Sean Couturier veut remporter la Coupe du monde

Sean Couturier est un des deux Québécois, avec... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Sean Couturier est un des deux Québécois, avec Jonathan Drouin, qui s'aligneront pour l'Équipe nord-américaine lors de la Coupe du monde.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Doyen de l'Équipe nord-américaine, Sean Couturier tentera de mener les jeunes vedettes de la LNH, un groupe sans pays et sans pression, vers la conquête de la Coupe du monde de hockey, en septembre.

De passage au Centre Vidéotron, mercredi, l'attaquant des Flyers de Philadelphie effectuait un blitz de promotion du grand tournoi international, qui se mettra en branle dans un peu plus de trois mois. Membre de la force multinationale des 23 ans et moins, le centre né en Arizona disait entrer dans le tournoi avec pour objectif de faire la barbe aux «petits vieux» et de remporter le prestigieux trophée à l'enjeu.

«Tu joues pour une coupe. Ça va être ultra compétitif. J'ai participé au Championnat du monde, l'année dernière. Il y a des matchs qui ont plus ou moins d'importance, sans manquer de respect aux petits pays. Mais là, je pense que ça va être vraiment compétitif, que chaque match va être important et difficile à gagner. Je pense que ça va être un bon show pour les partisans», croit Couturier, dont la formation comptera notamment les Matt Murray (Pittsburgh), Shayne Gostisbehere (Philadelphie), Nathan MacKinnon (Colorado), Jonathan Drouin (Tampa Bay) et Connor McDavid (Edmonton) dans ses rangs.

Lui-même rompu aux compétitions internationales - il a remporté l'argent au Mondial junior de 2011 et l'or au Championnat du monde de 2015 -, l'attaquant croit que l'équipe qui trouvera sa cohésion le plus rapidement sera favorisée. Sur le plan personnel, Couturier misera sur son expérience de cinq saisons dans la LNH pour aider l'Équipe nord-américaine à causer la surprise.

«Je suis un joueur responsable dans les deux sens de la glace. Je suis prêt à sacrifier des points pour le bénéfice de l'équipe et gagner des matchs. Je pense que c'est ce qui a fait que j'ai eu ma place dans l'équipe. Je suis plus un gars qui est capable de jouer différents rôles. Je pense que ça m'a aidé à faire la sélection», a estimé l'un des deux seuls Québécois de la formation avec Drouin.

Montrer l'exemple

L'entraîneur-chef de la formation nord-américaine, Todd McLellan, qui a dirigé Couturier avec Équipe Canada en 2015, a déjà communiqué ses attentes à l'attaquant. «Une semaine après ma sélection, on s'est rencontrés à Edmonton. Comme il m'a déjà dirigé, il me connaît déjà un peu. Il sait à quoi s'attendre de moi. Ça va être important de mener et de montrer l'exemple. Il s'attend que je joue un rôle important en ce sens-là», a indiqué l'ancienne vedette des Voltigeurs de Drummondville.

Le camp de l'équipe nord-américaine s'enclenchera au début de septembre à Montréal et à Québec et comprendra un match préparatoire contre Équipe Europe, au Centre Vidéotron, le 8 septembre.

«Je pense que ça va être le fun, surtout Québec. C'est une ville de hockey. Je me rappelle que lorsque je jouais avec les Voltigeurs, c'était quasiment sold-out à chaque fois qu'on venait. Avec un match préparatoire de la Coupe du monde, je pense que ça va amener les gens à venir voir ça», a jugé Couturier.

Si ce dernier dit apprécier la ville, il n'a pas pour autant voulu se prononcer sur son potentiel comme marché d'expansion dans la LNH, mercredi. «Québec, c'est une très belle ville. Les gens aiment le hockey, mais ce n'est pas moi qui contrôle ça...» s'est-il limité à dire.

La Coupe du monde de hockey prendra son envol le 17 septembre, au Air Canada Centre, à Toronto. La formation nord-américaine disputera la ronde préliminaire au sein du Groupe B, qui comprend également la Finlande, la Suède et la Russie.

Ralenti par les blessures

La dernière année n'a pas été tendre envers Sean Couturier, qui a subi trois blessures importantes en cours de saison. Ayant raté le début de la campagne en raison d'une commotion cérébrale, l'attaquant des Flyers s'est cassé un pied en février avant de subir une séparation de l'épaule au tout premier match des séries éliminatoires, sur une solide mise en échec d'Alex Ovechkin. «Je pense que ç'a bien été quand j'étais en santé. Côté personnel, statistiquement, j'aurais eu ma meilleure saison jusqu'à maintenant en carrière. Les blessures m'ont ralenti», a noté Couturier, qui a égalé son meilleur total de points en une saison dans la LNH (39 points, 2013-2014), tout en ayant disputé 19 matchs de moins. Ayant repris l'entraînement la semaine dernière, le centre de 23 ans s'attend à une guérison complète, juste à temps pour le début du camp d'Équipe Amérique du Nord, en septembre. «Ça va mieux. Ça se replace. C'est sûr que l'épaule n'est pas encore à 100 %, mais j'ai encore deux ou trois mois pour m'en remettre», a indiqué celui qui a établi sa résidence estivale à Drummondville, où il a évolué dans les rangs juniors.

Une entre-saison tranquille pour les Flyers

Ayant accédé aux séries éliminatoires à la faveur d'une excellente deuxième moitié de saison, les Flyers de Philadelphie se sont inclinés en six matchs contre les champions du calendrier régulier, les Capitals de Washington, en première ronde des séries. Une sortie honorable qui ne devrait pas mener à de grands bouleversements dans l'entre-saison, estime Sean Couturier.

«Je ne pense pas. On a quand même une jeune équipe, avec de bons jeunes défenseurs qui arrivent dans l'organisation. Depuis que Ron Hextall a pris la barre comme directeur général, c'est un gars qui est patient et qui développe ses jeunes. Alors, je ne pense pas qu'il y ait trop d'échanges, mais on ne sait jamais. Ça fait partie de la business», a estimé le centre.

Ayant dû s'acclimater à un nouvel entraîneur, Dave Hakstol, en début de calendrier, les Flyers n'ont cessé de progresser tout au long de la saison. «On avait un nouveau coach au début de l'année, alors il y avait des petits changements, des petits ajustement à faire. Je pense qu'avec le temps, on est devenu une meilleure équipe. On était devenu une équipe difficile à battre à la fin de la saison.»

Le sort aura voulu que la formation affronte la bande à Ovechkin en première ronde des séries, ce qui a rapidement mis un frein à ses ambitions. «En même temps, rendu en série, il faut que tu battes les meilleurs pour gagner. Qu'on les ait affrontés là où en troisième ronde, ça ne changeait rien. En séries, c'est une nouvelle saison. On a quand même été en six matchs contre eux, ce que pas beaucoup de monde aurait prédit. C'est toujours décevant de perdre», a rappelé Couturier.

L'incessante valse des gardiens entre Michal Neuvirth et Steve Mason a-t-elle contribué à la perte des Flyers? «Je ne pense pas. On a deux bons gardiens et c'est important d'avoir deux bons gardiens. Neuvirth s'est blessé et ç'a mené à des longues séquences où Steve devait jouer. Des fois, la fatigue embarque.» a-t-il laissé entendre.

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