L'ultime quête de Jumbo Joe Thornton

Joe Thornton tente de mettre la main sur... (AP, Gene J. Puskar)

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Joe Thornton tente de mettre la main sur sa première Coupe Stanley.

AP, Gene J. Puskar

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(Montréal) À sa 18e saison dans la Ligue nationale de hockey et à quelques semaines de son 37e anniversaire, Joe Thornton est toujours à la recherche de ce qui lui échappe depuis trop longtemps : la Coupe Stanley.

À l'aube du troisième match de la grande finale entre les Sharks et les Penguins de Pittsburgh, présentée samedi (20h) à San Jose, Hal Gill, l'ex-défenseur du Canadien, qui a amorcé sa carrière au même moment que Thornton à Boston, nous offre ses impressions sur le parcours de celui que l'on surnomme Jumbo Joe.

  • Les premiers pas (1997-1998)
«J'ai commencé dans la Ligue nationale cette saison-là, en même temps que lui. En arrivant avec nous, Joe était un joueur de quatrième trio, qui ne jouait pas très souvent et qui était même laissé de côté à l'occasion. Les Bruins voulaient prendre leur temps avec lui, ils ne voulaient pas qu'il brûle les étapes. Pat Burns était notre entraîneur à ce moment-là, et il était dur avec Joe, il n'y a aucun doute. Mais ça ne dérangeait pas vraiment Joe, il était capable d'en prendre, et il répliquait aux crises de Pat en travaillant encore plus fort. Pat était dur envers lui, mais en même temps, Pat était dur envers pas mal tout le monde... Je me souviens d'une fois où Pat l'avait engueulé, et puis Joe était sorti de là avec un gros sourire au visage. Comme j'ai dit, il était capable d'en prendre. C'est probablement en milieu de saison qu'on a vu le joueur qu'il allait devenir. C'est là qu'on a pu voir toutes ses habiletés, tout son talent, et c'est là aussi qu'on a pu voir combien il était un dur à cuire. Il avait le talent, mais aussi cette capacité à pouvoir jouer un style de jeu très physique.»

  • L'élimination surprise face au Canadien (2004)
«Je n'ai pas oublié ça ; il s'agit de la série contre le Canadien, lors du premier tour, quand Joe avait dû jouer malgré une blessure [aux côtes]. Nous avions perdu cette série en sept matchs et ensuite, Joe avait été sévèrement critiqué à Boston, autant dans les médias que par les partisans de l'équipe. Ce n'est pas une excuse, mais je me souviens qu'il souffrait énormément, il devait composer avec une douleur intense chaque jour. Il avait connu une série difficile, et je ne sais pas s'il était prêt, à cet âge-là, à affronter la pression médiatique qui allait suivre après une telle défaite. Il ne faut pas oublier qu'il était encore jeune, probablement trop jeune pour être le gars qui allait avoir à se lever pour répondre aux questions à la suite de notre élimination contre le Canadien. Joe avait été très critiqué pour ses performances lors de cette série-là [aucun point en sept matchs], et je pense que c'est à ce moment-là que la relation entre Joe et Boston s'est fissurée. Ça m'a attristé parce qu'à mon avis, il méritait beaucoup mieux.»

  • L'échange (30 novembre 2005)
«C'est difficile d'oublier quelque chose comme ça. Je me souviens encore très bien de ce jour-là, parce que c'est notre meilleur joueur qui venait d'être échangé aux Sharks de San Jose! On ne pouvait pas y croire. Je me rappelle en particulier de la réaction d'un des gars de l'équipe, Nick Boynton, qui était dans tous ses états, qui était absolument inconsolable quand il a appris la nouvelle cette journée-là. Comme tous les autres gars de l'équipe, il ne pouvait pas croire qu'on venait d'échanger notre meilleur joueur. Nick était un très bon ami de Joe, et il était en train de virer fou. Je me souviens qu'il hurlait : "Mais qu'est-ce qu'on vient de faire?" Le départ de Joe avait créé un trou, c'est bien certain, même si on avait quand même obtenu de bons joueurs en retour [Marco Sturm, Brad Stuart et Wayne Primeau]. Mais c'était Joe, il était un joueur de premier plan pour notre équipe, et nous avions des attentes cette saison-là avec lui. Ce fut une pilule très difficile à avaler.»

  • La rédemption? (2016)
«Je regarde aller Joe lors des séries, et ce qu'on peut facilement remarquer, c'est la qualité de son jeu, qui est presque sans failles. Regardez un peu tout ce qu'il peut faire sur une patinoire. Il n'est peut-être pas aussi rapide que certains autres joueurs dans cette ligue, mais il sait ralentir le jeu, justement. Regardez-le s'installer derrière le filet adverse, regardez-le passer la rondelle à ses coéquipiers. Il sait se servir de toutes les munitions qui sont à sa disposition. C'est injuste parce que tout le monde aime dire qu'il n'a jamais gagné la Coupe Stanley, et à mon avis, on peut difficilement le critiquer juste parce qu'il n'a jamais gagné la Coupe Stanley de sa vie. Gagner ce trophée-là est quelque chose de très difficile. J'ai joué avec Mats Sundin, qui fut l'un des meilleurs joueurs que j'ai jamais connus. Est-ce qu'on peut dire que Mats Sundin est moins bon seulement parce qu'il n'a pas gagné la Coupe Stanley? Bien sûr que non. Je ne suis pas payé pour prendre une telle décision, mais à mes yeux, Joe Thornton mérite déjà une place au Temple de la renommée.»

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