Les Sharks accusent Crosby de tricher

Le capitaine des Penguins, Sidney Crosby, a remporté... (AFP, Bruce Bennett)

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Le capitaine des Penguins, Sidney Crosby, a remporté 71 % (17 en 24) de ses mises au jeu mercredi.

AFP, Bruce Bennett

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Bill Beacon
La Presse Canadienne

Si Sidney Crosby triche lors de mises en jeu, alors tout le monde le fait, estime l'entraîneur-chef Mike Sullivan, qui a pris la défense de son joueur de centre vedette à la suite de doléances venant de porte-couleurs des Sharks de San Jose.

Mercredi, le capitaine des Penguins a remporté une importante mise en jeu dans la zone des Sharks qui a mené au filet victorieux de Conor Sheary en prolongation. Ce but a permis à Pittsburgh de se donner une avance de 2-0 dans la série, qui reprendra samedi (20h) en Californie.

L'attaquant Logan Couture a déclaré que Crosby obtenait des passe-droits «à cause de qui il est», tandis que le défenseur Marc-Édouard Vlasic était d'avis que Crosby aurait dû être exclu lors de la mise en jeu décisive. Les Sharks tentaient peut-être de forcer les officiels à faire preuve de plus de vigilance à l'endroit de Crosby lors de mises en jeu, mais Sullivan assure ne pas être inquiet.

«Tous les joueurs de centre qui se présentent dans le cercle de mise en jeu cherchent à se donner un avantage. C'est la réalité des choses. Leurs joueurs font les mêmes choses que les nôtres. À mes yeux, ça fait partie du rôle des joueurs de centre de tenter de trouver des moyens de se procurer un avantage et de connaître du succès.

«"Sid" ne fait rien de différent que leurs joueurs font. En toute honnêteté, ça ne mérite pas de réponse. Mon attention est centrée sur notre groupe et en vue du troisième match, nous voulons nous assurer que nous nous concentrons sur la tâche qui nous attend.»

Crosby a planifié le jeu qui a mené au but victorieux avec ses coéquipiers sur la patinoire. À la mise en jeu, il a dirigé la rondelle vers le défenseur Kristopher Letang qui, au lieu de tenter un tir, a repéré Sheary, laissé seul dans l'enclave.

«Il est un grand leader», a noté Sullivan. «Il prend les choses en main au sein de son trio, et des situations sur la glace. Il lit le jeu, dans le sens pur de l'expression, et on en a eu une preuve en prolongation.»

Sullivan a aussi rendu hommage à Sheary, une recrue de 23 ans qui a été mutée auprès de Crosby, malgré toute l'attention et toutes les attentes qui accompagnent une telle décision. «Il a connu une saison mouvementée, alors qu'il a été rappelé et retourné aux mineures plusieurs fois», a rappelé Sullivan. «Mais chaque fois qu'il est revenu ici, il a amélioré la régularité de son jeu et contribué davantage. Je ne vanterai jamais assez son rendement pour nous pendant les séries éliminatoires. Il a joué beaucoup d'importantes minutes pour nous.»

Les Penguins ont dominé le jeu pendant la presque totalité des deux premières rencontres, mais les Sharks ont réalisé une impressionnante poussée en troisième période qui a mené au but égalisateur de Justin Braun, avec 4:05 à écouler au temps réglementaire.

Sullivan s'attend à du jeu semblable maintenant que la série déménage à San Jose, où l'entraîneur-chef Peter DeBoer aura le privilège du dernier changement de trio. «Ce sont deux bonnes équipes de hockey qui s'affrontent». Il y a des moments où nous possédons l'avantage et le contrôle du territoire, et quand les Sharks augmentent la pression, ils ont de bons joueurs et ils vont tenter de faire la même chose.

«Je suis satisfait de la façon dont nous avons joué», a-t-il enchaîné. «Lorsque nous avons été contraints de jouer dans notre territoire, nous nous sommes défendus avec beaucoup de vigueur. Mon objectif principal est de m'assurer que nous traversons ces changements d'avantages dans le jeu sans que ça nous coûte cher. Et je pense que nos joueurs ont été excellents à cet égard.»

L'art de ménager ses troupes

Parfois, les vétérans Joe Thornton et Patrick Marleau doivent être encouragés à quitter la patinoire. C'est Peter DeBoer qui s'en occupe. L'entraîneur-chef des Sharks est d'ailleurs encensé par ses joueurs pour sa capacité à accorder un congé à un moment opportun pour en tirer un avantage.

«Si vous ne leur dites pas de quitter la patinoire, alors ils y passeront la journée», a commenté le défenseur Brenden Dillon à propos de ses vieux coéquipiers. «Je crois qu'ils ont parfois besoin, vous savez, qu'on leur dise : "Hé, vous vous rappelez? Vous avez 35, ou 36 ans, et c'est votre 18e ou 19e saison dans la LNH, et vous êtes sur la patinoire à chaque occasion."»

DeBoer a contraint ses joueurs à respecter l'importance du repos et à comprendre que, selon Dillon, «même s'ils croyaient peut-être qu'ils jouaient à 100 % de leurs capacités, ils étaient peut-être davantage à 85 ou 90 % à cause de la fatigue accumulée».

Installés dans le nord de la Californie, à proximité des Kings de Los Angeles et des Ducks d'Anaheim, les Sharks sont l'une des équipes qui franchissent les plus longues distances dans la LNH. En plus des longs vols, ils doivent aussi composer avec le décalage horaire.

Il est peut-être minuit lorsque les Sharks arrivent à leur hôtel dans l'Est, mais le décalage de trois heures avec la côte Ouest a un effet sur l'horloge interne, pouvant affecter les siestes et les routines au quotidien. «Les gars parlent encore au téléphone avec leur famille ou leurs enfants viennent tout juste de se coucher pour aller à l'école le lendemain», a expliqué Dillon à propos des arrivées tardives à l'hôtel.

DeBoer atténue ces préoccupations en accordant des journées de repos supplémentaires, des séances d'entraînement plus courtes ou, encore, des réunions d'équipe sur la route qui sont plus tardives qu'à l'habitude, simplement pour offrir quelques heures de sommeil additionnelles aux joueurs.

Le repos comme arme

«C'est drôle, parce que la plupart de ces gars-là veulent patiner tous les jours, mais Pete leur demande à l'occasion de demeurer loin de la patinoire. Parfois, ça prend ça pour repartir la machine», a admis l'attaquant Chris Tierney.

«Pete fait du bon boulot en utilisant le repos comme arme», ajoute l'Ontarien. «Et il sait lorsqu'ils ont besoin de patiner, des choses comme celles-là, afin de s'assurer que les gars soient frais et dispos en tout temps. Il fait du bon boulot pour obtenir le maximum de ses joueurs.»

Tierney a souligné que certains joueurs des Sharks connaissent l'une de leurs meilleures saisons en carrière, dont Brent Burns, Tomas Hertl, Marc-Édouard Vlasic et Martin Jones, sans oublier Thornton, qui a amassé 82 points à l'âge de 36 ans.

Ce sont des joueurs tels que Thornton et Marleau, qui totalisent près de 3000 matchs de saison régulière en carrière, qui doivent parfois être rappelés à l'ordre. Cette stratégie a permis aux Sharks d'atteindre leur première finale de la Coupe Stanley. Et leur vaste expérience des voyages transcontinentaux pourraient leur offrir un léger avantage à l'approche du match no 3, qui sera déterminant sur l'issue de la finale menée 2-0 par les Penguins.  La Presse Canadienne

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