Shaw suspendu pour une insulte homophobe

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Andrew Shaw est malmené par Troy Brouwer en deuxième période du match de mardi entre les Blackhawks de Chicago et les Blues de St. Louis.

AP, Nam Y. Huh

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Associated Press
Chicago

Alors qu'ils vacillent sur leur trône, les Blackhawks de Chicago tenteront d'éviter l'élimination, jeudi soir, sans leur attaquant Andrew Shaw, suspendu pour un match pour une insulte à caractère homophobe lancée du banc des pénalités, mardi soir, contre les Blues de St. Louis.

Shaw a également écopé une amende de 5000 $US pour avoir fait un geste inapproprié à l'intention des arbitres présents sur la patinoire pendant la rencontre, qui s'est terminée 4-3 en faveur des Blues. De plus, il devra se soumettre à une thérapie comportementale.

S'adressant aux médias avant le départ de l'équipe pour St. Louis, Shaw a déclaré qu'il avait eu de la difficulté à fermer l'oeil dans la nuit de mardi à mercredi et avait trouvé difficile le fait de regarder des images de ses agissements. Des images qui ont circulé amplement sur les réseaux sociaux, mercredi.

«C'était difficile à regarder. Les émotions m'ont fait perdre la tête», a dit Shaw. «Je n'utiliserai plus jamais ce mot, c'est certain... Je ne suis pas ce genre d'individu.»

Quelques heures plus tôt, Shaw s'était excusé pour ses propos inappropriés. Dans un communiqué publié par les Hawks, il avait dit être «sincèrement désolé de cette remarque inappropriée». Il s'est excusé à la communauté gaie et lesbienne, aux partisans ainsi qu'à son équipe pour ses mots «blessants» et a promis d'apprendre de son erreur.

«M. Shaw s'est confondu en excuses et a démontré des remords, mais il doit être tenu responsable de ses commentaires offensants et de ses gestes inappropriés envers les arbitres sur la patinoire», a déclaré le vice-président directeur aux opérations hockey de la LNH, Colin Campbell. «L'émotion du moment ne peut pas et ne sera pas considérée comme un élément atténuant pour justifier la conduite d'un joueur de la LNH.»

«Nous sommes en 2016. Il est temps que tout le monde soit traité sur le même pied», a aussi dit Shaw.

Shaw a été puni pour obstruction à 17:56 de la troisième période, empêchant ainsi les Hawks de réaliser une remontée. Alors qu'il était assis au banc des pénalités, il a frappé la baie vitrée avec son bâton et crié une insulte à caractère homophobe en direction de quelqu'un sur la patinoire.

Aucune bande audio n'existe de cet incident à l'intérieur de l'amphithéâtre, alors très bruyant, mais une vidéo de cette séquence a rapidement été diffusée sur les médias sociaux. Interrogé à la fin du match, mardi, à savoir ce qui s'était produit, Shaw avait prétendu en deux occasions qu'il ne s'en souvenait pas.

«Extrêmement déçus»

Les Blackhawks ont indiqué être «extrêmement déçus du comportement d'Andrew Shaw. Ses commentaires ne reflètent pas notre position en tant qu'organisation.» L'entraîneur-chef Joel Quenneville a qualifié l'insulte de Shaw «d'inacceptable».

L'équipe soutient notamment l'organisme You Can Play, qui milite pour l'égalité et le respect de tous les athlètes, peu importe leur orientation sexuelle. Le défenseur Niklas Hjalmarsson et le gardien Scott Darling ont d'ailleurs déjà participé à une vidéo soutenant l'organisme.

Comme le baseball majeur, la LNH n'a jamais compté dans ses rangs un joueur ouvertement gai. Le fondateur de You Can Play, Patrick Burke, travaille dans les bureaux de la LNH qui sont consacrés à la sécurité des joueurs. Il a milité pour LBGT (mouvement lesbien, gai, bisexuel et transsexuel) et a déclaré plus tôt cette année qu'il avait rencontré des joueurs gais dans la LNH au fil des ans.

Pas une première

Ce n'est pas la première fois qu'une injure homophobe provoque une tourmente dans le monde du sport. En 2011, les téléspectateurs ont entendu Kobe Bryant lancer à un arbitre la même insulte que celle utilisée par Andrew Shaw dans la défaite des Blackhawks de Chicago, mardi. Bryant estimait que l'officiel avait rendu une mauvaise décision pendant un match de basketball. Un mois plus tard, Joakim Noah, des Bulls de Chicago, avait répliqué à un amateur qui lui avait passé un savon du début à la fin d'une rencontre en utilisant le même terme. Les deux athlètes ont ensuite présenté leurs excuses aux personnes concernées et ils ont écopé d'amendes de 100 000 $ (Bryant) et de 50 000 $ (Noah).

Rajon Rondo (Sacramento, NBA) a été suspendu un match en décembre dernier pour avoir utilisé le même mot à l'endroit de l'officiel Bill Kennedy, qui est sorti du placard quelques mois plus tard. En 2014, les dirigeants du baseball majeur ont suspendu Yunel Escobar, qui était alors l'arrêt-court des Blue Jays de Toronto, pour avoir écrit le mot en question en espagnol sur la barre noire dessinée sous ses yeux afin de se protéger des rayons du soleil. 

Des propos coûteux sur les transgenres

Curt Schilling... (AP, Winslow Townson) - image 4.0

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Curt Schilling

AP, Winslow Townson

ESPN a annoncé, mercredi, que l'analyste et ancien lanceur des Red Sox de Boston Curt Schilling avait été congédié à la suite de ses propos sur Facebook concernant les personnes transgenres. «Curt Schilling a été avisé que sa conduite avait été jugée inacceptable et que son lien d'emploi avec le réseau avait été coupé», a précisé dans un communiqué la chaîne sportive.

Plus tôt cette semaine, Schilling a republié sur son compte Facebook l'image d'un homme corpulent portant une perruque blonde et de la lingerie révélatrice. La photo était accompagnée des écrits suivants : «Laissez-le entrer! Dans la salle de toilettes avec votre fille sinon on dira que vous êtes étroit d'esprit, trop rapide à juger, sans coeur, un raciste qui ne mérite que de mourir!!!»

Schilling a de plus ajouté ses propres commentaires, écrivant «Un homme est un homme, peu importe comment il se considère» et «Nous avons maintenant besoin de lois qui prétendent le contraire?  Pathétique.» Il faisait référence aux lois de plusieurs États américains qui limitent l'accès aux salles de toilettes aux personnes transgenres. Plus tôt en journée, il avait défendu sur son blogue la publication des commentaires controversés, affirmant qu'il ne faisait qu'exprimer son opinion sur un sujet fort médiatisé et que ceux qui le critiquaient étaient des imposteurs. 

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