Le Centre Bell, le projet d'une vie de Ronald Corey

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Ronald Corey tenait à ce que l'angle des gradins du Centre Molson, rebaptisé Bell,soit parfait pour la vision du jeu.

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Jean-François Tremblay
La Presse Canadienne
Montréal

Ronald Corey a su dès le départ qu'il serait enchanté par le Centre Bell. «Ce qui était primordial pour moi, c'était l'angle des sièges. Je voulais que chacun ait une très belle vue sur la glace», a dit celui qui a été le président du Canadien de Montréal de 1982 à 1999.

«La façon dont la foule encercle la patinoire, ça donne une ambiance incroyable. Pendant les entraînements, j'allais dans la dernière rangée en haut et j'entendais les coups de patin sur la glace. Je trouvais ça extraordinaire.»

Mercredi, il s'agira du 20e anniversaire du tout premier match de l'ère post-Forum du Canadien de Montréal. Le 16 mars 1996, le Tricolore a inauguré son nouveau domicile en s'imposant 4-2 face aux Rangers de New York.

Avec Mario Tremblay derrière le banc, le Canadien comptait notamment dans ses rangs Pierre Turgeon, Vincent Damphousse, Saku Koivu et Jocelyn Thibault face aux Rangers de Colin Campbell, avec entre autres Mark Messier, Luc Robitaille, Alex Kovalev et Mike Richter.

L'idée d'un nouveau domicile pour le CH avait commencé à germer dès le ­début des années 90. «J'ai commencé à y penser il y a près de 25 ans, a poursuivi Corey. À cette époque, les revenus de télé étaient beaucoup moindres et les salaires augmentaient énormément. Pour accroître nos revenus, il fallait créer de nouveaux billets et de nouveaux produits VIP. C'était le début d'une vague de construction de nouveaux arénas, plus modernes.»

Pas moins de 16 des 30 arénas de la LNH ont été inaugurés entre 1995 et 2000, incluant ceux de Boston, Ottawa et Toronto.

Un site sans égal

Et pour Corey, le choix du site a été crucial. «Quand j'ai trouvé l'endroit idéal, la gare Windsor, j'ai eu l'appui de la famille Molson», mentionne Corey, qui a maintenant 77 ans. «Je ne voulais pas construire au coin Peel et Notre-Dame, en bas de la côte - vu l'absence de métro, c'était impensable, poursuit-il. La Gare Windsor allait être accessible pour tout le monde incluant les gens du West Island, en train de banlieue. Je suis extrêmement fier d'avoir construit à cet endroit-là.»

Nommé Centre Molson à l'origine, l'amphithéâtre, qui demeure l'un des plus achalandés en Amérique du Nord, porte son nom actuel depuis septembre 2002. Sur le plan architectural, il a été le fruit d'un consortium Lemay-Lapointe-Magne.

«Nous avions réalisé un projet important avant le Centre Bell, soit l'agrandissement du Musée McCord», mentionne l'architecte Robert Magne, concepteur principal du Centre Bell. «Je crois que c'est en partie grâce à ce projet que nous avons été retenus, avec l'équipe Lemay, pour réaliser le Centre Bell. Il y avait un élément patrimonial important, l'intégration à la Gare Windsor. Il fallait une équipe polyvalente et sensible au patrimoine. Et en consortium avec Dimakopoulos et associés, la firme Lemay avait réalisé un gros projet, le 1000 de la Gauchetière.»

«En 1994, notre équipe a eu l'occasion de visiter deux amphithéâtres en construction, celui d'Anaheim et celui de Chicago. Ils étaient par contre à l'écart, entourés de grands stationnements, alors que c'était l'opposé à Montréal : dense et en plein centre-ville», ajoute Magne, un Franco-Manitobain de Saint-Claude qui a étudié à McGill, après des études préalables à Winnipeg et à Marseille.

«Il fallait aussi intégrer le bâtiment au site de la Gare Windsor, à deux stations de métro et à une nouvelle gare de trains de banlieue. Ronald Corey était un lève-tôt. J'étais toujours à mon bureau de projet au Faubourg Ste-Catherine à 7h. Il arrivait et je discutais avec lui très tôt le matin. J'avais ce privilège et c'était très important. Il était vraiment l'élément rassembleur. C'était motivant. Ç'a été un travail d'équipe.»

Un peu partout autour de l'amphithéâtre, les projets de condos foisonnent actuellement. Et le Canadien a annoncé l'automne dernier des investissements de près de 100 millions $ pour moderniser ses installations.

D'autres arénas dans les cartons

Plusieurs nouveaux stades et arénas sont en construction ou dans les plans, dans le sport professionnel. Dans la LNH, les Oilers d'Edmonton vont inaugurer la Rogers Place dès l'automne prochain. Dans la NFL, les Vikings du Minnesota auront aussi une nouvelle adresse cette année, tout comme les Kings de Sacramento, dans la NBA.

Atlanta comptera deux nouveaux stades en 2017, alors qu'on est à construire de nouveaux domiciles pour les Braves et les Falcons. C'est également dans deux ans que les Red Wings de Detroit vont quitter le Joe Louis Arena pour un nouvel emplacement, tout près du Comerica Park et du Ford Field.

En 2018, ce sera normalement au tour des Bucks de Milwaukee et aussi, projet plus modeste, des Wildcats de Moncton, dans la LHJMQ. On planifie aussi de nouveaux logis pour les Rams de Los Angeles et les Warriors de Golden State, à compter de 2019. 

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