Coupe du monde de hockey: Jagr aurait été le bienvenu

Tomas Plekanec, le capitaine de la République tchèque,... (La Presse canadienne, Chris Young)

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Tomas Plekanec, le capitaine de la République tchèque, est à la tête d'une des équipes les plus faibles de la Coupe du monde de hockey.

La Presse canadienne, Chris Young

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(Toronto) La République tchèque était déjà destinée à être l'une des formations les plus faibles à la Coupe du monde. Mais les blessures qui ont forcé les attaquants David Krejci et Tomas Hertl ainsi que le défenseur Radko Gudas à déclarer forfait ont ébranlé l'équipe à l'aube de son camp d'entraînement.

«Ç'a été difficile d'absorber la nouvelle au début et on en a beaucoup parlé», a expliqué Tomas Plekanec, capitaine de l'équipe tchèque qui va amorcer son tournoi contre le Canada, samedi soir. «Mais dès le lendemain, il a fallu qu'on tourne la page. Il fallait se concentrer sur les joueurs qui allaient être là.»

Déjà que la République tchèque n'affichait pas beaucoup de profondeur, elle a dû en tout premier lieu encaisser le refus du vétéran Jaromir Jagr de participer au tournoi. Même à 44 ans, il aurait été l'un des meilleurs de son pays s'il avait été du rendez-vous.

«C'est sûr qu'il nous manque», a convenu l'attaquant Michael Frolik. «On sait tous quel genre de joueur il est. Mais il a dit non à ce tournoi et nous respectons sa décision.»

Le personnel hockey a beaucoup changé au sein de l'équipe nationale tchèque depuis deux ans. Exit l'entraîneur-chef Alois Hadamczik, qui a guidé l'équipe vers plusieurs contre-performances, dont celle aux Jeux olympiques de Sotchi en 2014. Les hommes en place pour la Coupe du monde ont des noms familiers aux amateurs de hockey d'ici : Martin Rucinsky est le dg, Vaclav Prospal et Jaroslav Spacek sont des entraîneurs adjoints, et Jiri Fischer a été responsable du recrutement.

Ça change tout, disent les joueurs. C'est qu'il y avait autrefois, au sein même de l'équipe, une sorte de court-circuit entre les joueurs évoluant dans la LNH et les dirigeants et joueurs qui travaillaient en Europe. Les méthodes sont maintenant uniformisées et tout le monde parle le même langage.

«Sotchi était ma première expérience internationale et c'est très différent cette fois-ci, c'est bien mieux», admet d'emblée Ondrej Palat (Lightning de Tampa Bay).

«Ils apportent une aide énorme à l'équipe nationale», ajoute Plekanec. «Nous allons dans la bonne direction avec ces gars-là parce qu'ils ont joué longtemps dans la LNH. Ils sont habitués aux systèmes de jeu qui y sont enseignés et ils peuvent mieux les inculquer.»

Deux victoires surprises en matchs préparatoires

À très court terme, les Tchèques peuvent également être encouragés par les deux matchs préparatoires qu'ils ont remportés. «Personne ne s'attendait à ce qu'on batte les Russes et l'équipe des jeunes», souligne Frolik. «On a gagné. Ça a gonflé notre confiance et ça nous aide à croire qu'on peut battre n'importe qui.»

Les Tchèques voudront s'en tenir à du jeu nord-sud, à un bon échec avant et viseront un bas pointage. Bref, un plan de match typique de ce qu'on entend dans la LNH! «Nous devons avoir la bonne attitude dès le départ», a ajouté Prospal. «On ne peut pas douter de nous-mêmes ou avoir une attitude perdante dans nos têtes. On ne peut pas jouer comme ça...»

Si Beaulieu est en forme...

Max Pacioretty a eu vent vendredi matin des rumeurs évoquées par RDS voulant que Marc Bergevin ait reçu plusieurs appels au sujet de la disponibilité de Nathan Beaulieu. «C'est son travail d'écouter les appels concernant tout le monde et c'est normal que les équipes appellent au sujet de "Beau" parce que c'est un bon joueur», a indiqué l'attaquant américain. «Je pense qu'il est prêt à passer à une autre étape. S'il veut être le défenseur qui est prêt à appuyer l'attaque et qui est le premier en repli, il va falloir qu'il soit plus en forme que les autres. Il doit faire les sacrifices pour y arriver. Or, je sais que Beaulieu a fait ce qu'il fallait cet été - en termes d'entraînement et de nutrition - pour en arriver là. On a besoin de lui.»  La Presse

La citation

«St. Louis et New York sont de bonnes villes pour le hockey, mais il n'y a pas grand monde qui me reconnaît. En fait, quand on m'arrête, ce sont des gens du Québec! Des gens en vacances ou qui sont là pour le travail...»

- Jaroslav Halak, gardien d'Équipe Europe

«Il est temps»

«Il est temps.» C'est le mot d'ordre de John Tortorella, l'entraîneur-chef de l'équipe américaine, qui le répète sur tous les tons à ses joueurs. Et libre à chacun d'y donner son interprétation. Patrick Kane a fait sienne cette expression afin de traduire l'importance pour les États-Unis d'aller au bout de leur potentiel. «Après les revers olympiques de 2010 et de 2014, le moment est venu de faire le travail», a indiqué la vedette des Blackhawks de Chicago. «On ne sait pas combien d'occasions il reste à certains d'entre nous de pouvoir représenter les États-Unis. Or, notre groupe est sensiblement le même depuis six ans, il est à maturité. C'est le temps d'y arriver.» Les Américains amorceront leur Coupe du monde samedi (15h30) contre Équipe Europe.  La Presse

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