MacKinnon et Drouin: recréer la magie

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Nathan MacKinnon est bien heureux de retrouver Jonathan Drouin dans l'uniforme d'Équipe Amérique du Nord.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Ensemble, Nathan MacKinnon et Jonathan Drouin ont été à l'origine de plusieurs moments mémorables avec les Mooseheads de Halifax lorsqu'ils visitaient les Remparts, dans le vieux Colisée. Le dynamique duo d'Équipe Amérique du Nord entendait recréer cette magie jeudi soir contre Équipe Europe, dans le premier match préparatoire de la Coupe du monde, au Centre Vidéotron, tout juste à côté.

L'air relax après l'entraînement matinal des moins de 23 ans, MacKinnon se disait heureux de renouer avec son vieux complice des Mooseheads, avec qui il a remporté la Coupe Memorial, en 2013. À Québec, on se souviendra toutefois d'eux pour la fin de saison précédente, alors qu'ils éliminaient quasiment à eux seuls les Remparts, dans une série quart de finale épique qui s'était rendue à la limite de sept matchs.

«C'est le fun d'être ici avec lui! Avec l'équipe nord-américaine, on joue sur la même unité d'avantage numérique, alors c'est agréable d'échanger la rondelle avec lui de nouveau pendant les entraînements», a raconté l'attaquant de l'Avalanche du Colorado. «J'adore jouer avec Jo. Il a d'incroyables habiletés! On jouait sur la même ligne dans le junior et je ne sais pas si nous le referons au cours de ce tournoi, mais c'est bon de le côtoyer de nouveau.»

Selon le centre de 21 ans, qui a cumulé 21 buts et 31 mentions d'aide en 72 matchs, la saison dernière, Drouin est le seul partenaire de trio avec lequel il a développé une telle complicité au fil des ans, autant sur la glace qu'en dehors.

«Une telle chimie, je ne pense pas que ça se perde. Juste de recommencer à jouer avec lui, je me sens bien. Il est le seul joueur avec qui j'ai développé une cohésion aussi instantanée et aussi forte. C'est incroyable. Juste de lui passer la rondelle, je sens que c'est unique. C'est très plaisant», a encore raconté MacKinnon, qui se disait impatient de jouer au Centre Vidéotron, un aréna «très cool», dont les estrades rappellent celles du Colisée, selon lui.

Repartir du bon pied

Drouin allait sensiblement dans le même sens, lui qui a connu une saison 2015-2016 difficile avec le Lightning de Tampa Bay et espère repartir du bon pied, à la Coupe du monde. «C'est cool d'avoir Nate ici. Ça rappelle un peu des souvenirs du junior quand je le vois dans la chambre. C'est cool qu'on soit ici tous les deux en même temps», a fait savoir l'attaquant originaire de Sainte-Agathe-des-Monts, qui a passé une partie de la dernière saison avec le Crunch de Syracuse, après avoir demandé à être échangé.

Drouin comptait bien créer des étincelles contre la sélection européenne avec son bon copain MacKinnon. «On a eu du succès pas loin! On va essayer de faire des beaux moments dans cet aréna-ci aussi!»

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Jonathan Drouin

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Impatient de revoir Roy

Nathan MacKinnon était impatient que le match de jeudi soir se mette en branle, ne serait-ce que pour avoir la chance de saluer son ancien entraîneur Patrick Roy, qui effectuait la mise au jeu protocolaire. Le centre a dit avoir été extrêmement surpris de sa démission comme coach de l'Avalanche. «C'est vraiment dommage pour nous. Patty était incroyable! Il m'a appris tellement dans mes trois premières saisons. Il va manquer à tout le monde. C'est vraiment une énorme perte pour nous.»

Si MacKinnon a été réclamé au tout premier rang de l'encan de 2013 dans la LNH, c'est en grande partie dû à l'influence de Roy, qui a pressé l'Avalanche de le sélectionner. «Il a plaidé mon cas. Il m'aimait vraiment comme joueur. Je veux encore élever mon jeu à un autre niveau, mais il a contribué à m'amener là, parce qu'il m'avait beaucoup vu jouer dans le junior.» 

Hossa se souvient des Stastny

Marian Hossa avait 13 ans la première fois qu'il a mis le pied à Québec pour le Tournoi international de hockey pee-wee. Mais ce n'était pas la première fois qu'il entendait parler de cette ville où avaient évolué les plus célèbres frères slovaques de l'histoire : les Stastny.

«Je ne me rappelle pas quand ils sont venus, mais je me souviens qu'ils ont joué ici. Ils sont des gros noms chez nous. Bien sûr, Peter est le plus connu d'entre eux, et ensuite il y a Marian et Anton. C'est rare de voir trois frères slovaques avoir d'aussi belles carrières, alors tout le monde les connaît chez nous», a raconté le Slovaque de 37 ans après l'entraînement matinal d'Équipe Europe, jeudi.

C'est toutefois davantage par leur réputation qu'Hossa connaît les Stastny que parce qu'il les a vus évoluer dans l'uniforme des Nordiques. C'est qu'à l'époque où le communisme régnait en Tchécoslovaquie, les déserteurs n'obtenaient pas de couverture dans les médias nationaux. «Alors, je me suis mis à suivre Wayne Gretzky, parce qu'on le voyait davantage dans les faits saillants. Il était le premier à m'introduire au hockey de la LNH», a raconté Hossa.

Selon lui, les frères Statsny possèdent malgré tout un statut de vedette dans leur pays d'origine. «Ils sont énormes. Ils sont toujours de gros noms chez nous. Peter a été l'un des meilleurs joueurs de l'histoire de la Slovaquie. Et avec ses frères, ils ont eu un grand impact dans la Ligue nationale de hockey.»

Marian Hossa (à droite) connaît les Stastny que parce... (THE CANADIAN PRESS) - image 4.0

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Marian Hossa (à droite) connaît les Stastny que parce qu'il les a vus évoluer dans l'uniforme des Nordiques.

THE CANADIAN PRESS

Hossa a bien profité de son séjour dans la capitale, qu'il croit capable d'accueillir une franchise de la LNH. «Ils sont très bien préparés pour la Ligue nationale avec cet édifice [Centre Vidéotron]. C'est un amphithéâtre à la fine pointe de la technologie. J'ai marché dans les rues. Il y a beaucoup d'histoire ici. C'est une très belle ville. Il y a longtemps, les Nordiques jouaient ici. Il y a donc une tradition de hockey. Ce serait bien si Québec avait une équipe un jour.»  Kathleen Lavoie

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