Grigorenko de retour chez lui

Mikhail Grigorenko n'avait que des compliments pour le... (Le Soleil, Yan Doublet)

Agrandir

Mikhail Grigorenko n'avait que des compliments pour le Centre Vidéotron

Le Soleil, Yan Doublet

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) C'est sans savoir ce que l'avenir lui réserve que Mikhail Grigorenko est rentré chez lui, à Québec, lundi. Sans contrat pour la prochaine saison, l'ancien attaquant des Remparts espère avoir suffisamment impressionné l'organisation de l'Avalanche pour recevoir une offre en vue de la prochaine campagne. Entre-temps, le nouveau papa d'un petit garçon trace un bilan plutôt positif d'une première saison complète dans la LNH.

Échangé des Sabres à l'Avalanche lors du dernier repêchage de la LNH, Grigorenko voyait dans son passage au Colorado une occasion de relancer une carrière mal enclenchée à Buffalo.

«Je ne dirais pas que ça allait mal à Buffalo, mais ça ne cliquait pas. J'avais peut-être besoin d'un petit peu plus de temps. C'était un bon changement pour moi, une différente opportunité, d'aller au Colorado. Je suis quand même reconnaissant envers les Sabres. Avec le recul, je réalise que je me suis amélioré entre le moment où ils m'ont repêché et le moment où je suis parti. C'est positif», a-t-il jugé d'entrée de jeu.

Pas de cadeau

Sous Patrick Roy, un entraîneur qu'il connaît bien - et qui le connaissait bien -, il était confiant de se retrouver dans une bonne situation à Denver.

«Ç'a été une bonne saison, même si, comme à chaque année, il y a toujours des hauts et des bas. C'était ma première saison complète dans la LNH, alors c'était agréable de passer toute l'année avec la même équipe, apprendre à connaître les joueurs et les entraîneurs, et rejouer pour Patrick. J'étais très excité quand l'échange est survenu. J'avais aimé jouer pour Patrick ici, à Québec. C'était un bon scénario pour moi», a convenu le centre russe, qui célébrera ses 22 ans le mois prochain.

Malgré les liens qui unissaient déjà Roy et Grigorenko, le premier n'aura pas fait de cadeau au second, lors de son arrivée chez l'Avalanche, avec qui il a dû prouver sa valeur, après avoir passé la majorité de la saison précédente dans la Ligue américaine (Rochester).

«Il ne m'a pas fait de faveur. J'ai commencé sur la quatrième ligne. Il m'a fait gagner mon temps de jeu. Cela dit, ç'a été agréable de jouer à nouveau pour lui», a affirmé Grigorenko.

Dans le quatrième trio

Ce dernier a, en début de saison, pivoté une quatrième ligne complétée par Cody McLeod, à gauche, et Jack Skille, à droite, avant d'être promu, en fin de campagne, à l'aile gauche d'un trio offensif, en compagnie de Matt Duchene, au centre, et de Jarome Iginla, à droite. Avec ce changement, la production de l'attaquant, qui a terminé la saison avec 6 buts et 21 passes en 74 matchs, s'est soudainement améliorée.

«Je pense que cette année, j'ai fait des pas dans la bonne direction et j'espère pouvoir jouer parmi les neuf premiers attaquants de l'équipe, la saison prochaine. C'est un bon groupe avec des bons jeunes joueurs, les MacKinnon, Duchesne et Landeskog, qui vont encore s'améliorer. On a quelques bons défenseurs et un bon gardien de but en Varlamov. Je pense que j'ai ma place dans cette formation. Et j'espère que dans l'avenir, Colorado me voit aussi dans l'équipe», a laissé entendre Grigorenko.

Joueur autonome avec restriction, le natif de Khabarovsk, en Russie, se croise les doigts pour que le directeur général Joe Sakic l'inclue dans ses plans pour la prochaine saison.

«J'ai fait tout ce que je pouvais. Est-ce que j'aurais pu faire mieux? Peut-être, peut-être pas. À partir de maintenant, je ne contrôle plus rien. Je laisse ça entre les mains de mon agent. J'espère juste en avoir fait assez pour que le Colorado me fasse une offre.»

À Québec par choix

Après son passage chez les Remparts, Mikhail Grigorenko a choisi la ville de Québec comme port d'attache estival. Propriétaire d'une maison depuis l'année dernière, il y vit en compagnie de sa conjointe et de leur fils. «Québec, c'est une belle ville. C'est tranquille. Ma femme vient d'ici. Je  trouvais que c'était un bon endroit pour fonder une famille. Et puis, j'ai encore beaucoup d'amis ici. Et il y a beaucoup de choses à faire à Québec, alors pourquoi pas? Beaucoup de joueurs de hockey vivent ici aussi. C'est un bel endroit. Je suis bien ici», a indiqué celui qui prend des cours de français à temps perdu et espère parler la langue couramment d'ici cinq ans. Pendant l'entre-saison, Grigorenko continue de s'entraîner avec le préparateur physique des Remparts, Gabriel Hardy. «Nous avons une bonne relation. On peut toujours s'asseoir et parler de ce qu'on doit travailler. Il a l'esprit ouvert. Comme je n'ai jamais rien entendu de négatif sur ma condition physique, j'imagine qu'il est bon!» 

Patrick Roy, un entraîneur «amélioré»

En retrouvant Patrick Roy au Colorado, Mikhail Grigorenko (à... (AFP, Doug Pensinger) - image 4.0

Agrandir

En retrouvant Patrick Roy au Colorado, Mikhail Grigorenko (à droite) a constaté que l'entraîneur qu'il avait connu chez les Remparts de Québec avait bien changé.

AFP, Doug Pensinger

En retrouvant Patrick Roy après avoir passé deux saisons dans l'organisation des Sabres, Mikhail Grigorenko n'a pu faire autrement que de remarquer que l'entraîneur qu'il avait connu chez les Remparts de Québec avait bien changé. «Ç'a été agréable de constater comment, dans les deux années où je n'ai pas joué pour lui, il a évolué comme entraîneur. Il est encore meilleur!» a lancé l'attaquant russe. Selon Grigorenko, Roy continue de faire honneur à sa réputation de passionné de hockey et de perfectionniste. «Quand on connaît Patrick, on sait à quel point il aime étudier la game de hockey. Il travaille très fort. Il essaie de s'améliorer à chaque jour. C'est différent d'être l'entraîneur de joueurs professionnels dans la LNH que d'être l'entraîneur d'une équipe junior. Il s'est bien adapté. Je pense qu'il a toujours été bon pour imaginer des systèmes de jeu, mais il est encore meilleur aujourd'hui, pas seulement par rapport à ça, mais par rapport à tout le reste», a-t-il raconté au sujet du récipiendaire du trophée Jack-Adams en 2014. 

Pas d'invitation au Championnat du monde

Ignoré par la Fédération de hockey russe, Mikhail Grigorenko ne cache pas qu'il aurait aimé défendre les couleurs de son pays au Championnat du monde de hockey, d'autant plus qu'il se déroulera dans son pays d'origine, la Russie, en mai. «À mesure que ça approchait, j'espérais obtenir une invitation. Mais c'est correct. Ils auront une très bonne équipe. Je vais continuer de travailler fort et j'espère que l'an prochain je serai invité à joindre l'équipe de la Russie. Ç'a toujours été mon rêve de jouer pour eux, particulièrement cette année, avec le championnat qui se déroule à Moscou. Peut-être que si j'avais eu un meilleur début de saison, j'aurais fait l'équipe. Mais bon, j'accepte leur décision. Je suis encore jeune. Je vais avoir encore d'autres occasions de jouer pour l'équipe de la Russie», a soutenu Grigorenko.  

Meldonium: triste pour les jeunes Russes

Au courant du scandale de dopage au meldonium qui secoue la Russie, Mikhail Grigorenko déplore que la formation nationale des moins de 18 ans n'ait pu prendre part au Championnat du monde U18, qui se déroule présentement à Grand Forks, au Dakota du Nord. C'est le groupe des moins de 17 ans qui a été délégué pour représenter le pays. «C'est triste de voir que des jeunes qui se sont préparés toute l'année pour ce tournoi n'ont pas pu y participer. Je me rappelle que ça avait été une très bonne expérience pour moi, le Championnat du monde des moins de 18 ans. De l'autre côté, ç'a donné une opportunité à des plus jeunes de se faire valoir. Sinon, je ne peux pas commenter davantage. Il y a sûrement une raison pour laquelle la Fédération russe a fait ce qu'elle a fait. J'espère que les jeunes qui participent au tournoi arriveront à tirer leur épingle du jeu», a laissé entendre Grigorenko, qui affirme n'avoir jamais subi de pression pour consommer des produits dopants. 

Une saison complète au même endroit

Mikhail Grigorenko est heureux d'avoir pu passer la totalité... (AP, Carlos Osorio) - image 8.0

Agrandir

Mikhail Grigorenko est heureux d'avoir pu passer la totalité de la dernière année au Colorado.

AP, Carlos Osorio

Au cours des trois campagnes précédant son arrivée avec l'Avalanche, Mikhail Grigorenko a partagé ses saisons entre le junior majeur, la Ligue américaine et la Ligue nationale de hockey. L'attaquant était par conséquent heureux d'avoir pu passer la totalité de la dernière année au Colorado. «C'est plus facile mentalement et physiquement. On n'a pas à voyager tout le temps, à aller d'un endroit à l'autre. C'est difficile d'avoir constamment à s'adapter à différents entraîneurs, systèmes, joueurs et villes. J'ai été capable de vivre au même endroit, de côtoyer les mêmes gars, d'être dirigé par les mêmes entraîneurs et de jouer les mêmes systèmes toute l'année, même si j'ai été rayé de l'alignement quelques fois. Au moins, je faisais encore partie de l'équipe. Je ne vivais pas avec l'impression d'être rétrogradé à la première erreur», a laissé entendre celui qui a continué de suivre son ancienne équipe, les Remparts, à distance. 

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer