Une mini-filière québécoise en Arizona

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Louis Domingue tentera de conserver sa fiche immaculée face aux hommes de Michel Therrien jeudi soir au Centre Bell.

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Michel Lamarche
La Presse Canadienne
Montréal

Les Coyotes de l'Arizona comptent sur une mini-filière québécoise qui aura la chance de se mettre en évidence, jeudi contre le Canadien, à commencer par le gardien Louis Domingue.

L'athlète de 24 ans originaire de Saint-Hyacinthe tentera de remporter une troisième victoire en trois matchs face au CH. Le 1er février 2015 à Montréal, à son deuxième match dans la LNH, l'ex-gardien des Remparts de Québec avait repoussé 18 des 20 tirs dirigés vers lui dans un gain de 3-2, le premier de sa carrière dans le circuit Bettman. C'est une rencontre qu'il n'oubliera jamais.

«C'est certain que c'est pas mal au sommet de mes souvenirs de hockey. Chaque fois que tu viens jouer ici, c'est spécial. La première a été pas mal spéciale», a reconnu Domingue, qui sera devant le filet jeudi, puisque le vétéran Mike Smith a subi une blessure à la jambe gauche, mardi à Ottawa. Domingue, qui a été victime de trois buts en relève à Smith, aspire évidemment à devenir un gardien numéro un dans la LNH. En attendant, il sait qu'il doit remplir un mandat bien précis avec les Coyotes.

«C'est certain que j'ai un rôle différent cette saison. C'est la première année que je commence dans la Ligue nationale. Mike est un gardien qui joue beaucoup de matchs, et quand il est en santé, il est l'un des meilleurs de la ligue, selon moi. Mon rôle est d'essayer de l'appuyer le plus possible. Et quand je joue, c'est de donner la chance à l'équipe de gagner chaque soir.»

Un baptême pour Dauphin

Si Domingue en sera à une deuxième sortie au Centre Bell, le centre de 21 ans Laurent Dauphin devrait connaître, en principe, son baptême du feu contre le Canadien. «Je pense que c'est un rêve d'enfance. Je suis le Canadien depuis que je suis jeune, et de jouer ici sera une belle expérience.»

L'expérience de Dauphin se limite à 10 matchs dans la LNH, mais il dit avoir déjà fait certains constats. «J'ai appris l'an dernier que tu as plus de temps que tu penses», a confié l'ancien des Saguenéens de Chicoutimi, auteur d'un but en carrière dans la LNH. «Les autres joueurs sont humains. Au début, tu les vois toujours plus gros, tu es stressé et tu tends à te débarrasser de la rondelle. Maintenant, je suis plus patient et plus confiant, et je suis capable de jouer mon style.»

Quant à Anthony Duclair, le dernier et plus aguerri membre du trio de Québécois, ses objectifs sont clairs en vue de 2016-2017. «Je veux rester plus constant. C'est une longue saison, et il va y avoir des hauts et des bas. En même temps, je regarde ce que j'ai fait l'année passée, et c'est sûr que j'aimerais améliorer ça. Je veux avoir plus de temps de glace et un plus grand rôle avec l'équipe. On m'a placé au sein du top 6, et c'est sûr que je dois produire plus», reconnaît l'ancien des Remparts, qui sera à la recherche d'un premier point cette saison.

Le hockey a changé, selon «grand-papa» Doan

Shane Doan estime que c'est le côté physique du... (AFP, Christian Petersen) - image 3.0

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Shane Doan estime que c'est le côté physique du jeu qui a changé depuis qu'il a donné ses premiers coups de patin dans la LNH en 1995-1996 avec les Jets de Winnipeg.

AFP, Christian Petersen

Shane Doan se fait traiter de vieux, et il n'a aucun problème avec ça. Il en rit, même. Juste à sa gauche dans le vestiaire des Coyotes, il y a Louis Domingue, qui le qualifie de grand-père. Encore là, le vétéran de 40 ans sourit. «C'est sûr que Louis va dire ça...»

On peut comprendre la boutade du jeune gardien. Quand Doan a donné ses premiers coups de patin dans la LNH, en 1995-1996 avec les Jets de Winnipeg, Domingue (24 ans) était... à la garderie. On demande à Doan ce qui a changé au hockey après toutes ces années. «Ce qui a changé au hockey, c'est vraiment le côté physique du jeu. C'est différent maintenant. Tout le monde termine ses mises en échec, oui, mais aujourd'hui, on met l'accent sur celui qui donne la mise en échec. Avant, c'était le contraire : si tu allais la tête baissée au centre de la glace, tu allais te faire frapper, aucun doute. Maintenant, c'est celui qui donne cette même mise en échec qui est dans le trouble. C'est le gros changement.

«La ligue cherche à protéger les joueurs, et il y a des gars qui sont suspendus pour ces coups-là. C'est ça, la plus grande différence. À l'époque, on se faisait frapper et on se disait qu'on s'était fait sonner les cloches. C'était une autre réalité. On ne savait pas ce qu'on sait maintenant, on ne connaissait pas ce qu'on connaît maintenant. Les gars en retiraient une fierté, jouer malgré la douleur, ne pas laisser paraître qu'ils avaient mal. On se relevait tout de suite. Maintenant, c'est parfois difficile, parce qu'il y a des gars qui pourraient se relever, mais qui restent sur la glace pour essayer de provoquer une punition à l'adversaire. La ligue essaie de nous protéger, et les gars vont faire n'importe quoi pour tirer profit des règlements.»  La Presse

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