De gardiens réservistes à étoiles des séries

Matt Murray, des Penguins de Pittsburgh, est un... (AFP, Justin K. Aller)

Agrandir

Matt Murray, des Penguins de Pittsburgh, est un des gardiens qui sont sortis de l'anonymat durant les présentes séries.

AFP, Justin K. Aller

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Associated Press
Washington

Michal Neuvirth, Thomas Greiss et Martin Jones étaient assis au bout du banc en tant que réservistes, il y a un an seulement. Jeff Zatkoff et Matt Murray étaient dans les ligues mineures. Jusqu'à maintenant, ces cinq gardiens ont fait la différence au premier tour des séries éliminatoires de la Coupe Stanley.

À lui seul, Neuvirth a redonné espoir aux Flyers de Philadelphie; Greiss s'est dressé devant la cage des Islanders de New York; Jones a envoyé son ancienne équipe en vacances pour permettre aux Sharks de San Jose d'accéder au deuxième tour et Zatkoff a tenu le fort avant que Murray revienne devant le filet des Penguins de Pittsburgh.

«Ils ont rebondi, ils ont été échangés, ils ont dû prouver ce dont ils étaient capables dans l'ombre d'autres gardiens de haut calibre», a expliqué l'analyste Justin Goldman, du site Internet The Goalie Guild. «La patience dont ils ont fait preuve en continuant de travailler jour après jour avant de finalement profiter de l'occasion qui se présentait à eux, c'est remarquable. C'est ce qui en font de bons gardiens en séries.»

Un nouveau souffle pour les Flyers

L'émergence de Neuvirth a eu le plus gros impact. Une blessure au bas du corps l'a limité à deux matchs depuis le 4 mars, mais il a été appelé à remplacer Steve Mason alors que les Capitals de Washington menaient 3-0 dans la série. Jusqu'à maintenant, il a repoussé 75 des 76 tirs dirigés vers lui, dont les 44 du match de vendredi, pour forcer la tenue d'un sixième match, dimanche (12h).

«Il nous a donné un nouveau souffle», a déclaré le capitaine des Flyers, Claude Giroux. «Il a été incroyable lors du cinquième match. Il était dans sa bulle. Il a été comme ça durant toute l'année pour nous. Nous sommes contents qu'il soit de notre côté.»

Les Caps ont sélectionné et développé Neuvirth avant de l'envoyer à Buffalo quand il est devenu clair que Braden Holtby allait être leur gardien d'avenir. Les Sabres l'ont échangé aux Islanders contre Chad Johnson avant qu'il se trouve une niche avec les Flyers.

Le gardien de 28 ans est de retour en séries, où il est toujours à son meilleur. Au total, dans la Ligue de l'Ontario, dans la Ligue américaine et dans la Ligue nationale, il montre une fiche de 15-1 dans les séries où il a amorcé au moins trois matchs. «J'aime jouer en séries lorsqu'il y a beaucoup de pression, a dit Neuvirth. Je savais que je pouvais bien jouer et je le fais avec confiance. Je crois en ce que je fais.»

Le dg Ron Hextall, lui-même un ancien gardien, a décrit le caractère de Neuvirth en parlant d'«influence calmante». On pourrait dire la même chose de Greiss, qui a abattu de l'excellente besogne à Brooklyn depuis qu'il a dû prendre la relève de Jaroslav Halak, qui s'est blessé le 8 mars.

Si les Islanders sont en avance 3-2 dans leur série contre la Floride, ils peuvent remercier le substitut qui a stoppé 93,8 % des lancers lors de ces cinq rencontres. Greiss, 30 ans, a gardé les buts dans trois organisations de la LNH avant de rejoindre les Islanders et n'avait jamais été appelé à prendre le rôle de numéro 1 auparavant.

«Il a été remplaçant toute sa carrière, mais là il saisit sa chance et joue de l'excellent hockey», souligne le défenseur des Panthers Brian Campbell.

Jones inébranlable

Quant à Jones, qui disputait sa toute première série comme homme de confiance dans la LNH, il a été un des facteurs permettant aux Sharks d'envoyer en vacances les Kings de Los Angeles en cinq rencontres. Son entraîneur, Peter DeBoer, a complimenté son homme masqué en affirmant qu'il était inébranlable, et que son attitude correspond exactement à ce dont l'équipe a besoin.

Les Sharks prenaient quand même un certain risque en faisant l'acquisition d'un gardien qui n'avait rien fait de plus que de jouer les seconds violons chez les Kings derrière Jonathan Quick. «On ne sait jamais à quoi s'attendre d'un gardien avant de l'avoir vu à l'oeuvre en séries. Tu peux faire des projections et tenter de prévoir sa progression, mais c'est lorsqu'il est envoyé dans le feu de l'action qu'on découvre sa réelle valeur», a noté DeBoer. 

Quant à Murray, 21 ans, il a été brillant en fin de saison chez les Penguins, mais comme dans le cas de Greiss et de Jones, personne ne savait comment il réagirait en séries. Probablement que l'expérience acquise en fin de saison, alors que Pittsburgh gagnait des places au classement, lui a été profitable. 

«C'était beaucoup demander à un jeune gardien, mais il a vraiment bien géré la situation. Il a démontré beaucoup d'aplomb, il est confiant et il veut gagner à tout prix. Je crois que c'est ce qui lui permet de jouer au niveau où il joue actuellement», a analysé le capitaine Sidney Crosby.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer