Martin Laperrière «pas totalement surpris»

Martin Laperrière (à gauche), qui a été l'adjoint... (Photothèque Le Soleil)

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Martin Laperrière (à gauche), qui a été l'adjoint de Patrick Roy derrière le banc des Remparts, avait remarqué que «quelque chose clochait», lorsque les deux hommes se sont vus à Buffalo, lors du repêchage de la LNH.

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(Québec) Adjoint de Patrick Roy durant ses huit saisons à la barre des Remparts, Martin Laperrière n'est pas tombé en bas de sa chaise, jeudi, en apprenant que l'ex-gardien de but quittait l'Avalanche du Colorado.

«Je n'ai pas été totalement surpris quand la nouvelle est sortie. Sans avoir élaboré spécialement sur ce sujet avec lui, je savais que quelque chose clochait», a expliqué Laperrière, en autobus vers Rivière-du-Loup en plein camp du Blizzard midget AAA, avec qui il entame une première saison comme entraîneur-chef. Laperrière a vu Roy pour la dernière fois à Buffalo, fin juin, lors du repêchage de la Ligue nationale de hockey (LNH), et était resté sur cette impression.

Il ne faut pas croire que son départ de l'Avalanche est une décision impulsive qu'il regrettera, assure son adjoint de longue date. «S'il y a une chose avec Patrick, c'est que ça a toujours été un gars qui assume ses décisions. Il va bien dormir ce soir.»

En conférence de presse, jeudi soir, le vice-président et directeur général de l'Avalanche, Joe Sakic, a confirmé que Roy réfléchissait à son avenir avec l'équipe depuis quelques semaines. «Il n'a pas eu beaucoup de plaisir l'an dernier», a expliqué son ex-coéquipier, qui s'est dit content que Roy ait pris une décision pour lui. Sakic en a toutefois été avisé que jeudi, juste avant le reste de la planète. La quête d'un nouvel entraîneur ne fait donc que commencer au Colorado, à quelques semaines du début du camp d'entraînement.

Du repos

S'il croit que Roy reviendra à moyen terme dans le monde du hockey, Martin Laperrière est d'avis que le membre du Temple de la renommée du hockey s'accordera d'abord du temps pour prendre du recul. «C'est sûr qu'il va y avoir de la spéculation pour des postes à Las Vegas ou à Montréal s'il y a des ouvertures, mais je ne pense pas qu'il a pris la décision de quitter l'Avalanche en pensant à un poste ailleurs dans la LNH.»

Peu importe ce qu'il choisira, son ancien adjoint n'est pas inquiet pour Roy. «C'est un gars passionné qui a toujours voulu gagner et apprendre. Dans le junior, il voulait aussi redonner aux plus jeunes. La LNH, c'était pour se prouver qu'il était capable de le faire. Il a très bien réussi les deux.»

Même son de cloche chez l'attaquant des Panthers de la Floride Jonathan Audy-Marchessault, qui, en plus d'avoir évolué sous les ordres de Roy durant quatre saisons chez les Remparts, est proche de son fils Frédérick. «J'ai été un peu surpris d'apprendre son départ, mais en même temps, Patrick a prouvé tout ce qu'il avait à prouver dans le hockey, autant comme joueur qu'entraîneur.»

Le petit attaquant ne serait pas étonné que Roy, à 50 ans, s'offre quelques années loin du hockey. «Je pense qu'il avait peut-être le goût d'une vraie retraite et de jouer au golf.»

Contrairement à plusieurs, Audy-Marchessault pense que Roy en a fini avec le travail d'entraîneur. «De la façon dont il part, je pense qu'il est comme tanné de coacher. Éventuellement, je pense qu'il serait plus attiré par un poste de directeur général quelque part.»

Ce qu'ils ont dit...

François Beauchemin, défenseur de l'Avalanche, sur les ondes de RDS: « Ce n'est pas quelque chose auquel je m'attendais. Patrick m'a appelé pour me l'annoncer et me donner les raisons pour lesquelles il donnait sa démission. Dans un sens, je le comprenais, mais c'est certain que c'est décevant pour ma part de le voir partir.»

***

Erik Johnson, défenseur de l'Avalanche, en entrevue au 950AM, à Denver : «Moi et probablement plus de 90% des joueurs de l'équipe, ce qui est beaucoup, adorait jouer pour Patrick.»

***

Joe Sakic, en conférence de presse: «Nous n'avons jamais eu de problème à nous entendre. Nous étions des amis comme joueurs. Nous sommes des amis maintenant. Il a toujours été impliqué. Il était au courant de toutes les décisions que nous prenions. Nous parlions à propos de tout.»

***

John Shannon, informateur hockey de Sportsnet, sur Twitter: «Au final, à propos de la démission de Roy aujourd'hui, lui et Sakic n'ont pas été sur la même page depuis un moment. Durant la période des agents libres, ils ne se parlaient même pas.»

***

Mark Kizla, chroniqueur du Denver Post: «En quittant son poste des trois dernières années, Roy a mis un point d'exclamation sur le même message qu'envoient les partisans frustrés à l'Avalanche depuis plus d'une décennie: est-ce que cette équipe est sérieuse à propos de gagner une Coupe Stanley? Ce que Roy a fait était une claque au visage du président des Avs Josh Kroenke et du directeur général Joe Sakic.»

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