche. «Je ne suis pas un grand fan de baseball, mais je cours les grands événements sportifs», avait raconté jeudi Brandon Dubinsky. Ryan Murray, Dalton Prout et Josh Anderson étaient aussi du voyage. Tout ce beau monde était revenu aux petites heures du matin jeudi, mais ça n'avait pas trop paru à l'entraînement... ni lors de l'écrasante victoire contre le Canadien, vendredi.

«De se retrouver devant ces deux équipes qui n'avaient pas gagné depuis une éternité, c'était exceptionnel», a aussi raconte Dubinsky. «L'atmosphère et les émotions étaient en montagnes russes et c'était fatigant juste à regarder! Je pouvais imaginer ce que c'était que d'être sur le terrain.»

Les séries de baseball lui rappellent celles au hockey. «Chaque lancer est comme chaque présence sur la glace. Chaque revirement ou chaque mise en échec est l'équivalent d'un coup retenu, d'un ballon-sacrifice... Tout devient important. Et au plan mental, les stratégies, les guerres psychologiques et les changements de momentum se ressentent de la même manière.»

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