McDavid et Eichel réunis sur la même ligne

Jack Eichel veut profiter de sa vitesse et de... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Jack Eichel veut profiter de sa vitesse et de la qualité de son tir pour se démarquer à la droite de Connor McDavid.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Il se doutait bien que la nouvelle composition de ses trios ferait jaser! «Et je savais aussi que vous le feriez savoir assez vite», rigolait l'entraîneur-chef à propos de la réunion de Connor McDavid et de Jack Eichel au sein du même trio complété par Johnny Gaudreau.

La veille, les deux premiers choix du repêchage de 2015 ne patinaient pas sur la même ligne d'Équipe Amérique du Nord. Mais à la surprise générale, les deux jeunes sensations se sont retrouvées ensemble, vendredi, pendant que Nathan MacKinnon et Jonathan Drouin formaient une ligne avec Ryan Nugent-Hopkins.

«Les gens nous regardent parce qu'on a plusieurs bons jeunes joueurs. Pourquoi défaire les trios après une victoire de 4-0? Parce qu'on doit vérifier s'il n'y a pas de meilleures combinaisons avant le début de la Coupe du monde», indiquait l'entraîneur-chef Todd McLellan au lendemain d'un match préparatoire de la Coupe du monde disputé à Québec.

Après avoir analysé le match contre l'Europe avec ses collègues, il a conclu que les jeunes loups devaient être meilleurs dans certains aspects. Il n'a pas trouvé que les trios de jeudi avaient généré beaucoup de choses à l'attaque et estimait que les nouveaux pourraient se démarquer un peu plus.

McDavid était ravi d'être jumelé à Eichel. «Il est un joueur incroyable, je suis vraiment content de jouer avec lui et j'espère que ça va bien aller», disait l'espoir des Oilers d'Edmonton.

«C'est excitant, on sait qu'il est un excellent joueur. Il y a du monde qui nous regarde, mais on peut parler ainsi de toute l'équipe. Il n'y a personne dans ce groupe avec qui je ne voudrais pas jouer. Avec tout ce qu'on a vécu jusqu'au repêchage, c'est quand même amusant qu'on se retrouve sur le même trio», confiait Eichel, vedette montante des Sabres de Buffalo.

Eichel veut profiter de sa vitesse et de la qualité de son tir pour se démarquer à la droite de McDavid. Le petit Gaudreau, des Flames de Calgary, possède le flair pour bien les compléter. «Nous sommes tous les deux très excités, Connor et moi, et on espère que ça cliquera entre nous.»

Boston avant la LHJMQ

Étrangement, Eichel se retrouvait dans l'actuel amphithéâtre des Remparts, lui qui aurait déjà pu jouer à Québec. Repêché à deux reprises dans la LHJMQ - en 2012 par Halifax (15e en première ronde) et en 2013 par Saint-Jean (167e en 10e ronde) -, il n'a cependant jamais opté pour le hockey junior québécois, préférant les collèges de la région de Boston.

«Je viens de cette région, et là-bas, on grandit en rêvant de jouer pour les grands collèges de chez nous. Jeunes, on souhaite tous un jour participer au Beanpot [tournoi regroupant Boston University, Boston College, Harvard et Northeastern], c'était aussi mon rêve», expliquait celui qui aurait incité l'ancien directeur général Patrick Roy à transiger pour lui s'il avait dit oui à la LHJMQ.

«J'y ai pensé, j'analysais mes options, mais je voulais aller au collège, jouer à Boston devant ma famille. Je n'avais rien contre la LHJMQ, il s'y développe de très bons joueurs, mais elle est plus méconnue dans le coin de Boston. Chacun suit son propre parcours, l'un n'est pas meilleur que l'autre, ça reste une décision personnelle», indiquait Eichel, qui n'aura finalement joué qu'une saison à Boston University avant de graduer dans la LNH.

McLellan: «On peut causer une surprise»

Foi de Todd McLellan, l'équipe des 23 ans et moins pourrait surprendre à la Coupe du monde de hockey. Mais pour cela, les joueurs devront obtenir une note parfaite chaque fois. «On n'avancera pas si on ne le fait pas. On peut être dans la course jusqu'à la fin, et il y a moins de pression sur nous à comparer à certains pays qui doivent l'emporter, mais on peut causer une surprise», estimait l'entraîneur-chef au terme d'une séance d'entraînement au Centre Vidéotron, vendredi.

Selon lui, l'équipe nord-américaine n'a pas atteint son sommet dans la victoire de 4-0 contre Équipe Europe, jeudi. «On en était même loin dans certaines situations», ajoutait McLellan, qui dirige un groupe en plein développement. Vendredi, c'était jour de photo d'équipe. «Vous regardez ces joueurs dans cinq ans, et vous verrez à quel point ils auront changé au niveau physique.»  

Dave Tippett n'a jamais douté de Philippe Boucher

Mentor de Philippe Boucher, l'entraîneur adjoint de l'équipe nord-américaine Dave Tippett n'avait pas encore eu le temps de revoir son ancien défenseur depuis son arrivée à Québec. Il n'est pas surpris de voir celui qu'il a dirigé à Los Angeles et à Dallas se retrouver derrière le banc des Remparts.

«La chose la plus importante à propos de Philippe, et ça remonte aussi loin qu'à Los Angeles au moment où il tentait de faire sa place dans la LNH et ensuite à Dallas, c'est qu'il a toujours été une très bonne personne. Il était un excellent coéquipier, un joueur respecté de ses pairs», confiait Tippett au lendemain du match préparatoire disputé au Centre Vidéotron.

Les deux hommes discutent encore régulièrement. Dans ses rencontres avec la presse de Québec, Boucher ne cache pas s'inspirer du style de Tippett, de ses connaissances. «Je n'ai pas encore eu la chance de le croiser depuis mon arrivée à Québec, j'espère le faire dans les prochains jours. La dernière fois que l'on s'est parlé, c'était l'an passé à propos d'Anthony Duclair. Philippe connaît bien le hockey, je n'ai jamais douté qu'il ferait un bon homme de hockey et je suis heureux de voir que ça va bien pour lui», indiquait le coach des Coyotes de l'Arizona.

Tippett avait rencontré le fils de Boucher, Matthew, lors du camp de développement et il le reverra bientôt à celui des recrues. «Il est un bon petit joueur, je me souvenais de lui lorsqu'il est haut comme ça... Vous faites me sentir vieux», précisait-il en riant. Il parlait aussi positivement de Duclair et de Louis Domingue, deux anciens des Remparts. «Avoir une chance, c'est une chose; la saisir, c'en est une autre. Louis a su en profiter et sera notre numéro 2. Et pour que l'on soit une meilleure équipe, on a besoin que nos jeunes, comme Anthony, franchissent un autre pas dans leur développement et utilisent leurs atouts.»

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