Kessel n'a rien changé

Phil Kessel (81) a fait sa part pour... (AP, Gene J. Puskar)

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Phil Kessel (81) a fait sa part pour mener les Penguins de Pittsburgh à une victoire de la Coupe Stanley en amassant 21 points au cours des sept dernières semaines.

AP, Gene J. Puskar

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Associated Press
Pittsburgh

Phil Kessel persiste et affirme que rien n'a changé. Ni son style de jeu, ni son attitude. Pas même sa forme physique ou son désir de vaincre.

Insistez tant que vous voulez. Jouez sur la formulation de la question. Ça ne changera rien. L'attaquant des Penguins de Pittsburgh, endurci par des années à endurer la critique pour les insuccès des Maple Leafs de Toronto, refuse de dire qu'il a changé quelque chose depuis son arrivée dans la Ville de l'acier. «Je joue de la même manière dont je le fais depuis le début de ma carrière», a déclaré Kessel, mercredi.

C'est tout le reste qui est différent. L'entraîneur. Le talent qui l'entoure. La pression qu'il ne porte pas entièrement sur ses épaules. Les enjeux ne sont aussi plus les mêmes. Lorsque le numéro 81 fera son entrée sur la glace du Consol Energy Center, jeudi, pour affronter les Sharks de San Jose lors du cinquième match de la série finale de la Coupe Stanley, il fera de son mieux pour apprécier le moment qu'il attend depuis si longtemps. «C'est un gros changement comparativement à où j'étais avant, a avoué Kessel. Évidemment, c'est assez spécial.»

Kessel a certainement fait sa part. Il a obtenu 10 buts et 11 aides au cours des sept dernières semaines, lui qui a amassé deux aides dans la victoire de 3-1 des Penguins, lundi, dans le quatrième match, qui leur a permis de prendre les devants 3-1 dans la série et d'espérer soulever la coupe à domicile pour la première fois. 

Six ans à endurer les critiques à Toronto

Le joueur qui a passé six ans à endurer les critiques - souvent hors de son contrôle - à Toronto pourrait aussi mettre la main sur le trophée Conn-Smythe, remis au joueur le plus utile des séries.

«Nous ne serions pas ici sans lui», a commenté le gardien réserviste Jeff Zatkoff. «Il s'est levé. C'est quelque chose à laquelle on s'attend de lui maintenant. Vous savez qu'il livrera la marchandise dans ce genre de match.»

Et Zatkoff ne parle pas seulement du puissant tir des poignets de Kessel qui a créé l'égalité dans le cinquième match contre les Rangers de New York, le but qui a permis aux siens de filer vers la victoire. Il y a aussi son habileté à servir des passes parfaites à ses coéquipiers et sa volonté à se replier en défensive. «Je vois un gars qui travaille extrêmement fort», a analysé Barry Melrose, du réseau ESPN. «Il joue mieux sans la rondelle que jamais auparavant.»

L'entraîneur des Penguins, Mike Sullivan, appelle ça «jouer de la bonne manière», et c'est ce qu'il a demandé à Kessel et à ses coéquipiers depuis qu'il a pris la relève derrière le banc au mois de décembre. «Nous lui avons demandé d'améliorer certaines facettes de son jeu sans la rondelle, dans les batailles notamment, et il a écouté ce qu'on lui a dit», a commenté Sullivan.

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