Les Canadiens ont une cible dans le dos

Avec des joueurs comme le défenseur Alex Pietrangelo... (La Presse canadienne, Chris Young)

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Avec des joueurs comme le défenseur Alex Pietrangelo et le gardien Carey Price, le Canada est largement favori pour remporter la Coupe du monde de hockey.

La Presse canadienne, Chris Young

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(Toronto) Ce sont les plus grands garçons de l'école. Tout le monde les connaît et les redoute. À la récréation, ils sortent vêtus de rouge et se dirigent vers le terrain de ballon-chasseur en bombant le torse. C'est la même chose pour les joueurs du Canada à la Coupe du monde de hockey, qui se met en branle samedi à Toronto.

«Ils ont une cible dans le dos», répète l'Américain Max Pacioretty. «Sur papier, ils sont le point de comparaison à tous les niveaux.» «Ils étaient favoris les années précédentes et ce n'est pas différent cette année», estime l'attaquant Marian Gaborik d'Équipe Europe. «Ce sont eux qui auront le plus de soutien cette année en raison des partisans, mais aussi le plus de pression.»

«La pression est un privilège», plaide Mike Babcock, l'entraîneur-chef du Canadien. «Si tu n'as aucune pression, tu n'as aucune chance. Tous les joueurs habitués à batailler à un haut niveau veulent des occasions 50-50. Si c'est 80-20, ils ne sueront même pas et ne seront pas excités. Il leur faut ces situations 50-50 où ils doivent trouver une façon de s'en sortir et d'être là. C'est là tout le plaisir de la chose.»

Aux yeux de Carey Price, ce sont les États-Unis qui doivent être considérés comme les principaux rivaux du Canada. Et qu'on ne se laisse pas berner par le fait que la demi-finale des Jeux de Sotchi, que le Canada a remportée 1-0 face aux Américains, est perçue comme le 1-0 le plus à sens unique de l'histoire. «C'était quand même 1-0», insiste le gardien du Canadien en appuyant sa chaise sur les deux pattes arrière. «Le hockey demeure un jeu de chances, de rebonds et de travail acharné.»

C'est vrai qu'il suffit de peu de choses dans un tournoi aussi court pour que la situation prenne une direction inattendue. Et c'est un peu là-dessus qu'a l'air de tabler Martin Rucinsky, le dg de l'équipe de la République tchèque, qui a la tâche d'affronter le Canada samedi (20h).

«C'est toujours la même chose», admet l'ancien joueur du Tricolore. «Les joueurs du Canada constituent l'une des meilleures équipes - sinon la meilleure - du monde. Leur profondeur est incroyable. Ils pourraient présenter quatre ou cinq équipes à ce tournoi. Ce sera dur pour nous, mais ce n'est qu'un match. On n'a pas à jouer une série quatre de sept.»

C'est sans surprise que Price a été désigné gardien partant en ouverture officielle du tournoi. Shea Weber a eu congé d'entraînement, vendredi, afin de subir des traitements. Ça en a fait sourciller quelques-uns étant donné que le Canada ne s'était pas entraîné la veille non plus, mais Babcock assure que le nouveau défenseur du Canadien sera à son poste.

O'Reilly dans le quatrième trio et en désavantage

Par ailleurs, Ryan O'Reilly vient à peine d'arriver dans le giron d'Équipe Canada qu'il a déjà gagné la faveur de Babcock. Invité à se joindre à l'équipe à la suite de la perte de Tyler Seguin, le centre des Sabres de Buffalo pivotera le quatrième trio contre les Tchèques à la place de Claude Giroux, légèrement blessé lors du premier match préparatoire. Selon Babcock, il n'est toutefois pas retranché pour des raisons médicales. «C'est la décision de l'entraîneur», a-t-il précisé.

Ce sont les aptitudes défensives de O'Reilly qui lui ont valu sa place dans la formation. «C'est notre désavantage numérique qui explique sa présence plus que tout. On a besoin de lui parce que ça nous apporte un meilleur équilibre. Au début, Jonathan Toews et Patrice Bergeron n'évoluaient pas en supériorité numérique et nous n'avions pas besoin d'autant d'attaquants en infériorité, a expliqué Babcock. Maintenant qu'ils le sont, nous avons besoin d'autres joueurs à court d'un homme. On a dû écouler 14 minutes d'infériorité lors du dernier match préparatoire et on a eu besoin de six attaquants.»

Ce qu'ils ont dit...

«On dirait deux ingénieurs qui discutent de la construction d'un édifice. Écouter Sidney Crosby et Patrice Bergeron parler de mises en jeu ou de couvertures en zone défensive, c'est fascinant.»

- Carey Price, gardien d'Équipe Canada

«Tu as des gars qui ont du plaisir, tu as deux gars avec de grosses barbes [Joe Thornton et Brent Burns] qui gardent le vestiaire "lousse", comme on dit en anglais. Il y a beaucoup de plaisir dans le vestiaire!»

- Marc-Édouard Vlasic, défenseur d''Équipe Canada

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