Deux Québécois in Sheffield

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Guillaume Desbiens et les Steelers de Sheffield ont été sacrés champions dimanche de la saison régulière, dans l'Elite Ice Hockey League, première division du hockey britannique.

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(Sheffield, Angleterre) Guillaume Desbiens a déjà joué dans la LNH, avec les frères Sedin et Jarome Iginla. Le voilà parfois réduit à patiner devant 500 spectateurs dans un aréna perdu d'Écosse. Et il adore ça!

Bienvenue dans l'Elite Ice Hockey League, première division du hockey britannique. Sacrés champions dimanche de la saison régulière, le titre le plus prestigieux, les Steelers de Sheffield sont les Yankees de New York de la ligue. Les trophées, les gros joueurs, l'argent. Et la haine de tous les partisans des autres équipes!

Deux Québécois constituent des éléments-clés de l'alignement : Guillaume Desbiens et Mathieu Roy. Deux attaquants, de 30 et 29 ans. Desbiens, un ancien des Commandeurs de Lévis, est plus gros, plus tough et n'hésite pas à jeter les gants de temps à autre dans ce qu'il qualifie de «l'une des ligues les plus physiques en Europe».

Champion marqueur et joueur par excellence du circuit l'an dernier, sa première sur des patinoires aux dimensions olympiques, Roy a inscrit 32 buts en 60 matchs cet hiver, dont 2 dans l'ultime victoire de 3-1 de dimanche. Le gars d'Amos reste meilleur buteur du club et troisième de la ligue à égalité avec un certain Juraj Kolnik, que Desbiens idolâtrait comme jeune de Rimouski et grand partisan de l'Océanic, au tournant des années 2000.

Après 240 matchs dans la LNH et des années en Suisse, le Slovaque Kolnik évolue avec les Panthers de Nottingham, ennemis jurés des Steelers. Les traditionnels matchs aller-retour des 26 et 27 décembre ont bâti une rivalité d'une rare intensité entre les deux équipes. Kolnik est protégé par le matamore Cam Janssen, auteur de 115 combats dans la LNH.

Mathieu Roy boit dans la coupe remise aux... (fournie par les Steelers de Sheffield, Dean Wooley) - image 2.0

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Mathieu Roy boit dans la coupe remise aux champions de la saison régulière.

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Ambiance malade»

Le Soleil a fait une incursion dans cette région ignorée de l'univers du hockey, mercredi. Avant l'entraînement quotidien des Steelers au Sheffield Arena, là où Kevin Bizier attentera au titre de champion du monde de Kell Brook, samedi.

Roy et Desbiens auraient aimé assister au combat de boxe, mais ils jouent à Coventry le premier de deux matchs de série quart de finale comptabilisée au total des buts, comme au soccer. Carré d'as sans lendemain la fin de semaine suivante, à Nottingham.

«Il y a une marge entre la LNH et un match joué devant quelques centaines de personnes, mais quand je me retrouve ici le samedi suivant dans une ambiance malade [salle comble de 9203 spectateurs samedi dernier], je me dis : "J'ai 30 ans, je joue encore au hockey dans un aréna rempli. Ça va bien!''»

«Avant le match de championnat de dimanche, j'étais aussi nerveux qu'avant mon premier match dans la LNH! Gagner la Coupe Stanley, ça doit être incroyable. Mais que tu gagnes un championnat, n'importe quel, tu es le meilleur de ta ligue et le sentiment est le même», explique Desbiens, qui, après avoir disputé plus de 500 rencontres dans la Ligue américaine, jouait l'an dernier à Dornbirn, en Autriche.

Il était passé cette saison au club slovène de Ljubljana, dans le même circuit, mais la paye n'est jamais venue. Son agent, Yvan Busque du bureau de Philippe Lecavalier, avait alors entamé des discussions avec Sheffield.

Atterris par défaut, ils ne veulent plus partir

Roy, qu'Alexander Radulov et les Remparts avaient empêché d'atteindre le tournoi de la Coupe Memorial avec Bathurst en 2006, a ensuite évolué durant sept ans et près de 500 matchs dans la ligue East Coast, avec les Everblades de la Floride (Estero).

À l'été 2014, il partait pour la Norvège quand, une semaine avant le camp d'entraînement, son équipe a fermé boutique. Il s'est donc rabattu sur le Royaume-Uni, dont la ligue ne fait pas partie des meilleurs circuits européens.

Tous deux atterris à Sheffield par défaut, ils ne veulent plus s'en aller. Ils ont encore une année de contrat en poche et accepteraient volontiers d'y écouler les dernières années de leur carrière. La stabilité, encore plus pour un jeune papa comme Desbiens, la langue, l'environnement et la force de la livre sterling s'avèrent des arguments convaincants.

En plus de la possibilité d'étudier en même temps, à distance comme Desbiens ou à l'école d'administration de l'Université de Sheffield, un des commanditaires de l'équipe. Chaque équipe assument d'ailleurs les coûts d'études pour deux de ses joueurs, belle façon d'épauler les joueurs vers l'après-carrière.

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