Scheifele approche le sport comme une science

Le 5 mars, Mark Scheifele a réussi son... (Photothèque Le Soleil)

Agrandir

Le 5 mars, Mark Scheifele a réussi son premier tour du chapeau en carrière, dans un match à domicile contre le Canadien de Montréal. Le centre numéro un des Jets de Winnipeg doit ses succès à son talent naturel, mais aussi à sa façon d'aborder le sport. Il travaille toujours très fort, sur la glace comme en dehors.

Photothèque Le Soleil

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
La Presse Canadienne
Winnipeg

À un âge où les petits garçons se contentent de jouer avec des voitures-jouets ou des figurines de héros, Mark Scheifele pensait déjà à son avenir.

Le père du joueur de centre des Jets de Winnipeg est amusé lorsqu'il décrit le comportement de son fils lorsqu'il était enfant. «Il restait assis calmement sur une chaise dans le salon et mangeait ses céréales en regardant SportsCentre [le bulletin d'informations du réseau TSN]», se remémore Brad Scheifele, interrogé au domicile familial de Kitchener, en Ontario.

«Il aimait suivre les activités sportives, pas juste le hockey. Même lorsqu'on lui donnait le choix entre s'occuper avec de simples jouets ou faire des casse-têtes, il finissait quand même toujours par nous demander de lui lancer des balles de tennis qu'il tentait d'arrêter en jouant au gardien du but. Bien sûr, il me disait toujours : "Papa, encore une centaine de lancers"», ajoute le paternel.

Chez les Sheifele, les rôles sont maintenant inversés : c'est maintenant Mark qui est suivi sur le grand écran par son père, sa mère, son frère, sa soeur et tout le reste de la parenté. Le 5 mars, sa famille a d'ailleurs eu droit à un moment spécial, alors qu'il a réussi son premier tour du chapeau en carrière dans une victoire de 4-2 des Jets à domicile contre le Canadien de Montréal, alors que le match était diffusé à l'échelle nationale.

«On sautait de joie dans le salon. Même le chien jappait après la télévision», raconte Brad Scheifele. 

Dans le siège du conducteur

En lien avec le métier du père, copropriétaire d'une compagnie d'autobus, on peut dire que son fils est dans le siège du conducteur, lui qui occupe maintenant le rôle de centre numéro un des Jets. L'attaquant de 23 ans connaît jusqu'à maintenant la campagne la plus productive de sa carrière, avec 26 buts et 55 points en 67 rencontres et ce n'est pas seulement en raison de ses habiletés naturelles. L'athlète de 6'3'' et de 207 livres mentionne qu'il approche le sport comme une science. 

D'ailleurs, Scheifele a commencé avant le début de la saison 2013-2014 à s'entraîner à l'école de l'ancien ailier Gary Robert, à Aurora en Ontario. Roberts, qui a disputé 21 saisons dans la LNH, a aussi eu la chance de participer au développement de Steven Stamkos, du Lightning de Tampa Bay, et du surdoué des Oilers d'Edmonton Connor McDavid. 

L'approche de Roberts, auteur de 438 buts en carrière dans le circuit Bettman, est personnalisée et consiste notamment à établir un programme de nutrition adapté à chaque joueur. Différents tests permettent à chacun d'apprendre comment son corps ingère certains types d'aliments. En se basant sur ces résultats, des chefs cuisiniers préparent des repas adaptés afin d'optimiser les performances physiques.

Scheifele a adopté à fond cette approche. Il n'hésite pas à demander aux cuisiniers une foule d'explications sur les repas qui lui sont préparés, comme sur l'importance de chaque ingrédient. Il se fait même livrer à son domicile de Winnipeg une marque spécifique d'eau minérale italienne en bouteille. 

Grande discipline

«Je crois que la raison de ses succès actuels est sa grande discipline. Il a une routine de vie et d'entraînement et il s'y tient avec rigueur», estime Roberts.

Depuis qu'il s'entraîne sous la férule de l'ancien ailier gauche, Scheifele n'hésite pas à dire qu'il s'est amélioré dans de multiples facettes. Mais si le choix de premier tour des Jets en 2011 (septième au total) explique qu'il se nourrit d'aliments biologiques, très «santé», il avoue quand même qu'il s'offre quelques «récompenses» de temps à autre.

«Je crois qu'il n'y a rien de mal à manger un peu de bouffe rapide à l'occasion», confie-t-il, tout en ajoutant qu'il a la chance de revenir rapidement sur le droit chemin grâce à son actuelle partenaire de vie.

En effet, Scheifele forme actuellement un couple avec la skieuse acrobatique Dara Howell, médaillée d'or en slopestyle aux Jeux olympiques de Sotchi, en 2014. Elle ne se fait pas prier pour encenser les habitudes de vie de son copain.

«Les qualités que Mark possède comme athlète viennent directement de la personne qu'il est en dehors de la glace. Je ne connais personne d'autre qui travaille plus fort que lui.»

Et puis, même lorsque le couple pratique d'autres sports que leurs spécialités respectives, pour le plaisir, leur nature compétitive n'est jamais cachée bien loin. «On passe notre temps à parier sur qui gagnera. Quand on joue aux quilles, c'est toujours moi qui gagne. Toujours!» prend soin de préciser Howell. «Mais en fin de compte, on finit toujours par s'amuser, même si on pousse à fond pour gagner.»

S'amuser en pratiquant du sport, c'est justement une valeur que Brad Scheifele et sa femme ont toujours voulu inculquer à leurs enfants. «Ils doivent aimer jouer. Même en revenant à la maison après un tournoi ou une compétition importante, on s'efforçait de ne parler que des aspects positifs. On chantait dans la voiture, on essayait d'avoir du plaisir lors du retour à la maison, jusqu'à ce qu'ils s'endorment et qu'ils oublient ce qui s'est moins bien passé.»

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer