Marchessault y a toujours cru

Jamais repêché, destiné à la ECHL, Jonathan Marchessault... (Archives AP, Kyusung Gong)

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Jamais repêché, destiné à la ECHL, Jonathan Marchessault s'est accroché dans la Ligue américaine et s'est finalement établi dans la LNH cette saison avec le Lightning.

Archives AP, Kyusung Gong

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(Tampa) Quand vous disputez votre 300e match dans la Ligue américaine et que votre expérience dans la Ligue nationale se résume à quatre petits duels, il faut être résolument optimiste - et tenace - pour continuer à croire en vos chances de vous établir dans la meilleure ligue au monde. Jonathan Marchessault, lui, n'a jamais cessé d'y croire.

Et jeudi soir, le petit attaquant du Lightning sera de nouveau récompensé pour sa persévérance : il disputera son 43e match de la saison lors de la visite du Canadien. «J'étais jeune, je produisais dans la Ligue américaine et je savais que je pouvais amener ma game à un autre niveau. Je voulais juste une chance», a confié Marchessault.

«Avec Tampa, je voyais Tyler Johnson, Ondrej Palat, Alex Killorn, Mark Barberio, qui ont tous commencé dans la Ligue américaine», a ajouté l'ancien des Remparts de Québec. «On leur a donné une chance et ils ont connu du succès. Des organisations comme ça, comme Detroit, qui développent leurs joueurs dans la Ligue américaine, ont du succès.

«Je savais que c'était juste une question de temps. Je me disais que si je faisais les bonnes choses, de bonnes choses arriveraient. Ils ont eu des blessés, j'ai eu ma chance et je leur ai forcé la main. Je suis content de dire que j'ai passé toute une année dans la LNH.»

À 5'9" et 174 livres, Marchessault partait avec deux prises dans son chemin vers la LNH. D'ailleurs, à son année de repêchage (2009), l'athlète de Cap-Rouge a assisté à l'événement au Centre Bell, mais strictement pour soutenir ses amis qui avaient des chances d'être réclamés. «Je savais que je ne serais pas repêché», affirme-t-il.

Après quatre ans sous les ordres de Patrick Roy avec les Remparts, Marchessault a reçu une offre de contrat à deux volets en 2011. Mais pas LNH/Ligue américaine... «C'était un contrat Ligue américaine/ECHL. Ce n'est pas idéal quand tu sors du junior, mais j'étais persuadé que j'aurais ma place.»

Faire compter un goon!

C'est avec le Whale du Connecticut, club-école des Rangers de New York, qu'il a signé son premier contrat professionnel. Mais l'organisation le voyait visiblement dans l'ECHL. Dès son premier match lors du tournoi des recrues, à Traverse City, on l'a confiné au quatrième trio, «avec deux gars qui étaient seulement là pour se battre». Parmi eux, Randy McNaught, un colosse de 220 livres qui, cette saison-là, allait jouer 32 matchs dans quatre ligues différentes, sans même marquer un seul but.

«Je l'ai fait scorer!» s'exclame Marchessault. «Ensuite, on m'a monté avec le troisième trio et, à la fin du tournoi, j'étais avec le premier trio. La saison a commencé, ils m'ont dit de me trouver un appartement. En plus, Dale Weise s'est fait ramasser au ballottage par les Canucks. Et un autre ailier droit, Chad Kolarik, s'est blessé à un genou et sa saison était finie.»

Marchessault allait finir à égalité au premier rang de son équipe avec 64 points cette saison-là. Comme dans la LNH, il a simplement saisi sa chance...

Après un passage à oublier dans l'organisation des Blue Jackets, Marchessault se sent à sa place chez le Lightning. Même si sa production a diminué depuis le 1er janvier, il totalise 17 points en 42 matchs.

Son dernier match dans la Ligue américaine remonte au 14 novembre dernier. Et l'équipe lui a donné l'autorisation, il y a quelques semaines, de quitter l'hôtel et de trouver un toit plus permanent. Autre marque de confiance : ses compagnons de trio depuis quelques matchs ont pour noms Tyler Johnson et Ondrej Palat. «C'est incroyable», avoue-t-il.

Gros gabarits de retour

En Johnson (5'8"), Marchessault retrouve un autre joueur de petite taille jamais repêché. «L'importance des gros gabarits revient depuis quelques années», croit-il. «Maintenant, tu regardes l'Ouest, les équipes ont de gros joueurs, mais des gros qui savent patiner, qui rendent la game plus dure pour les joueurs comme moi. Mais il y aura toujours de l'adversité. Je ne serai jamais gros, mais je dois compenser par autre chose : mon lancer, mon travail, je travaille fort l'été. Il faut toujours que je me concentre sur mes qualités et que j'y crois.»

Marchessault se prépare maintenant pour les séries, une autre fenêtre pour exprimer son talent et rappeler aux autres équipes qu'il a sa place dans la LNH. Car il pourrait devenir joueur autonome sans compensation à la fin de la saison.

«Je me sens bien avec le Lightning. Je veux de la stabilité. Mais ça fait partie de la game de refaire ses preuves chaque année. Ce n'est pas garanti que je reste ici, mais je suis aussi conscient de ma valeur. Ça ne me stresse pas de devoir refaire ce que j'ai accompli cette année.»

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