L'heure est à la réflexion chez les Flyers

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Claude Giroux a été limité à une mention d'aide en séries éliminatoires.

AP, Alex Brandon

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Associated Press
Philadelphie

Comme à chacune des saisons depuis leur conquête du précieux trophée en 1975, les Flyers de Philadelphie sont rentrés à la maison sans la Coupe Stanley.

Sous l'égide de l'entraîneur-chef recrue Dave Hakstol, les Flyers ne devaient même pas aspirer aux séries éliminatoires. Mais la disparition quasi complète de leurs principaux marqueurs au cours de cette série qui s'est conclue en six matchs en faveur des Capitals de Washington a entraîné de nombreuses interrogations. On se demande notamment si les Flyers avaient pu poursuivre leur parcours en demi-finale de l'Est, à condition que leurs deux premiers trios aient produit à la hauteur de leur potentiel. Ou, peut-être est-il simplement temps de tourner la page et de songer à échanger un ou deux joueurs du noyau formé de Claude Giroux, Wayne Simmonds, Jakob Voracek, Brayden Schenn et Sean Couturier.

Giroux (67 points en saison régulière) a été limité à une mention d'aide en séries éliminatoires. Simmonds (60 points), à deux passes. Schenn (26 buts) n'a pas trouvé le fond du filet lui non plus, ce qui signifie que les trois meilleurs marqueurs des Flyers en saison régulière n'ont pas déjoué le gardien des Capitals une seule fois, après avoir touché la cible à 80 reprises au total pendant le calendrier régulier.

Les Flyers doivent augmenter leur gabarit, leur vitesse et ils devront déterminer si Steve Mason ou leur révélation des séries éliminatoires, Michal Neuvirth, est la réponse à leur problème devant le filet. Mason était leur gardien no 1 cette saison. Jusqu'à ce qu'il perde son poste.

La porte tournante qui a été installée devant le filet des Flyers est de toute évidence la principale raison pour laquelle l'équipe de Pennsylvanie n'a pas gagné de championnat en 41 ans, et ce système d'alternance s'est poursuivi en séries éliminatoires lorsque les insuccès de Mason ont contraint Hakstol à le clouer sur le banc au profit de Neuvirth.

Mason ne s'est jamais remis du but qu'il a accordé d'une distance de 101 pieds lors du deuxième match, dont la séquence a joué en boucle à Philadephie. Neuvirth l'a remplacé et gagné deux matchs consécutifs, dont un par jeu blanc après une performance de 44 arrêts dans le cinquième match. Il a stoppé 103 des 105 tirs dirigés vers lui en seulement trois rencontres.

«C'est lui qui nous a permis de nous battre. "Mase" l'a fait lui aussi», a commenté la recrue Shayne Gostisbehere. «C'est difficile à accepter, parce que tu veux marquer des buts pour l'aider. Tu veux l'appuyer. Mais parfois, ça ne fonctionne pas.»

Gostisbehere a émerveillé

En comparaison, si la situation devant le filet des Flyers est loin d'être réglée, celle de Gostisbehere semble coulée dans le béton.

Il aurait pu devenir la recrue par excellence de la LNH s'il avait disputé une saison complète. Ses 17 buts et ses 46 points en seulement 64 matchs ont impressionné la haute direction des Flyers, ainsi que le reste de la Ligue. Âgé de seulement 23 ans, Gostisbehere a été nommé le défenseur par excellence des Flyers et a établi un record d'équipe pour le nombre de buts marqués par un défenseur recrue. Les Flyers présentaient un dossier de 5-8-3 lorsqu'il a été rappelé, et en raison de ses performances ainsi que de son surnom de "Ghost", il est immédiatement devenu un favori de la foule.

«Il a beaucoup de talent, et il a cette capacité à attirer un joueur adverse vers lui afin d'ouvrir une ligne de passe. Son tir est très précis, et il le décoche assez rapidement», a noté l'entraîneur-chef des Capitals, Barry Trotz. «C'était lui qui effectuait la transition en attaque et qui contrôlait le jeu pour eux, donc nous avons passé un peu plus de temps à analyser son style, ça c'est certain.»

Parmi les autres tâches qui attendent les Flyers cet été se trouve celle de faire le deuil de leur propriétaire et fondateur, Ed Snider, à l'aube du 50e anniversaire de la concession.

Pas de géants des Panthers

Roberto Luongo a connu l'une de ses meilleures... (AP, Kathy Willens) - image 3.0

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Roberto Luongo a connu l'une de ses meilleures saisons en carrière.

AP, Kathy Willens

Les joueurs des Panthers de la Floride ont vécu une séquence en saison régulière où tout leur a souri, au point d'établir un record d'équipe avec 12 victoires d'affilée. Puis sont arrivées les séries éliminatoires, où les coups du sort ont semblé se multiplier.

Les Panthers ont disputé une série de six parties contre les Islanders de New York, n'ont tiré de l'arrière que dans deux de ces rencontres, mais ont quand même été éliminés, coulés par trois défaites en prolongation et à cause de trois matchs où ils n'ont pas su protéger des avances.

Ainsi, une autre saison des Panthers s'est terminée au mois d'avril. Sauf que cette fois, les joueurs et les dirigeants ont de bonnes raisons d'être optimistes. «Pour plusieurs de nos jeunes joueurs, ce fut une expérience riche d'enseignements», a affirmé l'entraîneur-chef Gerard Gallant. «Plusieurs d'entre eux vivaient une première expérience en séries éliminatoires. Nous formons une très jeune équipe et nous serons meilleurs l'année prochaine.»

Les Panthers comptent sur un groupe de jeunes étoiles qui devraient évoluer ensemble pendant plusieurs années, notamment Aleksander Barkov, Aaron Ekblad, Jonathan Huberdeau, Vincent Trocheck et Reilly Smith. En Roberto Luongo, ils s'appuient sur un gardien âgé de 37 ans qui vient de terminer l'une de ses meilleures saisons en carrière. Et ils ont Gallant, un sérieux candidat au trophée Jack-Adams remis au meilleur entraîneur dans la LNH.

S'ils peuvent retenir les services du vétéran Jaromir Jagr, les Panthers pourraient être perçus parmi les favoris en 2016-2017. «Personne n'avait prédit que nous terminerions au premier rang dans la section Atlantique. Nous avons récolté 103 points et nous avons parcouru beaucoup de chemin, a noté Gallant. Quand je regarde vers l'avenir, je sais que nous compterons sur une grande formation.»

Dossiers à régler

Malgré ces belles perspectives d'avenir, les Panthers devront s'attaquer à divers dossiers au cours des prochaines semaines et des prochains mois. Il y a Jagr qui, à 44 ans, a mené son équipe avec 66 points, en plus de jouer le rôle de mentor pour Barkov et Huberdeau.

Mais il a connu des éliminatoires frustrantes, étant limité à deux passes, même s'il a effectué 163 présences sur la glace. Et il n'a pas fait vibrer les cordages en séries à ses 37 dernières rencontres.

Les Panthers devront aussi évaluer leurs options avec le vétéran Brian Campbell, qui vient de terminer sa cinquième saison avec l'équipe sans manquer un seul de ses 389 matchs, incluant les séries. Joueur autonome sans compensation, Campbell célébrera son 37e anniversaire de naissance le mois prochain et selon plusieurs, son âge pourrait peut-être inciter les Panthers à le laisser aller vers d'autres cieux. Mais d'autres invoqueront son ratio défensif de + 31, le meilleur de sa carrière, pour justifier son importance au sein de l'équipe. 

Le Minnesota n'aura fait que passer... encore

Encore une fois, le Wild du Minneosta n'a... (AP, Ann Heisenfelt) - image 5.0

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Encore une fois, le Wild du Minneosta n'a pas parcouru un long bout de chemin en séries, se faisant éliminé par les Stars de Dallas, dimanche. 

AP, Ann Heisenfelt

Une fois au bord du précipice, le Wild s'est débattu comme une bête traquée. Le ralliement du troisième engagement est toutefois arrivé à court, dimanche, à St. Paul.

En avance 4-0, les Stars ont permis trois buts, mais là s'est arrêtée la menace du Minnesota, Dallas l'emportant 5-4 pour passer au deuxième tour après six matchs. Jason Pominville et Nino Niederreiter ont totalisé 13 points en vain, au fil de la série. «Ce qui est sûr et certain, c'est que nous ne pouvons pas être satisfaits», a dit l'entraîneur par intérim du Wild, John Torchetti. «L'été aura un goût amer.»

Ajoutée au talent brut, la ténacité peut mener aux plus grands honneurs, mais le problème est la fréquence élevée où le Wild a dû être tenace, résultat d'un bon nombre de déficits.

«J'ai vu l'esprit de corps de cette équipe-là, a dit Torchetti. Les gars sont là l'un pour l'autre, ils travaillent dans la même direction. Ils doivent juste apprendre à le faire d'une façon qui nous met plus en contrôle.»

Le Wild a atteint les séries tous les printemps depuis celui de 2013, après la saison marquant l'arrivée de Zach Parise et de Ryan Suter, qui ont chacun obtenu 98 millions $ sur 13 ans. Le Wild n'a toutefois remporté que deux séries, une en 2014 et une en 2015.

Mike Yeo paie le prix

Le club a connu une séquence pour le moins horrible de 1-11-2 au début de 2016, ce qui a mené au congédiement de Mike Yeo, à la mi-février.

Avec Torchetti derrière le banc, la route vers les séries a été mouvementée : quatre victoires de suite, trois revers d'affilée, quatre gains consécutifs, une victoire en cinq matchs, six gains de suite et cinq revers en ligne, pour une entrée timide au bal printanier. Les amateurs ne savaient jamais sur quel pied danser.

«Ç'a été assez fou, a concédé le centre Charlie Coyle. Nous avons fait fausse route à certains endroits, mais nous n'avons pas lâché.»

Le Wild a montré une fiche de 17-15-1 avec Torchetti, dont le retour n'est pas garanti. Le directeur général Chuck Fletcher pourrait lorgner vers des canditats comme Guy Boucher, Randy Carlyle, Paul MacLean, Adam Oates ou Ron Wilson, mais Torchetti a le soutien de plusieurs joueurs. «Il est arrivé quand ce n'était pas rose et il a amené beaucoup d'énergie», a dit le gardien Devan Dubnyk. 

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