Jonathan Drouin poursuit sur sa lancée

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Plus confiant et plus expérimenté, Jonathan Drouin (27) a une meilleure vision du jeu cette saison.

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La Presse Canadienne
Montréal

Jonathan Drouin n'a pas toujours fait les manchettes pour les bonnes raisons la saison dernière. Mais maintenant que l'épisode entourant sa demande de transaction est derrière lui, le Québécois fera parler de lui en termes élogieux pendant longtemps.

C'est du moins l'avis qu'a exprimé l'entraîneur adjoint Rick Bowness après la séance d'entraînement de Tampa Bay, mercredi après-midi au Centre Bell. À la veille du premier duel entre le Lightning et le Canadien cette saison, Drouin totalise deux buts et trois mentions d'aide en six matchs.

«Il ne fera que s'améliorer. Il est encore jeune; il n'a que 21 ans. Avons-nous vu le meilleur qu'il peut offrir? Non. Dans quatre ou cinq ans, nous allons tous dire : "Wow, quel joueur offensif!"» lance Bowness!

Selon lui, Drouin poursuit sur sa lancée du printemps dernier lorsqu'il avait inscrit cinq buts et neuf mentions d'aide en 17 rencontres éliminatoires. «Il a montré à quel point il pouvait être un joueur dominant, rapide et talentueux et à quel point il pouvait être menaçant avec la rondelle.»

Selon Bowness, Drouin possède un talent peu commun. «Il est l'un des rares joueurs dans la Ligue qui peut tirer au filet pendant qu'il est en mouvement et sans ralentir. Un gardien ne sait jamais quand il va décocher son tir et dans quelle direction va aller la rondelle.»

Plus de temps pour réagir

Drouin a fait remarquer qu'il a l'impression d'avoir plus de temps pour réagir sur la glace. Là aussi, tout a pris naissance le printemps dernier, estime l'attaquant de Sainte-Agathe.

«Je pense que ç'a commencé en deuxième ronde, contre les Islanders. Je voyais mieux le jeu. On aurait dit que j'avais plus de temps avec la rondelle. Aujourd'hui, je vois des choses que je ne voyais pas il y a un an. La confiance et l'expérience y sont probablement pour quelque chose.»

«Il se rend dans les espaces vacants beaucoup plus rapidement, a expliqué Bowness. Il se sert de ses talents de patineur pour se démarquer, ce qui lui permet "d'acheter" du temps.»

Patience

Si Drouin a retrouvé Ondrej Palat, avec lequel il a connu du succès lors des dernières séries, il évolue avec un joueur de centre qu'il apprend à connaître en Tyler Johnson. «Il est un joueur incroyable», a affirmé Johnson. «C'est facile de jouer avec lui à cause de tout son talent.»

Avec tout ce talent et ces habiletés, il ne reste plus qu'à se montrer patient avec Drouin, rappelle Bowness. Celui-ci compare la situation dans laquelle se trouve Drouin à celle de Brad Marchand, qui connaît un départ canon chez les Bruins de Boston. «Avec de jeunes joueurs offensifs comme lui, vous devez être patients. Vous voyez jusqu'où il peut aller, mais vous devez lui donner le temps de s'y rendre, de croître sur la patinoire et à l'extérieur. Je regarde un joueur comme Brad Marchand, au sujet duquel il y a eu des doutes. Aujourd'hui, il est dominant. Lorsque vous croyez qu'un joueur peut réaliser de grandes choses, il faut lui permettre de grandir. Jonathan a un bel avenir.»

La vie de Stamkos à nouveau sereine

Cet été, Steven Stamkos a accepté une prolongation de... (AP, Chris O'Meara) - image 3.0

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Cet été, Steven Stamkos a accepté une prolongation de contrat de huit ans et 68 millions $US du Lightning.

AP, Chris O'Meara

Après une saison tumultueuse, le capitaine Steven Stamkos est de nouveau serein à Tampa.

La saison dernière, un nuage menaçant planait au-dessus de la tête de Stamkos et du Lightning de Tampa Bay, qui affrontera le Canadien jeudi, au Centre Bell. Ce nuage avait la forme d'un point d'interrogation : est-ce que l'attaquant, qui allait devenir joueur autonome sans compensation, restera à Tampa ou décidera-t-il de déménager? Le Lightning et lui ont tenté de dissiper le doute, atteignant même au passage la finale de l'Est pour une deuxième année de suite.

«Mais au fond de toi-même tu sais que ça te reste à l'esprit», a raconté l'entraîneur-chef Jon Cooper, plus tôt cette semaine. «Tout le monde se demande : "Où serai-je dans quelques années? Est-ce que je vais déménager? Est-ce que je change d'équipe? Est-ce que c'est ce que je veux?" Puis, il faut composer avec les rumeurs incessantes qui circulent dans les médias. Tu ouvres la télé et tout le monde parle de ça. Chaque fois que tu entres dans un amphithéâtre, tu dois répondre aux questions à ce sujet. Ça ne fait aucun doute que ça finit par peser sur tes épaules.»

Stamkos a mis un terme au suspense deux jours avant le 1er juillet, en acceptant une prolongation de contrat de huit ans et 68 millions $US du Lightning. Mais pendant les 11 mois précédents, les rumeurs ne cessaient d'amplifier. Il a tenté d'en faire abstraction, mais elles étaient toujours là, a-t-il confié.

Les voyages à Toronto, au centre des rumeurs sur son possible domicile, sont devenus de véritables cirques médiatiques pour le hockeyeur natif de Markham, en Ontario. Un caillot de sang qui s'est formé vers la fin de la saison - et qui a limité Stamkos à un seul match éliminatoire - a ajouté à l'intrigue, tout comme la visite des Maple Leafs pour le courtiser.

Saison bien différente

Tout ça a contribué à rendre cette saison bien différente chez le Lightning et son capitaine. Même si Ben Bishop pourrait devenir joueur autonome à l'issue de la campagne, la seule véritable question qui persiste à propos du Lightning consiste à savoir s'il pourra conquérir une première Coupe Stanley depuis 2006.

Cooper et les coéquipiers de Stamkos le sentent d'ailleurs beaucoup plus détendu cette saison. «Cette saison, je n'ai qu'à me présenter à la patinoire, m'assurer d'avoir du plaisir et faire ce que je dois pour permettre à mon équipe de gagner», a expliqué Stamkos, qui a égalé un sommet personnel avec quatre points dans un gain de 7-3 contre les Maple Leafs mardi soir.

«Et les joueurs savent que, lorsqu'ils se retrouveront dans une mêlée de presse comme celle-ci, la première question qui surgira ne sera pas : "Où est-ce qu'il va jouer l'an prochain?"» a ajouté Cooper.

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