Conor Sheary joue au héros

Conor Sheary est disparu dans un tas de... (AFP, Justin K. Aller)

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Conor Sheary est disparu dans un tas de Penguins après avoir marqué en prolongation pour donner la victoire à Pittsburgh. Avec ce gain de 2-1, les représentants de la Ville de l'acier mènent maintenant la série finale 2-0 contre les Sharks de San Jose.

AFP, Justin K. Aller

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La Presse Canadienne
Pittsburgh

Conor Sheary a marqué après 2:35 de jeu en prolongation et les Penguins de Pittsburgh ont augmenté leur emprise sur la finale de la Coupe Stanley en remportant le deuxième match par le pointage de 2-1, mercredi, face aux Sharks de San Jose.

Sheary a accepté une passe de Kristopher Letang au haut du cercle des mises en jeu et a décoché un tir des poignets précis dans la partie supérieure qui a surpris Martin Jones (28 arrêts) du côté de la mitaine. Sidney Crosby a aussi récolté une aide, lui qui avait remporté la mise en jeu.

Les Penguins mènent donc la série 2-0. La série se poursuivra à San Jose avec la présentation des troisième et quatrième rencontres, samedi et lundi prochains.

Le défenseur Justin Braun avait créé l'égalité 1-1 avec 4:05 à faire en temps réglementaire. Son tir de la pointe avait surpris Matt Murray (20 arrêts), qui avait la vue voilée par Joel Ward. Phil Kessel avait ouvert le pointage à 8:20 du deuxième engagement avec son 10e but des séries.

Un rêve éveillé avec Crosby

Sheary vit un rêve éveillé, lui qui était encore à l'école secondaire lorsque Crosby a disputé la finale de la Coupe Stanley en 2009. Il se souvient d'avoir regardé chaque match, ne pensant jamais qu'il allait se retrouver sept ans plus tard en finale à la gauche du capitaine des Penguins.

«Tu rêves de te rendre là, mais tu ne peux te l'imaginer, particulièrement lorsque tu es un joueur non-repêché», avait expliqué l'ailier de 23 ans avant le match de mercredi.

Avant son but vainqueur en prolongation mercredi, il avait inscrit le deuxième but des Penguins lors du premier match de la finale après avoir accepté une brillante passe de Crosby. «C'est tellement facile de jouer avec lui, parce qu'il peut te repérer partout sur la patinoire», a noté Sheary.

C'était assez enivrant comme sensation, surtout pour un joueur qui a été ignoré au repêchage par les 30 équipes du circuit Bettman.«Cette année est assez invraisemblable, c'est un véritable tourbillon», a-t-il reconnu. «Et lundi soir fut un moment très spécial dans ma carrière.»

Jusqu'à maintenant, Sheary a quatre buts et neuf points en séries. Et le joueur le moins bien rémunéré de l'équipe est, pour le moment, sur le même trio que le joueur le plus talentueux de la planète sur la plus grande scène possible.

Sheary, un hockeyeur de 5'8" et de 175 livres, est un produit de l'Université du Massachusetts-Amherst, où il a disputé quatre saisons complètes. Le joueur originaire de Winchester, au Massachusetts, a dominé la colonne des marqueurs du club-école des Penguins avant de conclure un pacte de deux ans avec le club de la LNH l'été dernier.

La plupart des autres équipes lui ont présenté des contrats d'essai. Les Penguins, a dit Sheary, furent l'une des rares formations à être réellement intéressées à ses services. «Je crois que le fait qu'on ait levé le nez sur moi à quelques reprises m'a rendu les choses beaucoup plus faciles», a-t-il confié.

Des habiletés complémentaires

Sheary a entamé la campagne avec le club-école de Wilkes-Barre, qui était alors dirigé par Mike Sullivan. Ce dernier a éventuellement été nommé l'entraîneur-chef des Penguins à la suite du congédiement de Mike Johnston. Questionné à savoir pourquoi il existe une telle chimie entre Crosby et Sheary, Sullivan a répondu en évoquant la rapidité du jeune homme, sa capacité à se créer de l'espace en zone restreinte, son intelligence et son instinct autour du filet adverse.

«Ce sont toutes des habiletés qui constituent les forces du jeu de Sid», a mentionné Sullivan. «Ainsi, puisque Conor joue avec lui, ça permet à Sid d'échanger la rondelle avec un joueur qui est sur la même longueur d'onde, et ça lui permet de se créer de l'espace puisque les défenseurs adverses doivent avoir Conor à l'oeil. Je crois que leurs habiletés sont complémentaires.»

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