Défi stimulant pour Pierre-Édouard Bellemare

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(Québec) Joueur de rôle chez les Flyers de Philadelphie, le Français Pierre-Édouard Bellemare n'est pas un habitué des tournois internationaux de calibre aussi relevé que la Coupe du monde de hockey. Sans la création d'une force multinationale rassemblée sous la bannière de l'Europe, l'attaquant de 31 ans aurait eu bien peu de chances de participer à la compétition. Une chance qu'il apprécie au plus haut point.

Fraîchement débarqué de la Norvège, où il prenait part au tournoi de qualification olympique avec l'Équipe de France, Bellemare a pris part à son premier entraînement avec la sélection européenne, au Centre Vidéotron, mardi. Le centre à caractère défensif ne cachait pas son enthousiasme de partager le vestiaire d'Équipe Europe avec les Zdeno Chara, Anze Kopitar et Marian Hossa.

«Je suis extrêmement heureux! C'est quelque chose d'assez exceptionnel. Et vu la façon dont je joue, je ne suis pas non plus la tête d'une franchise. Je me retrouve ici grâce au fait que j'ai appris à jouer bien plus pour l'équipe. Ça m'a permis d'être sélectionné pour ce tournoi, donc c'est quand même assez incroyable», s'est réjoui le numéro 78, dont la formation nationale a raté sa qualification olympique.

Il ne fait aucun doute dans l'esprit de Bellemare que la Coupe du monde représentera le niveau de compétition le plus haut auquel il ait participé jusqu'à maintenant dans sa carrière.

«Quand il y a les JO, il n'y a pas tous les joueurs de la NHL qui sont présents. Je pense que là, toutes les équipes, tous les line-ups, c'est quand même assez incroyable, les joueurs qui sont dans les line-ups! Du coup, le fait d'avoir une Équipe Europe, où on est obligés de prendre tous les joueurs des autres pays qui ne sont pas dans le top 6, c'est bien pour moi», a-t-il constaté, un large sourire au visage.

«En Équipe de France, je porte le palet [la rondelle]. Les joueurs qui jouent à l'étranger, on a d'habitude beaucoup plus de responsabilités. Avec les Flyers, j'ai un rôle beaucoup défensif. Du coup, ça va être plus le rôle avec le désavantage numérique, pour lequel j'ai été sélectionné. C'est un travail un peu moins glorifiant, mais que j'aime vraiment faire. J'ai hâte de commencer», a raconté celui qui, avec le coéquipier Mark Streit, sont les deux seuls francophones de la sélection et jouent les interprètes pour leurs coéquipiers.

L'attaquant croit d'ailleurs que le plus grand défi qui attende Équipe Europe sera de laisser les égos aux vestiaires et de travailler ensemble pour le bien collectif.

«Parce que tous les joueurs dans le line-up sont tous des gros noms dans leur équipe respective. Je pense que la chose la plus importante sera de réussir à ce qu'on connecte de la bonne façon et qu'on prenne du plaisir à jouer ensemble. Chaque joueur qui est là est, je pense, très heureux de représenter son pays qui, comme il n'y a que huit équipes, ne pourrait pas être là. [...] Malgré le fait qu'on n'est pas une nation, tous les joueurs qui sont là, on joue ensemble pour représenter son pays. Et je pense que ça va être assez important», a estimé Bellemare, dont la dernière visite à Québec remonte à sa participation au Championnat du monde de l'IHF, avec la France, en 2008.

«Le hockey, c'est la même chose partout», estime Streit

Mark Streit croit que l'expérience d'Équipe Europe lui... (Le Soleil, Erick Labbé) - image 3.0

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Mark Streit croit que l'expérience d'Équipe Europe lui sera d'une grande utilité.

Le Soleil, Erick Labbé

L'un des joueurs les plus aguerris de la Coupe du monde avec son coéquipier - et doyen du tournoi - Zdeno Chara (39 ans), le Suisse Mark Streit (photo), 38 ans, croit que l'expérience d'Équipe Europe lui sera d'une grande utilité.

Après le premier entraînement complet de la sélection européenne au Centre Vidéotron, mardi, le vétéran des Flyers de Philadelphie a porté un regard optimiste sur cette formation considérée par plusieurs comme la négligée du tournoi.

«Je crois qu'on a beaucoup de talent, de vitesse sur la glace et de l'expérience. Je crois que c'est un bon mix entre des jeunes joueurs avec beaucoup de potentiel et des joueurs avec beaucoup d'expérience. L'atmosphère dans le vestiaire est très bien jusqu'à maintenant. On a eu une bonne première pratique aujourd'hui», a observé l'ancien choix de neuvième ronde du Canadien en 2004.

Streit est toutefois conscient de la tâche qui attend la formation assemblée par le directeur général Miroslav Satan, soit de trouver un langage commun sur la glace, et ce, le plus rapidement possible.

«Je crois que c'est un défi, mais c'est très possible. Tout le monde dans ce vestiaire a joué longtemps dans la Ligue nationale. On a beaucoup d'expérience. Le hockey, c'est la même chose partout, même si on a différents systèmes. Je crois que tout le monde a aussi joué au niveau international. Maintenant, on a neuf jours pour se préparer», a constaté celui qui, avec ses coéquipiers d'Équipe Europe, a profité d'un après-midi de congé lundi, pour jouer au golf.

Le Suisse embrasse d'ailleurs le rôle de négligés, qui place moins d'attentes sur les épaules des joueurs européens. «J'aime ce rôle. Je n'ai pas de problème avec ça. Surtout que c'est un tournoi avec beaucoup, beaucoup de bonnes équipes, très, très fortes. Mais nous avons de très bons joueurs. Je suis très excité de participer à ce tournoi», a conclu le défenseur, qui avait déjà visité Québec, «une ville merveilleuse avec un flair européen où je me sent à l'aise», il y a 16 ans. 

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