Subban s'inspire de Phil Kessel

De passage à Montréal pour animer un gala... (La Presse Canadienne, Paul Chiasson)

Agrandir

De passage à Montréal pour animer un gala d'humour, P.K. Subban a comparé l'échange qui l'a envoyé à Nashville à celui qui a envoyé Phil Kessel aux Penguins de Pittsburgh.

La Presse Canadienne, Paul Chiasson

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Montréal) Un joueur bourré de talent, mais perçu comme étant difficile à diriger par les médias d'un gros marché de hockey. Une transaction jugée par plusieurs comme désavantageuse pour l'équipe qui s'est départie du joueur en question.

Les grandes lignes de ce scénario s'appliquent certainement à la transaction qui a envoyé P.K. Subban aux Predators de Nashville, contre Shea Weber. Mais Subban, lui, a tracé hier un parallèle avec une autre transaction, qui a eu lieu un an avant la sienne, soit à l'été 2015.

Les Maple Leafs de Toronto, avec à leur tête un Mike Babcock fraîchement débarqué au poste d'entraîneur-chef, avaient alors échangé Phil Kessel aux Penguins de Pittsburgh contre un joueur de soutien en Nick Spaling et deux espoirs, soit l'attaquant Kasperi Kapanen et le défenseur Scott Harrington.

Kessel atteignait au minimum la marque des 25 buts et des 60 points chaque saison. Son talent ne laissait aucun doute. Mais sa personnalité semblait plus polarisante, au point où un ancien entraîneur-chef des Maple Leafs, Ron Wilson, l'avait ouvertement décrit comme un joueur «à qui tu ne peux pas te fier».

Ce joueur «difficile à diriger» s'est finalement avéré le meilleur compteur des Penguins le printemps dernier, aidant son équipe à remporter une Coupe Stanley inattendue.

Cet été, c'était au tour de Subban d'être échangé. Et comme pour les Leafs en 2015, le Canadien de 2016 s'est départi d'un joueur dont le talent est indéniable. Seulement, les considérations autres que purement sportives et athlétiques ont semblé peser lourd dans la balance. Le caractère et le leadership de Weber, d'ailleurs, ont été largement vantés par Marc Bergevin au moment de la transaction.

Lundi, Subban a rencontré les médias à la Place des Arts, en marge de sa participation à un gala du festival Juste pour rire. Et la question sur sa personnalité l'a visiblement piqué au vif.

«Ça m'importe peu, ce que les gens pensent. Je veux juste tout donner pour aider mon équipe à gagner, a répondu le numéro 76. Des comparaisons, il y en a toujours. Je n'ai pas le temps de m'asseoir pour écouter chaque analyste à la télévision. On s'en fout. L'important, c'est ce que tu fais sur la patinoire quand vient le temps de jouer.

«Phil Kessel a été échangé, et beaucoup de choses ont été dites à son sujet. Je le connais personnellement, je sais comment il a géré la situation. J'ai la même attitude que lui.»

Ce n'est sans doute pas un hasard si Subban a cité précisément le cas de Kessel. L'ancien défenseur du Tricolore était, selon le Globe and Mail, un de deux seuls joueurs de la LNH présents à la fête que Kessel a tenue à Toronto lors de sa journée avec la Coupe Stanley, le mois dernier.

«Tu dois être toi-même»

Depuis que la transaction a été conclue, le 30 juin dernier, une panoplie de joueurs ont déclaré les uns après les autres que Subban ne posait pas problème. De Max Pacioretty à Andrei Markov en passant par Tomas Plekanec et Brendan Gallagher, les piliers de l'équipe ont tous essentiellement tenu le même message.

Ces messages tranchent avec ce qui a été murmuré ici et là. Plusieurs sources ont anonymement indiqué que la personnalité du joueur ne faisait pas l'unanimité, que ses projets extérieurs au hockey prenaient un brin trop de place aux yeux de certains.

Sa présence dans un gala d'humour lundi était justement un projet de plus dans la vie bien occupée de Subban loin des arénas. Et le défenseur-vedette n'a pas l'intention de lever le pied.

«Être drôle et être toi-même ne devrait jamais être une distraction, a-t-il soutenu. Si je dérangeais un coéquipier qui tente de dormir avant un match afin qu'il m'écoute répéter mon numéro d'humour, ça, ça serait fatigant! Mais je n'ai jamais fait ça à qui que ce soit. Tu dois être toi-même. J'ai toujours eu une bonne relation avec tous mes coéquipiers.

«Je ne peux pas parler pour tout le monde du hockey. Mais si quelqu'un vient me dire qu'il a un problème, on aura cette discussion. Personne ne l'a fait. Je ne crois pas les rumeurs. Elles naissent pour une raison et on ne connaît pas toujours cette raison. Mais je ne peux pas commenter ce que personne ne m'a dit en pleine face.»

Évidemment, dans le petit monde du hockey, il serait étonnant qu'un joueur sorte du rang et déclare ouvertement qu'il avait un problème avec sa personnalité - si problème il y avait. C'est donc par les résultats de Subban et des Predators, de même que par ceux du CH sans Subban, que l'on aura une meilleure évaluation de cette transaction. Mais Kessel a certainement prouvé à quel point les succès en séries peuvent faire changer le ton des conversations.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer