«Bob», la clé pour la Russie

Le gardien Sergei Bobrovsky, gagnant du trophée Vézina... (AFP,  Bruce Bennett)

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Le gardien Sergei Bobrovsky, gagnant du trophée Vézina en 2012-2013, est dominant jusqu'à maintenant. S'il maintient la même efficacité en demi-finale, la Russie pourrait stopper la marche du Canada vers le titre mondial.

AFP, Bruce Bennett

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(Toronto) À l'amorce de cette Coupe du monde, le Canada avait les yeux tournés vers Carey Price et son genou. Mais si les derniers jours sont annonciateurs d'une tendance, les Canadiens devraient peut-être aussi avoir à l'oeil un autre gardien.

Le Canada affrontera la Russie en demi-finale du tournoi samedi (19h). Les hommes de Mike Babcock renoueront alors avec un gardien qui leur en avait mis plein la vue lors du dernier duel entre les deux équipes.

C'était le 14 septembre, à Pittsburgh, dans le dernier match préparatoire des deux équipes. Ce soir-là, le Canada avait mitraillé Sergei Bobrovsky de 48 tirs, pendant que Price n'en recevait que 26. Et il avait fallu une échappée de Ryan Getzlaf, en prolongation, pour donner une courte victoire de 3-2 aux unifoliés.

«Ce sera un match complètement différent. Les attentes et la pression seront différentes», a répondu Bobrovsky, après l'entraînement optionnel de son équipe.

Le gardien surnommé «Bob» est dominant devant son filet. Après cette performance contre le Canada, il s'est dignement incliné 2-1 devant la Suède. Il a ensuite eu à repousser 43 tirs pour aider son équipe à battre l'Amérique du Nord 4-3. Puis il a eu droit à une journée plus tranquille contre la Finlande : un jeu blanc de 21 arrêts.

«On sait quel genre de gardien il est, ce qu'il peut faire. Il peut voler un match», a analysé l'attaquant canadien Corey Perry. «Tu dois être prêt à te battre contre lui, l'empêcher de voir la rondelle et le repousser dans son filet. C'est tout un gardien, il n'a pas gagné le Vézina par hasard.»

L'échantillon est mince, mais depuis le début du tournoi, Bobrov-sky affiche une efficacité de ,948. Il le fait toutefois en jouant derrière une défense qui peut être qualifiée de suspecte.

Les deux Dmitry, Orlov et Kulikov, sont bien bons, mais ne font pas partie de l'élite des défenseurs de la LNH. Andrei Markov et Alexei Emelin n'ont pas la vitesse pour bien se défendre contre les nombreux patineurs rapides de ce tournoi et sont les défenseurs les moins utilisés de la Russie.

On dit beaucoup de bien de Nikita Zaitsev, mais le futur membre des Maple Leafs n'a toujours pas joué un seul match dans la LNH. Et Alexey Marchenko a passé sept matchs sur la passerelle de presse à Detroit à la fin de la dernière saison.

Price bien protégé

À l'opposé, Price joue derrière la crème de la crème. En plus, il a la chance de jouer pour Mike Babcock, qui prône le jeu en unité de cinq, avec des joueurs qui appliquent son système à la lettre, et ce, depuis les Jeux de Vancouver en 2010.

«Nos défenseurs sont incroyables, le personnel est excellent», a rappelé Getzlaf. «Et en tant que groupe, on joue bien. Chaque joueur qui franchit la porte de ce vestiaire accepte de se replier, de bloquer des tirs, de jouer rapproché en zone défensive. On a adopté ce système.»

À l'évidence, si les deux premiers trios de ces équipes sont bourrés de talent, on ne se battra pas à armes égales aux autres positions. Sidney Crosby n'entend toutefois pas sous-estimer la Russie.

«On comprend qu'on affrontera un très bon gardien, une équipe qui a atteint la demi-finale en jouant du très bon hockey, donc je crois qu'ils ont amplement confiance en leur défense. On ne tient rien pour acquis. Ils ont de l'expérience et ils sont durs, donc on devra batailler pour se rendre au filet et quand on s'y rendra, on sait qu'il y a un gardien qui joue bien.»

Quoi qu'en dise Crosby, Bobrovsky pourrait très bien avoir les clés de ce duel entre les mains. S'il répète sa performance d'il y a 10 jours, la Russie pourrait très bien jeter un froid sur ce tournoi. «Tout ce que Bobrov-sky doit faire, c'est d'être aussi bon que ce soir-là, et que lors du match contre la Finlande», a estimé l'entraîneur adjoint des Russes, Harijs Vitolinsh.

Chara sourit... parfois

Bien des partisans du Canadien connaissent seulement Zdeno Chara pour son côté sombre et brutal, sa mise en échec sur Max Pacioretty ayant contribué à mousser cette image. Cela dit, ils ne sont pas les seuls à imaginer Chara froid. «J'essaie de ne pas trop montrer mes émotions», a admis le défenseur géant d'Équipe Europe, qui affrontera la Suède en demi-finale, dimanche (13h). «Les gens pensent que quand je ne souris pas, je suis triste ou fâché. Je devrais peut-être sourire plus souvent, ma femme me dit que j'ai un beau sourire!»  La Presse

Markov contrarié

Andrei Markov n'aime pas être questionné sur son âge et l'a de nouveau démontré vendredi. Quand il s'est fait demander si la Coupe du monde pouvait être son dernier grand tournoi avec la Russie, le défenseur de 37 ans a rétorqué à Luc Gélinas, de RDS : «Et toi, est-ce que ce sera ton dernier?» Markov n'aime pas non plus parler d'un joueur en particulier et ça aussi, il l'a fait savoir. La question portait sur Nikita Zaitsev. «Il joue bien. Est-ce qu'il y a d'autres questions sur Zaitsev? Il y a 23 joueurs dans l'équipe. Ce n'est pas seulement deux joueurs. Chaque joueur est important, on doit respecter le système et jouer ensemble.»  La Presse

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