La Russie affrontera le Canada en demi-finale

À la suite de leur victoire contre la... (La Presse canadienne, Chris Young)

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À la suite de leur victoire contre la Finlande jeudi, Alex Ovechkin et la Russie croiseront le fer avec le Canada en demi-finale de la Coupe du monde, samedi à Toronto.

La Presse canadienne, Chris Young

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(Toronto) Les plus vieux ont eu la Série du siècle. La génération suivante, Coupe Canada 1987. Le rideau de fer allait ensuite tomber, favorisant l'arrivée de joueurs en provenance de l'ex-Union soviétique, réduisant le mystère qui existait entre le Canada et la Russie, les deux puissances mondiales du hockey.

Les deux pays auront la chance de relancer cette rivalité, samedi (19h) à Toronto, puisqu'ils s'affronteront en demi-finale de la Coupe du monde. La Russie a obtenu son billet pour le carré d'as en battant la Finlande 3-0, jeudi, pour finir au deuxième rang du groupe B.

Le Canada et la Russie se sont manqués aux Jeux olympiques de Sotchi. Avant cela, à Vancouver et à Turin, les duels entre les deux pays avaient eu lieu en quarts de finale. Quand on demande aux plus jeunes joueurs d'évoquer leurs souvenirs des duels Canada-Russie, ils doivent donc se tourner vers des tournois de moindre envergure.

«Je me souviens d'avoir vu Ilya Kovalchuk marquer à Québec [au Mondial de 2008], j'étais un petit garçon et j'avais pleuré», a raconté l'attaquant Evgeny Kuznetsov. «Ce sera un rêve de jouer ce match. La plupart d'entre nous n'avons jamais affronté le Canada. Ce sera tout un défi, et on l'accepte!»

«Mon meilleur souvenir est le Championnat du monde junior [de 2011]», a répondu un autre attaquant, Vladimir Tarasenko. «Ce sont de bons souvenirs pour nous [rires]. On est cinq, six gars de cette équipe ici.»

En 2011, en grande finale du tournoi des moins de 20 ans à Buffalo, le Canada détenait une avance de 3-0 après 40 minutes. Mais au dernier vingt, Artemi Panarin avait marqué deux buts, Kuznetsov, récolté trois passes, et le Canada s'était incliné 5-3.

Les Jeux de Sotchi avaient représenté une déception majeure pour les Russes. Leur élimination en quarts de finale, contre la Finlande, avait jeté un froid sur ces JO. «Je sais comment ils peuvent se sentir, j'ai joué à Sotchi et quand tout le monde s'attend à ce que tu gagnes, ça te fait subir beaucoup de pression», a admis Tarasenko. «Mais je ne crois pas que ça les dérange, car ils sont expérimentés.»

Avec huit joueurs de l'édition actuelle qui étaient aussi aux JO de 2010, l'équipe canadienne a en effet vu neiger. Le Canada est d'ailleurs la seule équipe avec une fiche immaculée (3-0) depuis le début du tournoi. Il a concédé seulement trois buts et a contrôlé le jeu pendant la majorité des matchs. Il a aussi une moyenne de près de cinq buts et de plus de 43 tirs par rencontre.

La Russie (2-1), qui a accumulé huit buts pour et cinq buts contre, espérera obtenir une autre bonne contribution offensive d'Alex Ovech-kin et d'Evgeni Malkin. «C'est une occasion énorme», a reconnu Ovechkin. «Ils ont une très bonne équipe, mais nous devons égaler leur intensité.»

Profondeur impressionnante

Pour les joueurs d'Équipe Canada, l'adversaire n'a pas d'importance.

«Nous nous concentrons sur notre façon de jouer, notre système», a résumé l'attaquant Brad Marchand avant de savoir que la Russie avait obtenu son billet pour la demi-finale. 

La profondeur de l'équipe canadienne est si impressionnante que même Marchand a admis avoir pris un moment pour se pincer dans le vestiaire après son arrivée. «C'est étonnant de voir à quel point l'équipe est incroyable. D'être à Toronto, d'être entouré par les partisans canadiens, par des gens qui portent l'uniforme de l'équipe, c'est une expérience unique. Et ce sera encore plus spécial maintenant. Il n'y a plus de marge de manoeuvre.»

L'Europe affrontera la Suède dans l'autre demi-finale, dimanche. La finale sera disputée à compter de mardi sous la formule trois de cinq.  Avec la Presse canadienne

Une première pour la Finlande

Pour la première fois, la Finlande (0-3-0) n'a signé aucune victoire lors d'un tournoi de hockey senior. Les Finlandais ont marqué un seul but en neuf périodes de jeu. «Nous avions de bonnes chances de réussir ici, mais quand tu ne marques pas, tu ne peux pas gagner», a exprimé l'entraîneur-chef Lauri Marjamaki après la défaite de 3-0 contre la Russie. «Nous allons analyser ce qui s'est passé un peu plus tard. Pour l'instant, c'est plutôt décevant.»  La Presse canadienne


États-Unis: l'émotion au lieu du talent

C'était déjà l'autopsie des États-Unis, jeudi matin, quelques heures avant la défaite de 4-3 contre la République tchèque, en soirée. Le directeur général de l'équipe, Dean Lombardi, a reconnu les failles de son groupe, admettant notamment que son équipe s'était peut-être trop concentrée sur le Canada. «Nous aurions dû faire un meilleur travail mentalement pour nous assurer qu'avant de gagner la guerre, nous gagnions la bataille contre l'Europe», a-t-il rappelé, évoquant la défaite des siens contre Équipe Europe. Lombardi a aussi jugé que par le talent, sa troupe ne pouvait rivaliser avec le Canada. Il a donc opté pour l'émotion, ce qui expliquerait la présence de joueurs comme Justin Abdelkader et David Backes, au lieu de Phil Kessel et Bobby Ryan. «Ce qui aurait peut-être pu changer quelque chose à l'élaboration de l'équipe, c'est si nous avions eu accès au groupe des 23 ans et moins. On aurait envisagé d'y puiser. Mais dans les circonstances, notre seule façon de gagner ce tournoi, c'était d'élever la barre sur le plan de l'émotion.»  La Presse 

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