Bryan Berard voulait sortir d'Ottawa, pas du Canada

Atteint accidentellement au visage par le bâton de... (Archives Le Soleil)

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Atteint accidentellement au visage par le bâton de Marian Hossa... des Sénateurs d'Ottawa, le 11 mars 2000, Bryan Berard a été sévèrement blessé à un oeil dont il a presque perdu l'usage. Forcé à la retraite parce qu'il ne répondait plus aux normes de la LNH, il est cependant revenu au jeu à l'automne 2001 après avoir subi sept interventions chirurgicales.

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La Presse Canadienne

L'Américain Auston Matthews ou le Finlandais Patrik Laine? S'ils se fient à l'histoire, les Maples Leafs devraient choisir le deuxième le 24 juin. Car la seule fois où une équipe canadienne a repêché un Américain au tout premier rang, il a demandé à être échangé après son premier camp d'entraînement.

Sélectionné au tout premier rang par les Sénateurs d'Ottawa lors du repêchage de 1995, Bryan Berard assure qu'il n'a pas réclamé un échange parce que le club était situé au Canada. «Évidemment, j'ai demandé à sortir d'Ottawa, mais ça n'avait rien à voir avec le fait qu'il s'agissait d'un club canadien», a déclaré le défenseur, la semaine dernière. «J'étais heureux d'aller à Ottawa.»

Berard explique que ce sont les insuccès des Sénateurs qui l'avaient poussé à l'époque à demander un échange. De retour dans la LNH par le biais de l'expansion de 1992, la franchise, menée par le directeur général Randy Sexton, venait de terminer au dernier rang lors des trois saisons précédant la sélection de Berard lors du repêchage de 1995 à Edmonton.

Alors âgé de 18 ans, Berard avait commencé le camp en se disant qu'il était assez bon pour se tailler une place dans la formation. Les Sénateurs ont plutôt décidé de le retourner dans la Ligue de hockey junior de l'Ontario, avec les Vipers de Detroit.

La communication entre Berard et l'équipe était déficiente, selon l'ex-défenseur. Et après avoir quitté le camp, il a exigé un échange. Son voeu a été réalisé par le remplaçant de Sexton, Pierre Gauthier, qui l'a envoyé aux Islanders de New York en compagnie de Don Beaupre et de Martin Straka contre Damian Rhodes et Wade Redden... qui avait été repêché tout juste après Berard.

Ne pas imiter Daigle

Ce dernier croyait qu'un changement d'air serait bénéfique pour son développement, et il a réussi à faire sa place avec les Islanders de New York, qui l'ont acquis en janvier 1996. Notant les difficultés rencontrées par le premier choix au repêchage de 1993, Alexandre Daigle, Berard souligne que les dirigeants des Sénateurs n'inspiraient pas confiance. «Nous croyions que ce n'était pas la meilleure place à ce moment, particulièrement pour un jeune défenseur, de se développer.»

Le défenseur a été hué lors de son retour dans la capitale canadienne. Les fans croyaient qu'il avait voulu quitter Ottawa pour s'aligner avec une équipe américaine. «Ça n'avait vraiment rien à voir avec ça», répète l'ex-joueur natif de Woonsocket, dans le Rhode Island. «Quand je regarde en arrière, j'ai eu un plaisir incroyable à jouer dans les villes canadiennes, à Edmonton, à Calgary... Rien ne peut battre le hockey au Canada.»

Dans les faits, Berard a soutenu que son moment préféré dans la LNH était lorsqu'il portait les couleurs des Maple Leafs de Toronto, une expérience qui a duré moins de deux saisons en raison d'une importante blessure à l'oeil qui l'a tenu longtemps à l'écart du jeu.

Seuls six Américains ont été selectionnés au premier rang du repêchage, le dernier en date étant le favori au trophée Hart, Patrick Kane, en 2007. Matthews se joindra fort probablement à ce groupe, en étant possiblement choisi par les Maple Leafs.

Berard a vu Matthews jouer, et il a été renversé par le talent du jeune homme. Il croit que celui qui a passé la dernière saison dans la Ligue de hockey suisse s'adaptera très bien dans un marché canadien si les probabilités se concrétisent.

Berard, qui travaille maintenant au sein d'une firme d'investissement à New York, conseille à Matthews d'être bien conscient de la pression plus élevée à laquelle il risque de faire face au nord de la frontière. «Dis oui aux nombreuses demandes des médias, mais ne porte pas attention à ce qui se dit ou s'écrit à ton sujet. Concentre-toi seulement sur ton jeu sur la patinoire», résume Berard.

L'ex-défenseur maintenant âgé de 39 ans n'a aucun regret quant à sa décision de quitter les Sénateurs. «Ottawa a définitivement transformé sa franchise, mais cela est survenu plusieurs années plus tard. Alors, je ne regrette rien», a conclu Berard.

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