Roman Hamrlik enseigne son art

Roman Hamrlik vit sa retraite sur la Rive-Sud... (La Presse, Patrick Sanfaçon)

Agrandir

Roman Hamrlik vit sa retraite sur la Rive-Sud de Montréal en compagnie de sa conjointe québécoise qui doit bientôt donner naissance à leur deuxième enfant.

La Presse, Patrick Sanfaçon

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
La Presse

(Montréal) Il y a de ces joueurs dont on sous-estime parfois la carrière. Parce qu'il n'était pas le plus flamboyant, Roman Hamrlik entre dans cette catégorie. Pourtant, un rapide coup d'oeil aux murs de son bureau suffit pour se convaincre qu'il a connu tout un parcours.

Ce qui frappe le plus : cette photo d'équipe du Canadien lors du match du centenaire, une scène plus grande que nature. Tous les joueurs de l'équipe 2009-2010 du CH, entourés de dizaines d'anciens, dans un Centre Bell rempli à craquer.

Juste à côté, dans un cadre plus discret, une vieille rondelle brune de la LNH, qui immortalise son premier but dans le circuit. «Contre Bill Ranford», rappelle-t-il fièrement. Dans un coin, le bâton d'argent qu'il a reçu pour souligner ses 1000 matchs dans la LNH.

Hamrlik souhaite maintenant mettre à profit cette expérience de 1395 matchs dans la LNH en transmettant ses connaissances aux plus jeunes. Il prévoit tenir, en juillet 2016, la première édition du Hammer Hockey Camp, une école de hockey qu'il organise à Mont-Saint-Hilaire.

Lui et son compatriote Petr Klima, qu'il a côtoyé chez le Lightning de Tampa Bay dans les années 90, sont les deux «professeurs» annoncés. Klima a entraîné ses jumeaux, Kevin et Kelly, avant qu'ils fassent le saut dans la LHJMQ avec Moncton.

Hamrlik a aussi bénéficié des conseils de Karel Svoboda, frère de Petr, impliqué depuis longtemps dans le programme du Lac-Saint-Louis. Et enfin de son frère, Martin Hamrlik, qui enseigne aux jeunes en République tchèque, après avoir joué pour le club de Zlin.

«Les derniers mois, j'ai été très occupé», explique l'ancien numéro 44 du Canadien. «Tu dois trouver une patinoire, établir des plages horaires, faire des dépliants, un site Internet. Maintenant, j'ai mon site et on veut commencer cette année.»

Cela dit, pas question d'envisager - pour le moment - une carrière d'entraîneur derrière le banc d'une équipe. «Peut-être à l'avenir, mais en ce moment, je me concentre surtout sur les camps. Sinon, j'aimerais aussi enseigner aux défenseurs par groupes privés, tous les deux jours, par exemple. Je pourrais leur montrer à être intelligent sur la patinoire.»

Nouvelle passion

Hamrlik dit apprécier pleinement sa vie de retraité sur la Rive-Sud de Montréal. Sa conjointe - une Québécoise - doit donner naissance à leur deuxième enfant au début de juin. Entre-temps, le golf occupe une bonne partie de son temps.

«Quand j'ai arrêté le hockey, j'avais tellement de temps libre, je ne savais pas quoi faire, donc j'ai commencé à jouer au golf et c'est devenu une passion. C'est merveilleux quand tu sais comment bien frapper une balle. Je suis stupide, j'aurais pu l'apprendre avant, mais je me concentrais sur le hockey. Si j'avais appris plus tôt, je pourrais jouer 80-85. Maintenant, je joue 88-90. Ce n'est pas mal, mais ça prend du temps. Le golf est le sport le plus dur à apprendre. Plus tu apprends jeune, plus tu t'améliores. Avec le bébé qui s'en vient, il y aura moins de temps pour le golf, mais c'est correct, je suis heureux. Le golf, ça prend du temps ! »

La confiance de Subban

Hamrlik garde aussi un oeil sur la LNH et sur le Canadien, dont il a porté les couleurs de 2007 à 2011. De son passage à Montréal, il ne reste que le tiers de l'équipe actuelle, soit les Price, Plekanec, Subban, Pacioretty, Desharnais, Eller et Markov.

Subban était une simple recrue quand Hamrlik l'a côtoyé, mais le Tchèque a visiblement été marqué par le numéro 76. «Sa principale arme, c'est sa confiance, tranche-t-il. C'est pourquoi c'est un joueur spécial. Je suis arrivé dans la LNH en tant que premier choix au total [en 1992]. J'arrivais dans un nouveau pays, je n'avais pas cette confiance. Je respectais tellement les plus vieux, c'est peut-être pour ça que ça m'a pris autant de temps à m'établir. P.K. a vite pris sa place, car il a cette arrogance qui fait de lui un bon joueur.»

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer