Eakins voit son congédiement comme un «cadeau»

Dallas Eakins est maintenant entraîneur-chef des Gulls de... (Archives AP, Lenny Ignelzi)

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Dallas Eakins est maintenant entraîneur-chef des Gulls de San Diego dans la Ligue américaine.

Archives AP, Lenny Ignelzi

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Jonas Siegel
La Presse Canadienne
Edmonton

Il y a 15 mois, les Oilers d'Edmonton mettaient leur entraîneur-chef Dallas Eakins à la porte. Si la plupart des gens gravitant dans son entourage voient son congédiement comme une terrible épreuve, lui le considère comme un cadeau.

«Beaucoup de gens sont venus me voir et m'ont dit : "Ouch, ç'a dû être difficile, ça doit avoir été terrible", a confié Eakins en entrevue alors qu'il se trouvait en Californie. «Maintenant que ça fait un petit bout de temps que je suis parti, j'ai pu prendre du recul et me dire : "Wow, ç'a été un véritable cadeau."

«Et c'est une expérience de laquelle tu peux tirer de nombreuses leçons. Tu apprends qui est de ton côté, qui est contre toi, et ça te permet de grandir énormément comme entraîneur. Ce fut également très bénéfique pour ma famille, d'être confrontée à tant d'adversité, parce que jusque-là tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes.

«Je sais que beaucoup de gens ont critiqué mon passage derrière le banc là-bas et ça me va», a poursuivi l'homme de 49 ans. «Et lorsque j'entends l'opinion des gens, je trouve que c'est fascinant à quel point elle diverge d'une personne à une autre. Je sais ce qui se passait dans ce vestiaire-là et personne d'autre n'est au courant.»

Aujourd'hui entraîneur-chef des Gulls de San Diego dans la Ligue américaine, Eakins a retrouvé sa passion d'être derrière le banc d'une équipe de hockey. «Je ne suis pas certain que j'aurais pu écrire un scénario qui soit aussi positif que ce que je vis en ce moment.»

Désagréable pour la famille

À l'époque, il a évidemment très mal pris son congédiement des Oilers, qui l'ont limogé après qu'ils eurent compilé un dossier de 7-19-4 au début de sa deuxième saison à la barre de l'équipe. Il n'avait jamais vécu cette expérience.

«Tu es triste pour les entraîneurs qui partent. Tu es triste pour tes voisins, des travailleurs du secteur pétrolier d'Edmonton, qui perdent leur emploi, tu es triste quand ce genre de chose se produit», a expliqué Eakins. «À l'époque, j'étais comme ça, et je dois admettre que de vivre cette expérience est plutôt désagréable. Ce n'est pas agréable à vivre. Et c'est particulièrement désagréable pour ta famille.»

Ce n'est que deux mois après son congédiement qu'il a finalement réalisé que non seulement il était en paix avec cette décision, mais qu'elle s'était avérée un véritable «cadeau».

«Une fois que tu l'as vécu, tu te dis que tu as survécu à tout ça. Plusieurs personnes dans mon entourage ne voient pas ça de la même manière. Mais c'est mon cas. Je me dis que c'est un très beau cadeau d'avoir surmonté tant d'adversité.»

Eakins et sa famille habitent maintenant à San Diego, qui est rapidement devenue accro au hockey. Les Gulls ont déménagé de Norfolk à temps pour le début de la saison et ils occupent déjà le deuxième rang au chapitre des foules dans l'AHL, avec une moyenne d'environ 8500 spectateurs par match à domicile.

Eakins espère maintenant obtenir une deuxième chance dans la LNH. «Si une équipe vient frapper à ma porte, qu'elle vienne demain ou dans cinq ans, ça ne me dérange pas. Je sais que si je viens ici et que je donne mon meilleur à chaque jour, si je donne tout ce que j'ai aux joueurs, alors éventuellement j'obtiendrai une autre occasion. Mais je n'y songe pas vraiment pour être honnête avec vous.»

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