Brashear paiera 9280$ pour une bagarre hors de l'aréna

Donald Brashear versera beaucoup moins d'argent que prévu... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

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Donald Brashear versera beaucoup moins d'argent que prévu à Éric Labelle, frappé par l'ancien dur à cuire de la LNH après un match de la Ligue nord-américaine de hockey, le 25 mars 2011.

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(Québec) L'ancien dur à cuire du Canadien de Montréal Donald Brashear est condamné à payer 9280 $ à un autre hockeyeur avec qui il s'est battu après une partie, soit une infime portion des dommages de 357 000 $ réclamés à l'origine.

Un ex-hockeyeur originaire de Hull, Éric Labelle, 34 ans, avait reçu un coup de poing de Brashear le 25 mars 2011 après un match à Rivière-du-Loup entre le 3L et le Caron et Guay, deux équipes de la Ligue nord-américaine de hockey (LNAH).

Éric Labelle a subi une commotion cérébrale de niveau léger et n'a plus été capable de pratiquer son sport.

Brashear, âgé de 39 ans au moment des faits, affirme qu'il n'a donné qu'un «jab» défensif à un Éric Labelle en colère, qui lui bloquait le chemin et avait cogné son rétroviseur.

La juge Catherine La Rosa de la Cour supérieure conclut qu'il n'y a «pas de lien logique, direct et immédiat» entre le coup de poing reçu et une grande partie des dommages allégués. 

Seules les séquelles immédiates découlant du coup de poing mérite des compensations que le tribunal établit à 9280 $.

«La preuve n'a pas démontré que le coup de poing a entraîné des blessures qui ont empêché Labelle d'exercer son emploi [de constable spécial] au Sénat, bien au contraire, note la juge La Rosa. La preuve révèle que Labelle a continué sa routine de vie très peu de temps après l'incident, dont ses deux emplois à temps plein durant une grande partie de l'année.»

L'expert amené par Donald Brashear a soutenu qu'Éric Labelle avait tellement engagé de combats durant sa carrière de hockeyeur qu'il était impossible d'attribuer des symptômes précis au coup porté par l'ex-homme fort du Canadien.

Pour la juge La Rosa, Éric Labelle, en adoptant une attitude provocatrice, n'a pas eu le comportement d'une personne raisonnable lors du malheureux face-à-face avec Donald Brashear. «Cela n'excuse évidemment pas le geste, mais entraîne au final un partage de responsabilité face à la faute commise», écrit la juge La Rosa.

En chambre criminelle, Donald Brashear a été reconnu coupable de voies de fait simples au terme d'un procès à Rivière-du-Loup en juin 2012. Le juge, qui n'a jamais cru à la théorie de légitime défense de Brashear, a prononcé une peine suspendue pour une période de 18 mois.

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